Rebelles (Tome 1)

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Série : Rebelles (T.1)

  • Auteure : Anna Godbersen
  • Titre VO: The Luxe
  • Sortie VO : 20/11/2007
  • Sortie VF : 27/02/2008
  • Traduction : Alice Seelow
 

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Rebelle tome 2 rumeursCritique disponible

 

4e de Couverture

Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899.

La Critique de ChoupieS

Bon alors là, rien que la couverture me suffit, et hop ! Je retrouve la petite fille que j’étais, aimant tournoyer dans ses robes de princesse, et jouer avec ses Barbies. Alors, quand les scandales, les rancœurs, et les rivalités sont aussi de la partie, je ne peux que céder à cette faiblesse (oui je l'avoue) et chanter les louanges d’Anna Godbersen.

 

Résumé :

La belle société new-yorkaise de 1899 aime les bals, montrer sa notoriété via ses possessions mobilières, immobilières, vestimentaires, mais également amoureuses. Bal 19e 313x500Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, chacun est à sa place.

Les domestiques sont au charbon, les belles demoiselles font les boutiques pour trouver LA robe qui fera pâlir d’envie ses « amies », les messieurs parlent affaires ou politiques autour de Brandy. Mais, l’annonce d’un mariage dans les sphères de cette société va faire voler en éclat cette perfection qui n’est faite que d’apparences et de faux semblants. Dans ce Manhattan, plus les robes sont belles et plus elles deviennent des armes redoutables.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Quand j’ai débuté cette lecture, j’ai trouvé le style d’Anna Godbersen assez chargé, avec ces longues phrases qui n’en finissaient pas. Après un petit temps d’adaptation, relativement court tout de même, on finit par ce faire, à ce style, qui colle très bien avec l’intrigue qu’il décrit. Mais, je pense que le découpage aide énormément.

Centimetre 50En effet, l’histoire est découpée en chapitre relativement court, prenant à chaque fois le point de vue d’un personnage différent. En procédant ainsi cela permet de montrer l’histoire sous différent point de vue, ce que j’ai toujours beaucoup apprécié, mais également de combler les quelques lacunes que pourrait avoir l’intrigue.

De plus, l’auteure a eu la bonne idée, même si ce procédé n’est pas nouveau, de mettre en tant que prologue, la fin de l’intrigue. En procédant ainsi, on ne peut s’empêcher de se demander ce qui a bien pu se passer pour arriver à un tel dénouement.

 

  • L'intrigue : 

Manipulations, chantage, jalousie, rancœur, romantisme, désir de liberté. Voilà ce qui compose l’intrigue de ce livre. Rebelles ne peut pas se démarquer par son originalité. On entre dans l’intimité de la haute société new-yorkaise de la fin du 19e siècle, via Marionnettele regard de la jeune génération censée reprendre le flambeau des aînés. Mais rien ne se passe comme prévu, et les belles demoiselles ont un tempérament des plus volcaniques.

Toutefois, même si le thème n’est pas original, l’histoire tient la route et est très bien menée. Je n’aime pas les récits fleur bleue ou Girly, et bien évidemment je m’attendais à ce que Rebelles soit truffé de scènes à l’eau de rose. Je mentirais si je disais qu’il n’y en a pas. Bien sûr qu’il y en a, surtout dans ce genre d’histoire. Mais j’ai été étonné de voir qu'elles passaient parfaitement bien.

La fin rejoint parfaitement le prologue, et s’avère être en total logique avec l’histoire toute entière.

 

  • L'univers :

Ce premier tome se passe 35 ans après la guerre de Sécession (1861-1865), soit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Ce siècle fut une période, où New York bâtit les bases de la ville que nous connaissons aujourd’hui : Grand Central (1870), Central Park (1873), le New York Times (1851), le Métro (1904), etc…C’est précisément au moment où débute cette série que New York devient la capitale industrielle du New york 19e 500x332pays, et une étape internationale incontournable.

