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L'Enfer de l'organisation avilissante

En me demandant ce que j’allais faire de ma journée, je me suis rendue compte qu’il était facile de tomber dans l’enfer l’organisation avilissante. Qu’est-ce que c’est ? Venez, je vous raconte tout.

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Image par Amanda Randolph de Pixabay

 

Bonjour mes aventuriers !

Je ne sais pas si je ferais ça tous les jours, mais je trouve ça sympathique de vous partager mes interrogations philosophiques journalières. J’ai un peu l’impression que l’on avance ensemble et j’aime ça.

Dès mon réveil, je me suis demandé ce que j’allais faire aujourd’hui et j’ai eu cette réflexion que je ne pourrais pas reproduire la journée d’hier à l’exactitude. D’ailleurs, je n’en avais même pas envie. Je me suis ensuite dit que je devrais prévoir mes journées à l’avance, que ça serait peut-être mieux niveau organisation.

Et là, quelque chose m’a sauté aux yeux. Je me suis rendu compte que j’allais retomber dans mes travers, car avant c’est toujours ce que j’avais essayé de faire.

Je sais ce que c’est que de prévoir des journées, des semaines voire, des mois à l’avance ou de tenter de reproduire la journée de la veille. La conclusion que j’en tire aujourd’hui est que c’est inutile.

Il m’est arrivé de très nombreuses fois de « prévoir » ce que j’allais faire. Au début, j’avais toujours un bel agenda, tout propre, tout mignon que je m’appliquais à ternir et dans lequel je notais toutes mes activités, mes objectifs et patati et patata. Oui, mais le problème était qu’au moment où un imprévu arrivait, j’en venais à décaler telle ou telle activité pour agir face à ce qu’il se passait sur l’instant.

Une fois ce n’est rien. Deux fois, ça passe encore. Trois fois, ChoupieS commence à voir son bel agenda s’enrichir de jolies ratures faites à la règle (je rappelle que l’agenda, c’est le sacro-saint de l’organisation et qu’il doit rester propre à tout prix - il n’y a pas du tout d’ironie dans ces propos, voyons. Eh oui, je parle de moi à la troisième personne). À la quatrième activité décalée, ChoupieS commence à oublier la règle pour les ratures et prend n’importe quelle couleur de stylo pour les faire. À la cinquième, Choupies désespère, car le bel agenda est devenu tout pourri. Mais bon une page, ce n’est rien. Après tout il y a 365 jours dans une année et en 2020 on en a même une de plus.

Sauf que quand cela survient le jour suivant et le jour suivant et le jour suivant : ADIEU BEL AGENDA !

Mais ce n’était pas le pire dans tout ça. Le pire était que je ne cessais, jour après jour de me fustiger de ne pas arriver à tenir les plannings prévus et par extension les objectifs fixés.

J’ai longtemps pensé que tout était de ma faute et que j’étais incapable de m’organiser correctement.

Aujourd’hui, avec du recul et en analysant les choses, j’ai pris conscience que oui, c’était bien ma faute, mais pas parce que je n’arrivais pas à m’organiser ou à tenir un planning, mais uniquement parce que je voulais tout prévoir sans tenir compte d’une règle essentielle.

Cette règle c’est tout simplement que vouloir prévoir une journée sans tenir compte de l’énergie de celle-ci est inutile et tout ce qu’il y a de contre-productif. J’étais tellement focalisé sur les objectifs à tenir, sur les plannings que je faisais pensant œuvrer pour mon bien, que j’en avais oublié de tenir compte de l’instant présent et de ce que je voulais vivre dans ma journée.

Le rythme que je voulais m’imposer n’était pas le mien, mais celui de l’apprentissage acquis dès l’enfance, de méthodes, d’avis divers et variés, du rythme des autres que l’on voulait me faire avaler sous prétexte que la majorité fait comme ça. Du coup, j’étais tombée les deux pieds joints dans cet Enfer de l’organisation avilissante. Et le plus beau ou le plus terrible - tout dépend de là où l’on se place - est que j’étais mon propre bourreau : j’abaissais toute seule, comme une grande, ma confiance en moi, en entrant dans ce processus d’autosabotage.

