La vie est un slogan

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  • Auteure : Elyssea di Marco
  • Pays :  France
  • Sortie : 28/09/2013
  • Adaptation : Non
  • Public : Adulte

4e de Couverture

Élisa est une trentenaire pétillante, pleine de générosité, de spontanéité. Elle a une vie active bien remplie, une petite famille qui la met sur les genoux ; quand ce n’est pas son mari, et un don pour transformer la banalité du quotidien en aventures extravagantes et désopilantes. Mais alors qu'elle croyait son bonheur acquis, tout s'écroule autour d'elle. Comment les événements ont-ils pu en arriver là ? 

Élisa va devoir protéger sa famille des menaces qui l'entourent. Entre une maîtresse farouchement déterminée, des investissements professionnels risqués et un secret de famille dévoilé, toute la petite famille sera entraînée dans une aventure pleine de rebondissements. 

Un nouveau style mordant, frais et dynamique. Elyssea di Marco observe et décortique en profondeur ses personnages. Une version réactualisée de la trentenaire dans une comédie aux répliques cinglantes avec le piquant de l'humour à l'anglaise. 

La Critique de ChoupieS

Une comédie qui, malgré quelques points, m’a fait agréablement pleurer de rire.

 

Résumé :

Il suffit de peu de choses pour qu’une vie bascule. Élisa pensait avoir Image 1 forest gump 313x500une très belle vie, mais elle finit par se rendre compte que celle-ci est loin d’être parfaite.

Elle qui devrait s’épanouir dans son travail doit supporter la malignité de sa responsable, qui use de toute l’ingéniosité possible pour la déstabiliser. Ses trois enfants ont inventé une nouvelle discipline olympique nommée « Qui usera le plus maman »,  quant à son mari. Eh bien, son mari, en bon publicitaire a trouvé une accroche parfaite pour résumé tout cela « Chérie quand le navire coule, il ne doit pas le faire à moitié ». Un grand sage a dit un jour « La vie c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber », et ça, Élisa l’expérimentera jusqu’au bout, car un bon slogan doit être à toute épreuve.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un style aussi riche en vocabulaire, et je l’ai bien apprécié.

Au début, je l’ai tout de même trouvé très déstabilisant. Il n’est pas évident à appréhender, car ce type de plume ne prend pas forcément pour objectif principal la fluidité du texte. Elle peut être présente, mais l’on sent bien que ce n’est pas ici que l’intérêt se porte le plus. Celui-ci se situe davantage dans l’enrichissement linguistique.

J’ai pris plaisir à voir les règles de grammaire et de style respectées. Pour exemple, le titre d’une œuvre qui est soulignée.

 

  • L'intrigue : 

Il y a deux points qui m’ont véritablement dérangé dans cette intrigue. Le premier réside dans le système de narration choisie. Au début, et pendant les deux tiers du livre, on est sur une narration à la première personne. Narration, je le redis, qui est loin d’être évidente. Cette histoire est portée par le personnage principal, Élisa. Jusque là, tout va bien.

Ce que j’ai trouvé déstabilisant est que, passé ces deux tiers, on se retrouve dans un imbroglio narratif qui empêche de déterminer qui nous raconte l’histoire. Est-ce que l’on est toujours sur un récit raconté par Élisa, dans ce cas, elle prendrait le rôle d’un narrateur omniscient. – Vous savez le narrateur omniscient, c’est ce vilain petit être qui connaît tout sur tout. J’ai toujours été jalouse de lui, car il m’énerve à tout savoir. Il se la pète avec sa science infuse – Bref ! J’en étais où ? Ah oui, la narration. On se demande aussi si c’est l’auteure qui a pris en charge la narration et donc se montre omnisciente, ou encore, est-ce que c’est un autre personnage qui prend les rênes ? Image 2 chaine cassee

Ce changement brutal de style narratif casse le rythme préalablement imposé. Cela crée un "schisme" qui va déteindre sur la construction même de l’intrigue.

Cette dernière est le deuxième point qui m’a dérangé. On est bien parti dans l’histoire de cette femme qui déraille au fur et à mesure que sa vie s’étiole. On se sent bien aux côtés d’Élisa.