Cette effervescence culturelle et sociale n’est pas le fer de lance de ce livre, mais elle est essentielle dans l’articulation de l’intrigue. Les mœurs, bien que devant rester stoïques et intemporelles dans cette bonne société, sont bel et bien en train d’évoluer, et cela s’en ressent dans l’histoire.   

 Les jeux de pouvoir, de manipulation, les cancans, et la jalousie sont, en revanche, sur le premier plan. On assiste tout simplement à des crêpages de chignons dans les règles même s’ils se font sur un terrain plus subtil.

 

  • Les Personnages :

Ils s’avèrent qu’ils sont plutôt charismatiques. Encore une fois, je ne m’attendais pas à grand-chose les concernant, mais j’ai plutôt eu une bonne surprise. Ils ne sont pas aussi creux et lisses qu’on pourrait le penser au premier coup d’œil. En disant cela, je pense surtout aux personnages d’Élizabeth Holland, qui est la demoiselle sur laquelle l'intrigue principale va s'axer. C’est le personnage le moins superficiel de tous, et peut-être aussi le plus courageux, même si l'on ne s’en rend pas compte tout de suite.Raisons et sentiments 313x500

Sa sœur, Diana, est au contraire très exaspérante, avec son romantisme poussé à l’extrême. Mais elle est aussi le meilleur exemple montrant que ces personnages évoluent au fil de l’histoire, et ne restent pas statiques face aux événements qui s’enchaînent.

Les sœurs Holland m’ont tout de suite fait penser aux sœurs Dashwood du roman Raison et Sentiments de Jane Austen. On retrouve quelques similitudes comportementales, mais le duo de Rebelles est beaucoup plus intense.

Les autres personnages ne sont pas en reste, et sont tout aussi intéressants que les jeunes femmes mentionnées plus haut.

 

  • En Bref : 

En bref, Rebelles est un roman qui m’a surprise dans le bon sens du terme. Malgré une intrigue peu originale et une plume difficile à suivre au début, on arrive à se prendre aux divers jeux sociaux qui s’offrent à nous. L’intrigue est très vite mise en place et attirera les lecteurs, les plus curieux, à connaître le dénouement. Cette fin, par ailleurs, en plus de conclure avec cohérence l’intrigue, permet d’ouvrir celle-ci au tome qui lui succède.Demoiselle 12e

On retrouve bien la tonalité temporelle de l’époque de la fin du XIXe siècle avec une classe sociale privilégiée, qui met un point d’honneur à conserver les bonnes mœurs et les apparences au-dessus de toute chose. Mais cet état de fait tend à se fragiliser, avec cette jeune génération aux prises avec les évolutions de son temps.

Rebelles, ne révolutionnera pas le genre, mais il permet de passer un agréable moment. Pour ceux qui aiment les secrets d’alcôves, et les prises de bec "girly" à n’en plus finir, je recommande ce livre, qui bien qu’ayant un thème assez léger, a su s’entourer de personnages lui donnant du corps.

Mon âme de petite fille accro aux belles robes est pleinement satisfaite de cette lecture, tout en donnant à la femme que je suis aujourd’hui sa dose de coups bas, qui ne font que commencer.

 

Points Faibles Points Forts
  • Plume parfois lourde
  • Phrases trop longues
  • Manque d’originalité
  • Intrigue sous divers points de vue
  • Prologue
  • Déroulement cohérent

 

 

Notation : 

Intrigue : 7/10

Originalité : 4/10

Univers : 6/10

Personnages : 7.5/10

Style Écriture : 5.5/10

Moyenne Globale : 6/10

 

 

 

 

 

Sources Illustrations :

http://www.rascol.com/A-229838-centimetre-couture-multicolore-150-cm.aspx

https://oliaiklod.wordpress.com/2011/12/01/pour-le-bal-de-la-duchesse-de-galliera/

http://www.zengardner.com/cunning-craftiness-tools-manipulation/

http://www.10-18.fr/site/raison_et_sentiments_&100&9782264023810.html

 

Quelques extraits

Extrait 1 : Chapitre 3, p.43

— Ce déguisement de petite bergère, il ne pouvait mieux convenir à Liz, dit Pénélope Hayes, le venin au bord des lèvres comme toujours.

