Les Vaisseaux du dernier espoir

Bkk couv artor et naticia tome 1

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Série : Artor et Naticia (T.1)

  • Auteur : Arthur Arche
  • Sortie : 28/09/2015
 

Tome suivant

Illustration

 

4e de Couverture

Un nouveau monde, une rencontre, une prophétie, un mystère et un héritage. Artor et Naticia vont de surprise en surprise sur leur planète d’adoption. Quand la terre fut à l’agonie, les terriens envoyèrent dans l’espace des embryons congelés accompagnés de robots, avec l’espoir que la race humaine renaisse ailleurs. Découvrez le premier volet d’une saga pleine d’amour, d’humour et d’action, une aventure qui entraîne le lecteur sur une magnifique planète, située à plusieurs millions d’années-lumière de la Terre dans un rythme effréné. Nos deux jeunes héros vont devoir l’explorer. Que vont-ils découvrir sur cette planète ? Vous le saurez en lisant cette aventure. Une histoire pour les jeunes et les moins jeunes, qui aiment se plonger entièrement dans le monde de l’imaginaire.

Tout d’abord, je remercie Arthur Arche de m’avoir envoyé son ouvrage. Au début, un peu déconcerté par le style employé, je me suis tout de même bien prise au jeu, et aurait bien aimé avoir la suite.

 

Résumé :

Si l’humanité n’avait pas été si égoïste et sourde face à son environnement, elle n’aurait peut-être pas signé son extinction. Mais, dans une prise de conscience bien tardive, elle a décidé de poser son dernier espoir dans des vaisseaux ayant la lourde tache de trouver une nouvelle patrie aux embryons qu’ils renferment. C’est à plusieurs milliards d’années-lumière de la Terre qu’un des vaisseaux trouvera une planète propice à la renaissance de la vie humaine.  Artor et Naticia devront apprendre des erreurs de leurs ancêtres, mais surtout découvrir la vérité sur leur naissance, et sur une mystérieuse prophétie qui a dépassé les frontières de l’espace et du temps.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Arthur Arche possède une plume très fluide que j’ai pris plaisir à découvrir, dans ce premier roman qu’il nous livre. J’ai toutefois été un peu perplexe au début. En effet, une fois passé le prologue, on se rend compte que c’est la voix du narrateur omniscient qui est employé. Mais si, c’est le fameux narrateur qui vient de je ne sais où, et qui connait tout sur tout. Vous ne pouvez pas savoir à quel point il m’exaspère celui-là. Narrateur omniscient image 1Moi aussi je voudrais avoir la science infuse, c’est pas juste.

Forcément, quand j’ai fait ce constat, je me suis dit que les trois cents pages qu’il me restait à lire allaient être très très très longues. Sauf que non, figurez-vous. J’ai été assez étonné, car une fois passée la période d’adaptation au nouvel univers, on se fait très facilement à ce monsieur je sais tout. D'accord, parfois il remontrait un peu trop le bout de son nez. Mais, j’ai eu l’impression que plus l’on progressait dans l’ouvrage et plus le style d’Arthur Arche s’affinait au point de vraiment fondre le narrateur dans l’ensemble.

 

  • L'intrigue : 

Le Space opera n’est pas mon genre de prédilection parce que j’ai toujours en tête des œuvres très…kitch qui ont pu fleurir dans les années 70-80. Du coup, j’ai toujours une petite appréhension quand j’en attaque une. Captain future image 2Dans le cas d’Artor et Naticia, au début, j’ai cru que j’étais tombé dans une de ces œuvres, et pour le coup le narrateur omniscient n’aide pas. Mais, très rapidement, je me suis rendu compte que ma première impression n’était pas la bonne. J’ai été agréablement surprise de découvrir une histoire bien construite, ne tombant pas dans les horribles clichés du genre.

L’intrigue se bonifie au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture, à tel point qu’en arrivant à la fin j’étais déçu de ne pas pouvoir poursuivre les aventures aux côtés des deux héros.

Ce premier tome offre pas mal d’action, parsemée d’humour, avec un soupçon de romance. Le tout étant très bien dosé et donnant une œuvre bien équilibrée.

 

  • L'univers :

Arthur Arche nous amène dans un monde Plaine image 3 313x500riche avec son propre écosystème et ses traditions, mythes et légendes. En cela, l’œuvre se rapproche beaucoup d’une œuvre de fantasy, dont on retrouve certains codes. Je trouve qu’Artor et Naticia fait partie de ces œuvres qui floutent chaque jour davantage la frontière qu’il peut y avoir entre fantasy et science-fiction, surtout avec le Space opera.

Un des thèmes fondateurs du livre est la dimension écologique et surtout une volonté de montrer que, sans la nature, l’être humain est aussi fragile qu’une brindille. J’ai aimé cette ode à la nature car elle est faite de façon claire et nette, tout en étant subtile. Je sais, ce que je dis est très paradoxale, et pourtant c'est ce que j'ai ressenti.