Mais, et ce « mais » découle de ce que j’ai dit plus haut. La perte d’identité narrative engendre une désarticulation du récit. Je m’explique de suite, et pour m’y aider, on va comparer cette histoire au corps humain. Dans le corps humain, au niveau des articulations, il y a du cartilage. Ce cartilage évite le frottement des morceaux osseux entre eux. Plus le corps humain fait des efforts, et plus le cartilage est sollicité. Dans certains cas celui-ci va même fondre et parfois totalement disparaître. Du coup, il n’y a  plus rien pour empêcher ce frottement. Conséquence, cela engendre de très vives douleurs.Image 3 articulation genou

C’est pareil pour un récit. Les différentes pièces qui forment une histoire constituent les articulations et la narration en serait le cartilage. Or, dans le cas de La vie est un slogan, au moment où les éléments de l’intrigue se sont densifiés et accélérés, le cartilage, donc la narration, s’est décousu. Le changement narratif est l’équivalent de la disparition du cartilage.

Du coup, des événements considérés comme majeurs, pendant toute la majorité du livre, se concluent comme s’ils avaient été secondaires, ou bien des enchaînements sont difficiles à raccorder les uns aux autres.

Maintenant, vous devez vous dire « Ouais, ben conclusion t’as pas du tout aimé ce livre. »

Eh bien non, ce n’est pas du tout ça. J’ai beaucoup aimé l’histoire de La vie est un slogan, même si je n’adhère pas aux choix narratifs, trop « cassent gueule », qui ont été pris.Image 4 pleurer de rire

Vous avez vu mon résumé, l’histoire n’a rien d’exceptionnelle en soit, mais il y a tellement d’humour, de bons mots, de situations cocasses que j’en ai parfois pleuré de rire. Malgré ce qui m’a gêné, l’intrigue possède de bonnes bases qui la rendent cohérente et crédible. Et c’est ce qui la sauve d’ailleurs. Je clôture cette partie de l’intrigue qui est déjà bien longue, et je vous en dirai plus sur ce point, car il a davantage sa place dans la catégorie « personnage ». À tout de suite.

 

  • L'univers :

On baigne dans une ambiance familière. On peut parfaitement s’assimiler aux personnages, et à ce qImage 5 revenge 313x500ui leur arrive, parce que cela peut arriver à tout le monde. Ce sont des situations crédibles.

Les thèmes abordés sont nombreux et variés. On parle de l’infidélité, de problèmes de couples, de l’éducation des enfants, de l’amitié également, avec Élisa qui est soutenue dans les épreuves par ces amies. On voit aussi le thème de la vengeance qui est traité sous différentes formes, la vengeance émotionnelle, celle qui est matérielle, ou encore financière. Le burn-out est également traité. Que des sujets que l’on a l’habitude de côtoyer chaque jour.

L’univers est donc plaisant et l’on peut facilement s’y immerger.

 

  • Les Personnages :

On se retrouve sur cette dernière partie, où je vais poursuivre là où je m’étais arrêté dans l’intrigue.

Les personnages, et surtout Élisa, sont facilement identifiables. Ils sont à la fois simples et complexes. Ils nous disent que la première impression n’est pas toujours la bonne, et que l’on ne connaît jamais vraiment la vie des gens.

Élisa nous fait énormément rire. Les allusions, les piques, l’ironie, etc. sont une bouffée d’air frais. Elle est amusante, pétillante à souhait, mais elle sait aussi se montrer réfléchie. En plus, elle adore Hercule Poirot Image 6 hercule poirotdonc je ne pouvais que l’apprécier.

Du coup, j’ai trouvé dommage qu’on perde un peu ce lien tissé auparavant avec elle. Sur le dernier tiers, je l’ai trouvé moins présente narrativement parlant, et on a un petit sentiment d’abandon. J’avais vraiment envie de dire « Élisa ! Reviens nous faire rire. Tu le fais si bien ! »

Mais sinon, j’ai bien apprécié sa personnalité, son esprit qui se fait ses scénarios a fait écho en moi, oups, hihi !

 

En Bref : 

En bref, La vie est un slogan est un ouvrage d’une grande richesse linguistique, retranscrit par la plume originale, quoiqu’un peu complexe d’Elyssea di Marco.

La grosse prise de risque, alternant divers point narratif, ne m’a pas émerveillé et a engendré, selon moi, une altération de l’articulation de l’intrigue qui heureusement, grâce à sa cohérence et aux bases solides qu’elle possède ne s’est pas totalement effilochée.

L’univers nous permet une bonne immersion, car l’on ne peut que facilement s’identifier aux Image 7 eau petillantepersonnages. Élisa surtout, par son humour et son dynamisme, offre de magnifiques moments d’humours pétillants que l’on dégusterait sans fin.

À ceux qui souhaiteraient se prendre une bonne tranche de rire, je leur recommande cet ouvrage, en les avertissant tout de même qu’il faut un léger temps d’adaptation pour se faire à la plume, qui peut compter sur l’univers choisi et les personnages pour l’immerger.

