Si c'était à refaire

Bkk couverture si c etait a refaire marc levy

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  • Auteur : Marc Levy
  • Pays :  France
  • Éditeur : Robert Laffont
  • Sortie : 29/03/2012
  • Adaptation : Non
  • Public : Tout Public

4e de Couverture

Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier. Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l’Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s’effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012… Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux.

Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu’au dénouement… à couper le souffle.

La Critique de ChoupieS

Une histoire qui ne tient pas la distance et qui se révèle jouer sur les solutions de facilité.

Bkk si c etait a refaire marc levy image 1 new york times building

Résumé :

Et si demain n’existait pas. Et s’il était possible de tout recommencer pour changer cela. C’est exactement ce qu’il arrive à Andrew Stilman, grand reporter du New York Times. Lors d’un footing matinal, le journaliste est poignardé et abandonné à son triste sort. Mais, au lieu de prendre sa place dans la file d’attente du purgatoire, il se réveille en plein centre-ville, deux mois avant le jour fatidique. À partir de cet instant, il s’agira pour lui de découvrir qui l’a assassiné, ainsi que de réparer certaines choses et terminer son reportage en Argentine.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

C’est la première fois que je lis un ouvrage de Marc Levy – mieux vaut tard que jamais, comme on dit – et je dois reconnaître que je suis quelque peu déçue. Bien évidemment, je ne le dirais jamais assez : à chacun ses goûts. La plume est simple, il n’y a rien de spécial à dire dessus. Elle n’est pas spécialement transcendante, certaines tournures de phrases sont même un peu étranges. Par moment, on ressent même une certaine lourdeur, ce qui casse un peu le rythme de l’histoire. Après, je ne suis peut-être pas tombé sur le bon ouvrage, qui sait.

 

  • L'intrigue : 

Là aussi, on peut dire que j’ai été échaudée. Je ne vais pas tourner autour Bkk si c etait a refaire marc levy image 2 appareil photo carnetdu pot : je me suis ennuyée. J’ai vraiment trouvé la mise en place lente à se faire. Et encore s’il n’y avait que cela. Mais non ! C’est la même chose du côté de l’enchaînement des événements.

En lisant la quatrième de couverture, j’ai été plutôt emballée. Suivre un journaliste qui meurt et qui revient deux mois plus tôt pour élucider son meurtre, avouez que ce n’est pas banal et alléchant. Sur la construction de la trame, il n’y a rien dire, si ce n’est qu’elle est excellente. À ce niveau-là, je tire mon chapeau parce qu’elle vraiment bien fichue et ce jusqu’à la toute fin. En revanche, c’est le développement de ce squelette qui n’est pas du tout palpitant. On se traîne pendant tout le livre ; au moment du dénouement tout s’enchaîne à un rythme infernal sans que l’on comprenne pourquoi. La fin est bien trouvée, mais trop bâclée à mon goût.

Je suis assez déçue, car j’attendais beaucoup de cette histoire qui commençait pourtant bien et donnait vraiment envie.

 

  • L'univers :

Toute la toile de fond sur la révolution argentine de 1976 à 1983, avec l’affaire des bébés volés, est intéressante et mérite que l’on y fasseBkk si c etait a refaire marc levy image 3 boycott de la dictature argentine vraiment attention. D’ailleurs, on passe une grande partie l'histoire à suivre le personnage principal dans son enquête sur ce pan de l’histoire argentine.

Dans un sens, c’est cet attachement à évoquer ce fait réel qui dessert le plus l’intrigue. En effet, Marc Levy commence son ouvrage en nous promettant un vrai thriller avec un très légère touche de fantastique, ce que l’on n’a pas du tout au final. On se sent un peu voler sur la marchandise. Pour faire passer la pilule, il nous donne quelques miettes par-ci par-là pour que l’on n'oublie pas l’axe principal de l’intrigue, mais ça ne prend pas, c’est trop facile.

L’impression que cela m’a donnée est qu’il était plus simple de développer une intrigue, avec pour toile de fond des faits réels que de donner une réelle teneur à l’intrigue principale.(bah oui, pas besoin de se casser la tête à chercher de la matière, le contexte de la révolution en donnant suffisamment). Tant est si bien qu’en prenant du recul, et en mettant de côté cette partie sur l’enquête en Argentine, il ne reste plus rien pour faire tenir l’intrigue.

Au final est-ce que l’on peut dire que l’univers est bon ?

Je n’ai pas envie de répondre positivement à cette question. L’univers qui doit tenir la route est celui de la trame principale, même si la trame secondaire en est un maillon essentiel. En fait, la révolution argentine aurait dû être un gros bonus à l’univers du livre. Après, ce n’est que mon avis, je le répète.

Bkk si c etait a refaire marc levy image 4 rue dans west village

  • Les Personnages :

Sincèrement, honnêtement, véridiquement, je n’ai rien à en dire. Mais je n’ai rien à en dire, dans le sens où ils sont insignifiants. Il y a des livres où vous vous dites de suite « Ah ! Mais c’est exactement ces personnages qu’il fallait pour cet ouvrage ». Ici, ce n’est pas le cas. Les personnages sont interchangeables. On aurait pu avoir Hercule Poirot à la place, que l’on n’y aurait vu que du feu…enfin dans une meilleure enquête, bien sûr.

 

En Bref : 

En bref, Si c’était à refaire est pour moi une réelle déception. La plume, un peu lourde sur certaines tournures, est loin d’être mémorable. Ce manque de personnalité se retrouve ainsi à tous les niveaux du livre.

L’intrigue aurait pu être magistrale, en raison d’une trame bien construite, mais l’enchaînement des événements est plat et lent au possible. Le rythme est plus rapide et Bkk si c etait a refaire marc levy image 5 estella de carlottosaccadé à la fin, et l’on n’en comprend pas trop la raison. On a l’impression qu’il fallait se dépêcher de terminer, comme si le nombre de pages était limité.