 

Il y a pas mal de descriptions au début de l’intrigue ce qui comporte avantage et inconvénient. L’inconvénient est que cela peut paraître longuet au commencement de la lecture. Heureusement, elles sont faites de façon très directe et sans fioritures qui les auraient davantage alourdies. De plus, le cap passe relativement vite et on finit par s’y faire sans en prendre conscience. L’avantage est que, pour tout le reste du livre, et là je parle de plus de la moitié, on a toutes les clefs en main, pour comprendre l’environnement dans lequel évolue les personnages. Cela permet de profiter pleinement de l’action.

 

  • Les Personnages :

J’ai été impressionné de voir que l’auteur arrivait à nous faire avaler en très peu de temps toute l’enfance des protagonistes, tout en nous permettant de nous familiariser avec leur caractèrJe sais tout image 4e. Même si j’ai constaté quelques réactions un peu surfaites, cela ne m’a pas dérangé plus que cela, car on arrive à bien se représenter les situations dans lesquelles ils peuvent se trouver.

Malgré cela, je dois avouer que le narrateur omniscient m’a un peu dérangé. Certes on sait comment les personnages réagissent puisque "Monsieur je sais tout" nous le dit, mais jamais il ne pourra nous faire ressentir pleinement leurs émotions. Ce que je suis en train de dire est surtout valable au début de la lecture, car j’ai trouvé que c’était moins vrai au fur et à mesure.

 

En Bref : 

En bref, ce premier tome d’Artor et Naticia m’a bien plu dans l’ensemble. Arthur Arche nous donne un bel aperçu de ce qu’il sait faire, en nous plongeant dans un univers riche et accueillant qui a pris les meilleures caractéristiques du Space opera, en laissant derrière lui les pans les plus kitch. Au travers d’une plume fluide et directe, l’auteur arrive presque, au fur et à mesure de la lecture, à nous faire oublier un narrateur omniscient parfois trop imposant dans son savoir. Le caractère bien établi des personnages permet de voiler Brouillard image 5 le fait que l’on ne peut pas avoir leurs émotions en live. L’intrigue est cohérente et, une fois les décors plantés, démarre véritablement, en montrant qu’action, humour et tendresse sont savamment dosés.

Même si ce n’est précisé nulle part, je trouve que ce roman est, avant tout, destiné à un public jeunesse. Mais, comme tous les livres de ce type, il peut très bien convenir à un public adulte, et je le recommande à toute personne qui souhaiterait entrer en douceur dans le genre Space opera.

  • Ce que j'attends du prochain tome :

J’attends du prochain tome qu’il démarre sur la même qualité d’écriture que la fin de ce premier tome, avec un vilain narrateur omniscient qui sait se faire oublier. J’attends d’en découvrir davantage sur les nouvelles contrées que nous promet l’auteur, mais…chut je n’en dis pas plus.

 

Points Faibles Points Forts
  • narration omnisciente
  • quelques répétitions au début
  • distance avec les émotions
  • plume fluide
  • intrigue cohérente
  • bon dosage des divers axes
  • univers très riche
  • amélioration du style tout du long

 

 

Notation : 

Style Écriture : 7/10

Intrigue : 7.5/10

Originalité : 6/10

Univers : 7.5/10

Personnages : 7.5/10

Moyenne Globale : 7.1/10

 

Sources Illustrations :

http://bienrediger.tumblr.com/post/106624281984/bien-rédiger-le-narrateur

https://litreactor.com/columns/a-brief-history-of-space-opera

http://miriadna.com/preview/near-space

https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_sais_tout

http://www.tuxboard.com/san-francisco-et-son-golden-gate-de-nuit/san-francisco-nuit-et-brouillard-7/

Extraits

Extraits 1 : Prologue

Après une centaine d’années, la face du monde était complètement transformée, les gens étaient devenus totalement dépendants des robots. Des usines gigantesques voyaient le jour, il fallait toujours plus de robots, plus complexes, plus beaux et plus intelligents, pour servir les humains de plus en plus nombreux et faire de leur vie un véritable paradis.
Cette nouvelle ruée vers l’or n’était pas sans conséquence pour l’environnement car les gens ne sortaient que très rarement de chez eux. Accros à un monde de réalité virtuel et de réseaux sociaux, ils avaient fermé les yeux sur ce qui se passait réellement à l’extérieur. Ils se sentaient bien dans leur petit confort informatisé, aseptisé et robotisé, laissant toutes les tâches du quotidien à leurs nouveaux amis les robots. La plupart des villes riches étaient construites sans aucun contact avec l’air extérieur. Ces villes étaient dotées d’un réseau de couloirs hermétiques qui reliaient les bâtiments entre eux. Ces couloirs permettaient aux gens d’avoir accès à toutes les boutiques, aux activités de loisir ou de rendre visite à leurs proches sans avoir à mettre le nez dehors. Bien à l’abri dans leurs somptueux et immenses appartements où l’air était filtré, les habitants les plus riches et les plus influents de la planète ne faisaient plus attention à la pollution extérieure, laissant ainsi les choses s’aggraver.