 

Points Faibles Points Forts
  • Alternance de la narration
  • Perte du narrateur
  • Manque de lien entre l’articulation de l’intrigue
  • Humour omniprésent
  • Immersion via l’univers et les personnages
  • Richesse linguistique

 

 

 

Notation : 

Style Écriture : 7/10

Intrigue : 6/10

Originalité : 5/10

Univers : 7.5/10

Personnages : 8/10

Moyenne Globale : 6.7/10

Sources Illustrations :

Image 1 : http://toutlecine.challenges.fr/film/0001/00013641-photos-forrest-gump.html

Image 2 : http://magnetisme-et-bien-etre.com/technique-8-effacer-douleurs-passees/

Image 3 : http://www.douleurgenou.fr/genoux/articulation-du-genou.php

Image 4 : http://uneroutesinueuse.canalblog.com/archives/2015/04/22/31928425.html

Image 5 : http://revengeabc.wikia.com/wiki/File:Revenge.jpg

Image 6 : http://www.programme.tv/c1041275-hercule-poirot/le-noel-d-hercule-poirot-30623/

Image 7 : http://beautecoreenne.over-blog.com/article-chuuuttt-c-est-un-secret-4-121103299.html

 

Extraits

Extrait 1 : Chap.6, p.140

Si je devais retranscrire la réponse de Olivia, je crois que j’aurais besoin d’un appeau qui puisse imiter le cri de roucoulade de la tourterelle en rut ou du dindon qui agonise…au choix. Une authentique parade nuptiale se déroulait sous mes yeux. Plus l’Apollon parlait, plus je remarquais qu’il contractait ses muscles de façon de plus en plus soutenue : soit il avait oublié de débrancher son Sport Elec soit il ne peinait pas trop avec ses haltères.

J’avoue être restée baba devant tant de contractions à la minute, je ne pensais pas que le corps humain était si plein de ressources, comme quoi le sport a du bon ! La joie ‘avoir des glaces en salle de sport : on voit tout et tout le monde peut. Cela dit , la plaquette de chocolat pour les abdos est tout aussi appétissante que celle qui trône chez le chocolatier du coin.


Extrait 2 : Chap.11, p.235

Cahcée derrière mon rideau de la fenêtre entrouverte, j’attendais avec impatiente la suite de la conversation quand je vis Lorenzo allonger le pas.

« Euh, bonsoir messieurs, y’a plus qu’à quoi ? demande-t-il courtoisement, très intrigué.

— n à prendre les m’sures qui s’imposent m’sieur ! Pour la pente ! »

Didier tend la main pour être aidé à se relever quand Lorenzo vit l’objet de toutes les convoitises dans sa main : notre niveau !

« Mais qu’étiez-vous en train de faire ?

Ben, mesurer 4, couper 1 quoi ! Faut bien mesurer pour décaisser votre allée correctement !

— Oui, oui, c’est que je n’avais encore jamais vu cette méthode, c’est très spécial » rebondit Lorenzo avec un petit sourire. Ah, il allait savoir ce que c’était que chapeauter le chantier.

« Alors m’sieur, content du boulo hein, elle est belle vot’ allée. Ça fait toujours bizarre au début quand on passe au grand luxe. Les clients sont souvent su’ l’cul face à mon boulot, débourra le Didier.

— (silence radio)

— Il y a un problème avec Didier monsieur ? Votre femme lui a déjà fait changer l’inclinaison de la terrasse si c’est ce qui vous inquiète.

— Oui, j’ai vu que c’était opérationnel, mais dites-moi, parce que là, j’avoue que vous avez fait très fort. En arrivant, j’ai laissé ma voiture sur la route, mais vous n’allez pas me laisser ma descente de garage comme ça ?

— Pourquoi, nous vous l’avons décaissée comme convenu et nous avons même utilisé votre niveau.

— Ouais, même que le chef y m’a dit, dans l’alignement de mon bras, alors c’est vous dire si on a pris tous les repères »

Et là, comme pour donner du poids à leur démonstration, les deux gus se mettent en position, c’est-à-dire qu’ils s’allongent tous deux à même le sol, de façon perpendiculaire à l’allée et très doctement ils s’attrapent le bout des doigts pour maintenir en l’air le niveau et énoncent le principe que : bras + tronc ça fait 3,50m, CQFD

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Max Landalls
  • Date de Publication : 28/09/2013 
  • Format : 170 x 110 mm
  • Nombres de pages : 320
  • ISBN : 9782954591803
  • Prix : 12.50€
 
 

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