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Je ne me reconnais pas ?

J’ai enfin compris que la reconnaissance que je cherchais était la mienne et non celle des autres.

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Image par John Hain de Pixabay

Bonjour,

Je pense qu’il est bon que je fasse un mea culpa.

À toutes les personnes qui me lisent et notamment à celles qui interagissent à ces articles de quelques manières que ce soit (like, commentaire, partage,...), je vous demande pardon. Pourquoi je vous présente des excuses ? Car je n’ai certainement pas apprécié à leur juste valeur vos marques d’intérêt vis-à-vis de ce que je vous partage. Je n’en ai pris conscience qu’aujourd’hui et je vais expliquer le cheminement de la pensée qui m’a conduite à vous présenter ces excuses.

Depuis le début de l’année 2020, je fais une petite méditation entre 10 et 20 minutes dès que je me réveille. Elle m’offre toujours un sujet de réflexion que je prends le temps d’explorer avant toute chose. Cela me permet de donner le ton de ma journée.

Aujourd’hui, je me suis laissée happée par mes pensées. Ce qui m’a agacé, c’est le fait de  réussir  à partir dans ces rêveries et d’y faire parler très facilement mes personnages et moi-même, d’y distinguer parfaitement les lieux, objets, etc. Le problème est que quand il s’agit de manifester les choses dans la réalité, là c’est fini, blackout total.

Je me suis alors demandé « pourquoi ? ».


[Avant d’aller plus loin je me permets un petit aparté pour qu’on soit sur la même longueur d’onde niveau terminologie. Je vous transmets ma vision des choses qui n’est pas celle de tout le monde, j’en suis bien consciente.

Nous possédons tous un côté Masculin sacré. Pour moi, c’est la partie qui est  associée au domaine de ce que nous matérialisons dans notre monde, c’est le concret, le pragmatique, le logique. C’est en quelque sorte le cerveau gauche, la partie qui résonne, le mental et que j’appellerai la partie Yang.

Nous avons aussi un côté Féminin sacré qui se charge de l’émotionnel, de tout ce que nous intériorisons, ce qui est du domaine de l’intuition, de l’imagination, de la création. C’est le cerveau droit duquel émane l’intention qui vient du cœur et que j’appellerai la partie Yin.]


Il n’y a pas longtemps, j’ai pris conscience de l’ampleur de la division de ces deux parties en moi et depuis je m’applique à déconstruire le mur qui les sépare.

J’avais toujours tendance à incriminer ce Yang en moi, de jouer les bourreaux face à cette partie Yin. Mais je me suis rendu compte que le Yin pouvait également jouer les bourreaux à sa manière et c’était ce qu’il se passait avec ces rêveries.

À plusieurs reprises, la Vie a tenté de me faire comprendre que ma part Yin refusait de partager ses rêveries, ses introspections, ses intentions avec ma part Yang, comme si elle lui disait : « Puisque tu ne t’intéresses pas à ce que je peux manifester de manière intérieure, je ne vois pas pourquoi je perdrais mon temps à te partager ce que je fais. » Un vrai petit couple intérieur qui ne cesse de se chamailler.

Ainsi, j’ai pris une bonne claque, car j’avais très souvent eu cette réplique en disant « Puisque ce que je dis ne semble pas intéresser, être entendu par les autres, et bien je vais garder mes réflexions pour moi, en profiter toute seule et tant pis ils ne le méritent pas. ».

Le fait de ne pas me sentir écouté, reconnu par les autres était en fait des mises en situation destinées à me faire comprendre le mal-être que je vivais intérieurement. À chaque fois que je me suis retrouvé face à ce que je pensais être du rejet manifesté par l’ignorance, je revivais cette blessure.

La reconnaissance que je voulais trouver à l’extérieur, dans le regard des autres, était le reflet de la reconnaissance de moi vis-à-vis de moi-même que je recherchais, en réalité.

Et l’Égo dans tout ça ?

L’Égo était dans son rôle. C’est-à-dire que dans ces situations il donnait une interprétation qui allait dans le sens du schéma établi de division du Yin et Yang. Cela donnait ça : « Le Yin doit se sentir invisible, insignifiant, non considéré par le Yang. Je dois donc aller dans ce sens et déformer la réalité quitte à rendre invisible la moindre marque d’attention. » Dans cetteréalité déformée, mon Yin s’est encore plus retranché au point de ne plus participer à la moindre matérialisation. J’étais alors complètement bancale puisque je ne pouvais pas compter sur les intentions venant du plus profond de mon cœur.

J’ai été mon propre bourreau, ni plus ni moins.

J’ai compris que la reconnaissance de ce que je fais est de MA responsabilité et de celle de personne d’autre.

En revanche, ne croyez pas que les personnes qui partagent du contenu savent que vous appréciez ou non ce qu’ils font si vous restez muet ou inactif. C’est ce que j’ai compris aussi. Avant, j’imaginais que ma satisfaction pouvait se transmettre aux personnes sans que je leur en fasse part. Comment ? Peut-être par un super pouvoir de transmission de pensées que visiblement je ne possède pas. Bien sûr que non ! Ces personnes ne pouvaient se douter de rien du tout.

Si je le savais j’ai vraiment pris conscience que si je veux que quelqu’un sache ce que j’aime ou non, peu importe le domaine, c’est également de ma responsabilité de le lui faire savoir. De même que je ne suis pas voyante et ne peux pas deviner si vous aimez ou non mes articles, si vous ne me le faites pas savoir. Et là, ce n’est pas de ma responsabilité.

C’est pour cela que je présente mes excuses aux personnes qui ont interagi sur mes articles. Je me rends compte que je n’étais pas pleinement satisfaite, car je voyais toujours très peu d’interactions, alors que j’en aurais voulu beaucoup plus. Je recherchais une reconnaissance que personne à part moi-même ne pouvait me donner. Je vous remercie donc de l’intérêt que vous portez à ce que je produis chaque jour ce qui me touche beaucoup.

Maintenant, que ce schéma interne est mis au grand jour, je pourrai m’employer à le déconstruire.

Présenter mes excuses est un début.

L’avantage que je retire de tout cela est que je vais être en mesure de me détacher des statistiques en les prenant avec plus de sérénité, car je sais aujourd’hui que ce n’est pas le nombre qui compte, mais plutôt que je mette un maximum de cœur et d’âme dans chaque chose que je matérialise peu importe combien de personnes cela touchera.

Et si personne ne me lit ?

Ce n’est pas grave, car je continuerai avec le plus de sincérité et d’authenticité que possible, tant que je sentirai que c’est la voie du cœur.

Portez-vous bien et à très vite.

 

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Image par FelixMittermeier de Pixabay


 

Philosophie de vie Regard sur soi

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