Or, plus je m’autodénigrais et moins j’étais capable de m’organiser et encore moins de tenir un planning, que je gonflais toujours plus pensant que je pourrais prévoir l’imprévisible. Je vivais le cercle vicieux du serpent qui se mord la queue.

Résultat des courses, je procrastinais à n’en plus finir, je n’avais aucun goût pour ce que je faisais malgré le fait d’avoir choisi me voie.

En voulant me conformer à une idée du bonheur que l’on nous vend et que moi-même j’avais alimenté par mes peurs et mes doutes, j’ai perdu de vue que le vrai but était de vivre tout simplement.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi tout prévoir dans les moindres détails est loin d’être aussi rassurant que je pouvais le penser. Donc aujourd’hui, je ne m’embarrasse plus d’un méga planning fait à l’avance.

Est-ce que j’ai un agenda ?

Oui, j’ai un agenda, plutôt mignon en plus, mais j’ai changé ma façon de l’aborder. D’une part, j’ai dit « Adieu » aux agendas préfabriqués qui ont des tonnes de pages dont on ne sert jamais, pour adopter le Bullet Journal (Bujo) et que j’adapte au gré de mes envies et besoins personnels.

De ce fait, sans entrer dans le détail, je note les tâches dont je veux être certaine de me souvenir ou dans la semaine, ou dans le mois (par exemple des déclarations à remplir ou des rendez-vous à prendre). En ce qui concerne les tâches journalières, je fais mon planning le jour même très tôt dans la matinée en me basant sur trois éléments :

- Le ressenti que j’ai des énergies de la journée

- Mon intuition

- Ce que j’ai envie de vivre et d’accomplir dans cette journée

Après, j’ai mis en place des petits défis à faire, mais je les prends de manière ludique et non contraignante. Je ne veux plus être esclave du temps, mais l’utiliser comme un allié pour arriver à mes fins.

J’aime beaucoup ce concept du Bujo, qui laisse une grande liberté à l’organisation et qui la rend vraiment efficace. Si j’ai besoin d’accorder deux pages à une journée et non une seule, je peux le faire et c’est un des exemples parmi tant d’autres, évidemment.

En plus, j’ai choisi d’adopter le Bujo sous sa forme la plus créative qui soit, sachant qu’à la base c’est un outil vraiment épuré de fioritures, qui va à l’essentiel. Mais j’ai trouvé plus agréable de l’utiliser comme outil créatif, car cela m’aide à canaliser ma créativité.

Si le Bullet Journal vous intéresse, vous pouvez trouver de nombreux blogs et chaines YouTube qui traitent du sujet. Et vous pouvez m’en parler également.

Et vous ? Comment voyez-vous votre organisation ? Vous sentez-vous esclave de celle-ci ? Est-ce que vous êtes comme j’ai pu l’être, mal à l’aise à l’idée de faire un planning ? Est-ce que vous vous fustigez constamment de ne pas tenir une de vos tâches ? Ou alors est-ce que vous êtes totalement décomplexé face à cette idée ?

Dites-m’en plus, ça m’intéresse.

Je vous laisse à ces questions.

Portez-vous bien et à très vite.

 

Bonus

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Le Bullet Journal, communément appelé Bujo, est un outil d’organisation récent créé par le designer new-yorkais Ryder Carrol. Le but essentiel du Bujo est de permettre une organisation efficace qui s’adapte aux besoins de celui qui l’utilise. C’est pourquoi il s’effectue sur un simple carnet de notes dans lequel un index est inséré pour retrouver les entrées rapidement. Une série de symboles permet de savoir si une tâche ou un événement est validé, annulé ou encore reporté, ce qui permet de réduire le texte dans le Bujo. Les carnets à intérieur pointillé (Dot journal) sont de plus en plus prisés pour le Bujo, car ils offrent une lisibilité plus claire tout en offrant des repères pour le traçage de cadre et tableaux.

À bientôt !

 

 

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Image par annca de Pixabay


 

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