Twittering birds never fly, Tome 1

Bkk couv twittering birds never fly t 01

3.5Avertissement  : Érotisme

Série : Saezuru tori wa habatakanai ! (T.1)

  • Auteure : Kou Yoneda
  • Titre VO : Saezuru tori wa habatakanai ! #1
  • Sortie VO : 31/01/2013
  • Sortie VF : 22/08/2013
  • Traduction : Nicolas Pujol
 

Tome suivant

Twittering birds never fly t 02

 

4e de Couverture

Yashiro, un masochiste totalement dépravé, patron d’un clan de yakuza et de la société de finance Shinsei, embauche comme garde du corps Chikara Dômeki, un homme taciturne et peu bavard. Yashiro tombe peu à peu sous le charme taciturne de Dômeki, mais ce dernier reste impassible aux avances de son patron. C'est le début d'une histoire oppressante entre Yashiro qui ne parvient pas à surmonter ses traumatismes d'enfance et Dômeki qui tout en obéissant sans mot dire aux ordres de son patron, cache au fond de lui une cicatrice plus profonde...

Pour une pure question de graphismes les yaois ne sont pas ma tasse de thé favorite. Mais quand une histoire est cohérente, elle mérite que l’on y jette un œil.

 

Résumé :

Quand on pense au mot « Yakuza », les premiers mots qui viennent à l’esprit sont « mafia », « tatouage », « règlement de compte ». Eh ben, on ne peut pas dire que ce soit cela qui caractérise Yashiro, chef d’un clan. Pour le définir, il est plus approprié d'utiliser « masochiste », « drogué du sexe », « désinvolte ». On pourrait donc en déduire qu’il n'a rien en commun avec son nouveau garde du corps, qui répondrait à « taciturne », « le sexe c’est pas pour moi », « ça veut dire quoi sourire ? ». Et pourtant, ce chef yakuza semble bien avoir envie de connaître son nouvel employé qui, sans être bavard, sera à l’origine de nombreuses questions autant pour lui que pour son employeur.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture/Graphismes : 

Ils ne sont ni catastrophiques ni fabuleux. Tbnf 01 1 313x500Je n’ai pas été ébloui par les graphismes, mais je ne peux pas dire qu’ils soient mauvais non plus. D’un côté, ils sont agréables à regarder, d’un autre certains manques au niveau des proportions piquent l’œil. D’accord, j’arrête mes propos à effet balancier, mais c’est ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture.

Ce que je trouve dommage dans les Yaoi, c’est qu’on les flaire à des kilomètres. Pas besoin que la couverture soit équivoque pour les repérer. C’est la principale raison pour laquelle j’en lis très peu. Eh oui, comme ça, ça m’évite de râler que les graphismes sont tous les mêmes.

Là, vous vous dites « Mais pourquoi tu nous fais suer avec celui-là, si t’aimes pas lire des yaoi ? » Tout simplement parce qu’une personne, que je ne nommerai pas, mais qui se reconnaîtra, est raide dingue de ce manga et me l’a VIVEMENT conseillé.

Mais refermons cet aparté, parce que je dois vous dire LE truc qui m’a vraiment gavé au niveau design. Les BULLES. Non, pas les bubulles à bibi, on n’est pas dans le monde de Némo. OMG, elles sont ignobles, dans le sens où vous ne savez jamais qui dit quoi. Certes, on s’y fait à la longue, mais c’est quand même prise de tête. Perso ça m’a gavé, oui je sais je l'ai déjà dit.

 

  • L'intrigue : 

On ne sait pas encore vraiment où veut nous embarquer l’auteure, même si l’ensemble tend à se profiler petit à petit. La construction de l’intrigue est faite de façon intelligente.

Quand on commence la lecture, on est en compagnie de Kageyama, Tbnf 01 2 313x500le grand ami de Yashiro. Si on ne lit pas la 4e de couverture, on peut croire que toute l’histoire va tourner autour de lui. Par contre, si on l'a lu avant, on peut se poser des questions. Mais, et c’est tout l’art du paradoxe ici, c’est assez subtilement que Kou Yoneda nous amène vers le véritable sujet de l’histoire.

