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Plaire ou ne pas plaire ?

Il fut un temps où j’ai oublier ce que j’avais envie de faire au profit de l’envie de plaire aux autres. Vous savez quoi ? Ça a été une belle erreur.

Bookkyuden edition lecons de vie 02 plaire ou ne pas plaire

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Coucou tout le monde !

Hier, j’ai visionné une vidéo de Lucie Robin, sur sa chaîne Youtube, Journal d’une apprentie sage. C’est une personne que je ne connais pas personnellement, mais dont j’apprécie beaucoup les messages, car ils me parlent.

Dans sa dernière vidéo intitulée « Méditation sur la culpabilité de ne pas plaire aux autres », elle a une réflexion sur l'idée de faire les choses pour plaire aux autres, pour être vu et écouté, mais en s’oubliant au passage.

C’est un sujet sur lequel j’ai déjà pas mal réfléchi et qui m’a conduite à certaines réflexions - je vous en ai déjà partagé quelques-unes. Là, j’avais envie de revenir sur ce à quoi cette vidéo m’a refait penser et qui concerne le site sur lequel nous nous retrouvons en ce moment même, www.bookkyuden.com.

Quand j’ai ouvert ce site, il n’avait pas du tout l’aspect qu’il a aujourd’hui. Voici d’ailleurs l’ancienne bannière, pour celles et ceux qui ne l’ont pas connu.

Bookkyuden le palais des mots

À cette période, mon but était de partager mes lectures. Il ne s’agissait pas du simple avis de quelques lignes seulement, j’allais beaucoup plus loin. Pour moi, dire qu’on aime ou non telle ou telle chose c’est bien, mais je trouve plus intéressant et constructif d’en donner le pourquoi et c’est ce que je faisais, dans des critiques très détaillées.

Il n’y avait pas que des critiques de livres, il y avait une section où j’aimais faire découvrir différents sujets (culturels, scientifiques, philosophiques, etc.) en les vulgarisant avec humour. Dans une autre section, je partageais des histoires de vie ; c’est ce qui ressemblait le plus à ce que je peux faire à présent.

Quand j’ai débuté, j’étais très enthousiaste, j’avais plein d’idées. J’avais envie de partager toutes ces choses, ça me faisait plaisir. J’ai passé de très bons moments à produire ce contenu…au début.

Malheureusement, ça n’a pas duré. Avec l’appel des réseaux sociaux et par manque de confiance en moi, je me suis rapidement attachée à vouloir être reconnue pour ce que je faisais. Et sans même que je m’en rende compte, j’ai fini par ne plus me demander ce que je voulais produire, mais plutôt ce qui pourrait plaire.

Vous allez me dire qu’il n’y a rien de mal à se demander ce qui peut plaire aux autres. Sur le principe dit comme ça, je suis d’accord. Mais le problème survient quand, d’une part on pense que l’on est dans la tête des gens et d’autre part que l’on oublie de se faire plaisir. C’est un peu comme quand on fait un cadeau à quelqu’un. Certes, on va se demander non pas ce que l’on aimerait que l’on nous offre, mais ce qui ferait plaisir à cette personne. Mais est-ce qu’il est pour autant judicieux d’exploser son budget, au risque de se retrouver dans le trou pendant des mois ?

Là, si on retourne un peu le truc, c’est la même chose.

À vouloir produire du contenu en fonction de ce que je pensais que les gens voulaient avoir, j’en ai oublié ce que je voulais moi. Et le pire, c’est que je me suis aliénée toute seule. Je passais des heures à produire du contenu, à m’angoisser en me demandant ce que j’allais faire la prochaine fois, à m’astreindre un planning de fou.

Résultat : j’ai fini par être dégoutée de rédiger ces chroniques et articles, mais aussi de lire. Moi qui avais retrouvé le goût de la lecture après des années de traversée du désert de ce côté-là, j’avais réussi à m’en dégoûter de nouveau.