Obsédés par l’appât du gain, les principaux dirigeants du monde, ne voyant que leur intérêt, négligeaient toutes les bonnes résolutions prises pour lutter contre les gaz à effet de serre et le trou dans la couche d’ozone. La seule chose importante pour eux était de répondre à la forte demande en robotique d’un monde devenu complètement égoïste.


Cent cinquante ans seulement après la construction des premières usines de robotique, la situation était devenue catastrophique. Chaque pays du monde avait vu son industrie se multiplier d’année en année, exigeant toujours plus de matière première, d’énergie, de place, polluant et modifiant ainsi la surface de la planète de façon irréversible.


Les rayons du soleil étaient beaucoup moins filtrés, la diminution de la couche d’ozone entraînait une augmentation du rayonnement ultraviolet qui parvenait jusqu’au sol, détruisant l’écosystème, provoquant des cancers et d’autres problèmes sanitaires graves chez les personnes les plus pauvres, qui étaient aussi les plus exposées.


Les gaz à effet de serre entraînaient une hausse de la température, la fonte des glaces, des incendies, de graves dérèglements climatiques.


Les pesticides utilisés pour la production de plus en plus importante de nourriture, détruisaient des espèces entières d’insectes, devenus de plus en plus rares sur la planète.
En deux mille deux cent vingt-cinq, un rapport approuvé par les plus grands scientifiques du monde, ne laissait plus la moindre place à un éventuel espoir d’inverser le processus qui menait la vie sur la planète Terre à sa fin.


Extrait 2 : Chapitre 5 - La fugue

Le lendemain, Artor et Naticia arrivent dans le sous-marin et commencent à élaborer un plan, pour prendre dans les ateliers les outils dont ils ont besoin.
« Il nous faut une scie, un marteau, des clous et aussi des cordes, dit Artor. Je crois que c’est tout ce qu’ils montraient dans la vidéo.
—  Oui, pour la cabane, réplique Naticia. Mais pour la pêche, il nous faut du fil transparent et des espèces de crochets, heu… Ah oui ! Des hameçons et aussi de quoi allumer un feu si on veut faire cuire les poissons pour les manger.
—  Tu veux les manger ?
—  Oui, bien sûr, c’est ce qu’ils disaient dans le reportage qu’on a vu hier soir, ils ont même fait voir une recette.
—  Oui, c’est vrai ! Mais… Moi, je ne mange pas ça ! Bon… Viens, on fait le tour des ateliers et on voit ce qu’on peut trouver. »
Ils commencent par l’atelier de Dom mais ils ne trouvent rien qui puisse leur servir, alors ils vont voir dans tous les autres ateliers et hangars, mais toujours rien, ni scie ni marteau ni clou, pas même de fil, rien qui pourrait les aider dans leur projet.
« On aurait dû s’y attendre, dit Artor. C’est vrai qu’il n’y a rien en bois dans la base, tous les objets sont fabriqués avec des imprimantes 3D.
—  Comment on va faire alors, si on n’a pas le matériel ? On ne peut rien fabriquer ?
—  Il faut qu’on trouve une solution…
—  Et si on demandait à Custos ? On n’a qu’à lui dire qu’on veut faire une cabane dans la base mais qu’on veut la faire de nos mains et en bois.
—  Oui, mais ça nous obligerait à fabriquer une cabane dans la base et je n’en ai pas trop envie. En plus, ça n’expliquerait pas pourquoi on veut fabriquer des cannes à pêche, même les poissons de la piscine sont virtuels.
—  Je ne vois pas de solution. Je crois qu’on va être obligés de laisser tomber cette idée. C’est vraiment dommage, ça avait l’air tellement bien dans les vidéos qu’on a vues.
—  Oh… Ce n’est pas grave, on trouvera bien d’autres choses à faire. »
Déçus de ne pas pouvoir s’amuser comme le faisaient les enfants sur Terre, ils repartent dans la forêt.
Artor et Naticia se sont assis au bord de la rivière et réfléchissent à ce qu’ils vont bien pouvoir faire pendant la journée.
Cachée derrière un arbre, une boule de poils les observe depuis un moment.
« On pourrait peut-être essayer de faire la cabane en attachant des branches avec des lianes, dit Naticia.
—  Bof… Ce serait trop difficile à faire, il n’y a pas deux branches de la même taille. »
En tournant la tête vers Naticia, il aperçoit derrière elle, une petite tête poilue qui dépasse derrière un arbre.
« Oh ! Je crois qu’on nous observe, dit-il. »

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Lulu.com (Auto-édition)
  • Date de Publication : 28/09/2015
  • Format : 209 x 148 mm
  • Nombres de pages : 380
  • ISBN : 9781326421670
  • Prix : 24.21€

Numérique

  • Éditeur : Auto-édition
  • Date de Publication : 28/09/2015
  • Format : Mobi
  • Nombres de pages : 380
  • ISBN : 
  • Prix : 3.69€
 

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