C’est à ce moment-là que le charme opère, qu’on arrive à oublier les graphismes passe-partout et les bubulles, même si elles m’ont quand même fait grincer des dents parfois.

Je vous en dirais un peu plus dans les personnages, parce que je trouve que c’est sur eux que l’intérêt est le plus évident. Mais, je dirais de l’intrigue qu’elle est cohérente et bien menée, même s’il ne s’agit que du premier tome. J’ai aimé cette honnêteté que ce soit dans les propos ou les actions qui sonnent juste.

  • L'univers :

On va baigner dans l’univers des Yakuzas, mais attention à ne pas se méprendre non plus.

Celles et ceux qui prendraient ce manga dans l’idée de lire une histoire purement mafieusTbnf 01 3 313x500e seraient bien déçus. Même si cela va avoir un impact indéniable dans le courant des événements, ce n’est pas ici que la trame se situe réellement.

Celle-ci se positionne davantage sur des questions plus profondes et internes aux personnages, ce qui rejoint ce que j’ai dit un peu plus haut.

Ce sont des sujets plus lourds qui vont être abordés, comme la pédophilie, mais surtout ses conséquences sur les victimes et leur entourage, ou encore la solitude. L’auteure a choisi d’aborder ces questions crument avec toute la franchise possible, ce qui rend l’ensemble parfaitement crédible.

 

  • Les Personnages :

Yashiro est sans conteste le personnage qui donne toute la teneur à l’histoire. Je n’ai pas envie de tout dévoiler sur lui, je pense qu’il est préférable de le découvrir par soi même.

Je dirais surtout que c’est grâce à lui que les situations décrites ne passent pas pour un spectacle de cirque. Il Tbnf 01 4 313x500est masochiste, pervers, accro au sexe, il le sait et en joue. Il possède un aplomb impressionnant et un détachement face aux choses et aux personnes peu communs. Mais malgré cette façade, on sent bien que le personnage a bien plus à offrir, et c’est pour cela que tout fonctionne. La lucidité dont il fait preuve permet de donner le ton général.

Après, il n’est pas tout seul, puisque le personnage de Dômeki permet d’avoir un bon contraste. Face à la désinvolture de Yashiro, on a la retenue de son subordonné, ce qui nous donne un équilibre appréciable. Cette position statique de Dômeki n’est qu’une apparence puisqu’elle va permettre de faire avancer les deux personnages, sans même qu’ils ne s’en rendent compte.  

 

En Bref : 

En bref, je ne suis pas fan des yaois, à cause de leurs graphismes trop calqués les uns sur les autres. Twittering birds never fly ne fait pas du tout exception à la règle, et en plus, bénéficie de bulles mal définies qui  amenuisent le Tbnf 01 5 313x500confort de lecture.

En revanche, le manga peut compter sur une intrigue cohérente et franche baignant dans un univers non cousu de fil blanc, porté par des personnages très forts qui ont certainement beaucoup de choses à partager et à nous apprendre.

  • Ce que j'attends du prochain tome :

J’attends du prochain tome, non pas une amélioration du graphisme, mais au moins des bubulles mieux définies, même si je pense que c’est un espoir vain. Cependant, j’attends d’en découvrir un peu plus sur ces personnages que j’ai bien apprécié et également que l’intrigue prenne une direction franche.

 

Points Faibles Points Forts
  • graphismes passe-partout
  • bulles sans orientation précise
  • intrigue cohérente et honnête
  • thème abordé intelligemment
  • personnages charismatiques

 

 

Notation : 

Style Écriture/Graphismes : 3/10

Intrigue : 7/10

Originalité : 7.5/10

Univers : 8.5/10

Personnages : 9/10

Moyenne Globale : 7/10

Sources Illustrations :

Twittering birds never fly, Tome 1

 

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Taifu Comics
  • Date de Publication : 22/08/2013
  • Format : 180 x 130
  • Nombres de pages : 200
  • ISBN : 9782351807682
  • Prix : 8.99€
 
 

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