— En tout cas, les Français ne lui ont pas fait oublier ses origines américaines ! Elle, au moins, ne s’est pas déguisée en marquis ou en marquise comme tout le monde, lui répliqua son ami Isaac Phillips Buck.

Pénélope haussa les épaules d’un air indifférent. S’il voulait faire l’éloge d’Élisabeth Holland (qu’elle avait depuis longtemps désignée comme sa principale rivale en même temps qu’adoptée comme sa seule amie possible), qui était maintenant en train de valser avec ce crapaud de Percival Coddington dans la salle de bal aussi grande qu’un terrain de polo, qu’il le fasse. Elle se sentait tellement bien depuis qu’elle avait constaté que tout le monde était impressionné par la nouvelle demeure de sa famille, par le faste de la soirée et naturellement, par elle.


Extrait 2 : Chapitre 12, p.143

Une ambiance morne et étrange régnait dans la maison, mais Lina n’y prêta guère attention. Sa maîtresse, assise dans sa chambre devant sa coiffeuse en bois d’acajou moiré, restait parfaitement immobile et droite. Impénétrable, Elizabeth regardait son reflet, et pas une seule fois elle ne leva les yeux pour rencontrer ceux de son amie d’enfance. Le deuxième jour de son retour, Lina n’était pour elle rien d’autre qu’une servante.

Il était difficile de penser qu’Elizabeth, cette parfaite jeune fille américaine dont la blancheur de lys était tant célébrée, apparemment si pure et sans défense, allait bientôt se glisser subrepticement jusqu’aux écuries pour commettre des actes interdits avec l’un d’eux. L’un de nous, se corrigea Lina. Tout en faisant glisser, le peigne en argent sur les mèches blond pâle d’Elizabeth, elle s’apitoyait sur son sort qui l’obligeait à arranger la coiffure de sa rivale en amour.


Extrait 3 : Chapitre 26, p.279

Ceci, Pénélope l’avait fait des douzaines de fois auparavant.

Elle s’enveloppa dans sa cape de laine noire et en abaissa le capuchon sur ses yeux. Puis elle partit furtivement en direction de la résidence des Shoonmaker et s’y glissa par l’une des entrée de service. Elle traversa prudemment les arrière-salles qui lui étaient familières, jusqu’à la chambre où elle savait qu’elle trouverait Henry. Il était plus de minuit, elle avait passé toute une soirée à danser et à faire parler d’elle, mais elle n’était pas du tout fatiguée.

Bien au contraire. Sa détermination l’excitait. Elle se sentait belle, insoumise et un tantinet haineuse. Elizabeth avait été telle qu’en elle-même toute la soirée, souriant tranquillement malgré son humiliation. Henry n’était jamais venu, bien-sûr. Il s’était fait piéger par les flots de champagne que Buck avait pris soin de lui faire verser du matin au soir. Tout s’était passé précisément comme l’avait calculé : Henry s’était enivré et la fête à bord d yacht l’avait achevé.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Albin Michel
  • Date de Publication : 27/02/2008
  • Format : 150 x 230 mm
  • Nombres de pages : 452
  • ISBN : 978-2226180162
  • Prix : 17.25€

Broché

  • Éditeur : France Loisirs
  • Date de Publication : Juin 2011
  • Format : 150 x 230 mm
  • Nombres de pages : 452
  • ISBN : 978-2298026627
  • Prix : 16.00€

Poche

  • Éditeur : Livre de Poche
  • Date de Publication : 29/09/2010
  • Format : 180 x 109 mm
  • Nombres de pages : 440
  • ISBN : 978-2253128182
  • Prix : 7.10€

 

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