Pourquoi ? Parce que je me forçais à lire à des moments où j’étais fatigué ou simplement parce que j’aurais bien fait autre chose. Eh oui ! Il fallait le produire ce contenu, donc je me disais que je n’avais pas le choix.

SI ! Le choix je l’avais. Or, j’ai choisi de taire mes envies pour tenir un rythme, pour être aimé des autres.

À présent, je vois enfin le bout de tout ça, notamment grâce à tout ce que j’ai vécu l’année dernière. En 2019, la Vie m’a poussé à apprendre à vivre au jour le jour, ce que je ne savais pas faire. Les leçons qu’elle m’a données ont été rudes et éprouvantes, mais je suis reconnaissante, car aujourd’hui je me sens libre. Je ne produis plus mon contenu en pensant à ce que les autres pourraient hypothétiquement en penser ou vouloir, mais parce que j’ai vraiment envie de le faire, parce que ça me parle. Je ne me mets plus de pression si je ne publie rien. Si je n’ai pas envie de publier alors je ne le fais pas et je n’ai pas à me justifier. C’est comme ça.

Je me suis rendu compte qu’on avait trop tendance à faire les choses en pensant plaire, ou comme il serait bon de le faire, ou parce que c’est comme ça qu’il le faudrait et pas autrement, ou par peur du sacro-saint jugement de l’autre.

Vous savez ce que j’ai envie de dire à tout ça ?

MERDE !

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement, je fais le choix de dire STOP ! de faire comme ça me plaît, et tant pis si ça ne plaît pas. De toute façon, on ne peut pas plaire à tout le monde. Il y aura toujours des gens pour critiquer. Je pourrais trouver l’illumination, ascensionner et devenir un ange, il y aurait encore des gens pour dire « Ah ! Mais fais gaffe ! T’as lumière est un peu trop lumineuse, tu peux pas la baisser un peu ».

[ Bon ! Loin de moi l’idée de devenir un ange, franchement ils ont beaucoup trop de boulot, les pauvres. Parce que nous les humains on est pas facile quand même, on est buté et bien ancré dans nos schémas. ]

Du coup, je vais être cohérente avec moi-même et faire un peu de ménage sur le site de BOOKKYUDEN Éditions. Oui, du ménage, car ce que vous ne voyez pas c’est que toutes les critiques et les articles de l’ancienne version sont toujours en ligne. Vous ne pouvez pas y accéder directement via le site, car j’ai retiré les liens. Or, il existe des liens externes au site, et c’est pourquoi je les avais laissés en ligne pour éviter de créer des liens morts. Les moteurs de recherche comme Google n’aiment pas ça et c’est très mauvais pour le référencement naturel d’un site internet. Donc, je l’ai avais laissé en back-off.

Cependant, je me rends compte que c’était une manière inconsciente de conserver un lien avec tout ce que j’avais fait. Mon Mental me disait : « Mais tu te rends compte ! Toutes ces heures de travail qui vont partir en fumée. Et tout ce beau référencement qui a mis des années à se construire va lui aussi partir en fumée».

Et bien ! Je peux enfin me dire : « Je m’en fous ! ». Tant pis si ce n’est pas stratégique. Tant pis si ça enlève des entrées vers le site. Tant pis, parce que conserver tout ça ne correspond plus à ma logique, qui est la suivante :

On ne peut pas construire un nouveau monde sur les gravats de l’ancien, il faut d’abord les déblayer et utiliser l’héritage que l’on a reçu.

En supprimant ce contenu, il n’est pas question de l’oublier, de nier ce qui a beaucoup compté à un moment de ma vie. Tout ce que j’ai fait m’a appris beaucoup de choses. Mais aujourd’hui, je dois m’attacher, non pas à tenter de maintenir ce contenu dans une sorte de stase, mais d’en récupérer l’héritage qui me servira pour construire quelque chose de tout neuf, et ainsi continuer ma route.

Portez-vous bien et à très vite.

 

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Image par Gerd Altmann de Pixabay


 

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