L’univers est riche sur la trame secondaire, en prenant pour toile de fond la révolution argentine et l’histoire des Grands-mères de la place de Mai. Or, ce fond éclipse totalement le cadre de l’intrigue principal ; si bien que l’on se rend compte que passé ce fait historique, l’intrigue ne repose sur rien du tout. On pourra ainsi regretter un trop grand bâclage de cette histoire, qui tant à nous faire avaler une couleuvre bien trop grosse. Quant aux personnages, ce n’est pas mieux, car ils n’ont aucune consistance, au point de pouvoir être interchangeables.

 

Points Faibles Points Forts
  • Plume quelconque
  • Enchaînement des événements plat
  • Tromperie sur la consistance de l’univers
  • Personnages interchangeables
  • Trame bien construite
  • Faits historiques relatés

 

 

Notation : 

Style Écriture : 6/10

Intrigue : 4/10

Originalité : 5/10

Univers : 3/10

Personnages : 2/10

Moyenne Globale : 4/10

 

Sources Illustrations :

Image 1 – Immeuble du New York Times : http://www.thorntontomasetti.com/wp-content/gallery/new_york_times_building/ny_12.jpg

Image 2 – Appareil photo et carnet : https://pixabay.com/fr/vieux-ordinateur-portable-carte-2238062/

Image 3 – Boycott de la dictature argentine : http://www.lepoint.fr/images/2014/06/03/2666436-000-arp2051338-jpg_2310310.jpg

Image 4 – Rue dans West village : https://images.contentful.com/ypfe9l9zihcg/QYM47geieAak2KO0AcGYw/2d1f665182faf406386bee6d6a9ce150/west_village_around_the_block_what_to_expect_1.jpg?fm=jpg&fl=progressive&q=85&w=900

Image 5 – Estella De Carlotto, présidente du mouvement « Les Grands-mères de la place de Mai » : http://cdn1-europe1.new2.ladmedia.fr/var/europe1/storage/images/europe1/international/argentine-une-grand-mere-de-la-place-de-mai-retrouve-son-petit-fils-786884/15737968-1-fre-FR/Argentine-une-Grand-mere-de-la-Place-de-Mai-retrouve-son-petit-fils.jpg

 

Extraits

Extrait 1 :

Se fondre dans la foule, jouer ce drôle de drame sans que personne se rende compte de rien, se souvienne de quoi que ce soit.

Un jogging, tenue de circonstance pour passer inaperçu. Le long de River Park, à 7 heures de matin, tout le monde court. Dans une ville où le temps est minuté, où les nerfs de chacun sont mis à rude épreuve, on court ; on court pour entretenir son corps, effacer les excès de la veille, prévenir le stress de la journée à venir.

Un banc ; le pied posé sur l’assise, renouer son lacet en attendant que la cible se rapproche. La capuche rabattue sur le front réduit le champ de vision, mais permet de dissimuler le visage. En profiter pour reprendre son souffle, éviter que la main ne tremble. Qu’importe la sueur, elle n’attire pas l’attention, ne trahie rien, ici, tout le monde transpire.

Lorsqu’il apparaîtra, le laisser passer, attendre quelques instants avant de reprendre la course à petites foulées. Rester à bonne distance jusqu’au moment propice.

La scène fut répétée à sept reprises. Chaque matin de la semaine, à la même heure. Chaque fois, la tentation d’agir fut plus pressante. Mais le succès dépend d’une bonne préparation. Pas le droit à l’erreur.

 

Extrait 2 :

— Enfin Stilman ! Vous êtes journaliste au New York Times, vous n’allez quand même pas essayer de m’épater en me faisant croire que vous avez deviné la une du journal où vous bossez ?

— L’incident fera l’objet d’un communiqué du Pentagone aux alentours de 23h30 ; le bouclage du journal a lieu à minuit et nous en sommes loin. Mais puisque vous ne me croyez pas : demain, en fin de matinée, une tornade frappera la bourgade de Gardner en Floride. Le centre-ville sera pour ainsi dire rayé de la carte.

— Et vous vous souvenez de ça parce que vous êtes un accro de la météo ?

— Je m’en souviens parce que mes futurs beaux-parents habitent Arcadia, une petite ville à une trentaine de miles de là. Je me souviens parfaitement que ma future femme était morte d’inquiétude et comme cela s’est passé deux jours après ma demande en mariage, j’avais en effet retenu la date.

— Toutes mes félicitations à vous deux. Autre choses, madame Irma ?

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Robert Laffont
  • Date de Publication : 29/03/2012
  • Format : 152 x 240 mm
  • Nombres de pages : 421
  • ISBN : 978-2-221-11680-7
  • Prix : 21.00€

Poche

  • Éditeur : Pocket
  • Date de Publication : 07/03/2013
  • Format : 110 x 178 mm
  • Nombres de pages : 405
  • ISBN : 978-2-266-23854-0
  • Prix : 7.80 €

 

Numérique

  • Éditeur : Versilio
  • Date de Publication : 29/03/2012
  • Format : Epub / Mobi
  • Nombres de pages : 238
  • ISBN : 978-2-36132-046-1
  • Prix : 9.99 €

Audio

  • Éditeur : Audiolib Éditions
  • Date de Publication : 06/06/2012
  • Lecture :  Michelangelo Marchese
  • Format :  1CD MP3 / Audionumérique
  • Durée : 8h11
  • EAN CD : 978-2-35641-493-9
  • EAN numérique : 978-2-35641-475-5
  • Prix CD : 21.90 €
  • Prix numérique : 19.70 €
 
 

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