Plaisirs coupables

Bkk couverture anita blake tome 01 plaisirs coupables anita blake

4 Avertissement: Violence

 

Série : Anita Blake (T.1)

  • Auteure : Laurell K. Hamilton
  • Titre VO : Guolty Pleasures
  • Sortie VO : Octobre 1993
  • Sortie VF : 01/12/2004 (Fleuve noir) / 06/03/2009 (Milady)
  • Traduction : Isabelle Troin
 

Tome suivant

Anita Blake T.2

 

4e de Couverture

Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m'appellent "l'Exécutrice" et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c'était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n'est pas toujours très exaltant et mon patron m'exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s'en servir. Tuer des vampires, c'est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d'enfance. Depuis qu'ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il yen a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !

Un premier tome surprenant qui casse quelques standards de prédilection de la fantasy urbaine

 

Résumé :

Qui a dit que les vampires n’existaient pas ? Cette personne devrait faire un tour du côté du « Plaisirs coupables » ; Bkk anita blake tome 1 plaisirs coupables laurell k hamilton image 1 les vampires de salem reggie nayloril y verrait qu’ils y sont tout ce qu’il y a de plus réels. Il faut dire qu’avoir une existence légale et des droits civiques, ça aide pour se promener dans les rues. Seulement, ça, ce n’est pas pour plaire à Anita qui ne les porte pas vraiment dans son cœur. En tant que réanimatrice – entendez par-là, releveuse de morts – elle se serait bien passée de cette nouvelle affaire. Mais qui a eu la fabuleuse idée de tuer des maîtres vampires ? S’il y avait bien une chose qui pouvait mettre en pétard le super maître vampire de la ville, c’était bien ça. Et sur qui cela retombe ? Sur la brave Anita qui va devoir résoudre cette affaire si elle veut continuer à respirer. Bah oui, il y a peu de chance qu’une fois morte, elle puisse s’auto-réanimer.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

La plume de Laurell K. Hamilton est simple, facile à prendre en main. On ne but pas sur les mots. L’intégralité du texte est fluide. Le style est efficace et va droit au but. L’auteure n’a pas la prétention de vouloir faire dans le lyrisme et ne s’en cache aucunement. On ne tourne pas autour du pot et tout est très clair. Il n’y a pas de tournures de phrase alambiquées, obligeant à se creuser les méninges. On est clairement en présence d’une lecture 100 % détente assumée.

 

  • L'intrigue : 

Cela faisait un petit moment que j’avais ce livre dans ma PAL, et je dois reconnaître que j’étais assez impatiente de découvrir cette première aventure d’Anita Blake. De ce fait, je m’étais fait pas mal de films, qui ne se sont pas vraiment réalisés. Je ne peux pas dire que je sois complètement déçue ; je suis davantage étonnée, car je ne m’attendais pas à ce que j’ai découvert.Bkk anita blake tome 1 plaisirs coupables laurell k hamilton image 2 creature dans la foret

L’histoire se met en  place avec une certaine minutie, occasionnant une lenteur dans l’enchaînement des événements. Si l’on peut constater un manque de rythme, on ne peut pas vraiment dire que cela soit complètement désagréable. On ressent parfois une certaine lassitude où l’on a envie qu’il y ait un peu plus d’action ; sauf que quelques instants plus tard, on a tendance à oublier cette sensation, car l’on est entièrement pris dans les péripéties de l’héroïne.

On a envie d’en découvrir toujours un peu plus. Cet effet est accentué par le flou dans lequel on se situe sur l’enquête que doit mener Anita. En effet, jusqu’au deux tiers du livre, je dirais, on ne sait pas du tout où va cette releveuse de morts/chasseuse de vampire. Plusieurs fils sont lancés, et l’on se demande ce qui sera véritablement développé en premier. Tous ces départs de feu peuvent engendrer une sensation d’intrigue brouillonne, mais s’ils n’avaient pas été là, l’ennui aurait pointé assurément le bout de son nez.

 

  • L'univers :

On n’en apprend pas autant sur les vampires que l’on aurait pu le penser. Certaines caractéristiques sont assez vagues, quand elles ne sont pas du tout expliquées. En revanche, je trouve assez original, le statut social donné qui leur est donné.

L’univers d’Anita Blake est intéressant dans le sens où il joue avec les codes de la fantasy urbaine. Les créatures de l’ombre et les phénomènes considérés comme paranormaux sont depuis un certain temps comBkk anita blake tome 1 plaisirs coupables laurell k hamilton image 3 squelette et poupeeplètement intégrés dans la société. Des pratiques, que l’on aurait jugées comme étant maléfiques, deviennent un véritable commerce avec pignon sur rue. Relever des morts pour en faire des zombies rapporte pas mal visiblement. C’est peut-être un nouveau business à tester, non ?

De ce fait, de nouveaux problèmes sociétaux, de nouvelles procédures et une adaptation des structures légales sont de mise. En effet, tout ceci est nécessaire pour composer avec de nouvelles espèces qui peuvent à présent sortir au grand jour – enfin façon de parler.

  • Les Personnages :

C’est là où se situe la véritable surprise de l’œuvre. Je ne m’attendais pas du tout à une telle héroïne, qui casse complètement les codes de ce que l’on a l’habitude de voir dans le domaine de la fantasy urbaine. Oublions, Buffy, Blade, Lara Croft (Ohhh… Elle tue des momies et des araignées, c’est pareil), pour faire la Bkk anita blake tome 1 plaisirs coupables laurell k hamilton image 4 femme a la fenetre de nuitconnaissance d’une petite bonne femme d’un mètre cinquante-huit (je vous jure que c’est vrai), au caractère bien trempé, et bourré d’empathie envers les autres, même les zombies.

J’avais plutôt dans l’esprit une Anita Blake à la répartie fracassante, combattante hors pair qui n’a pas froid aux yeux. Si elle a effectivement une bonne répartie, on repassera pour le côté « combattante hors pair qui n’a pas froid aux yeux ». On a affaire à un personnage beaucoup plus complexe que cela. Elle n’hésite pas à aller au-devant des ennuis et à se battre s’il le faut, mais elle ne réprime pas la peur qu’elle ressent face à ce qu’elle doit affronter, surtout quand il s’agit de vampires qui pourraient la fracasser rien qu’en levant le petit doigt. En cela, Laurell K. Hamilton crédibilise son héroïne en la faisant ressembler à madame tout le monde. Oui, elle n’hésite pas à combattre, mais oui elle flippe carrément et ne supporte pas forcément de voir des macchabées mutilés.

Anita Blake est loin d’être lisse, et l’on apprend vraiment à connaître ses multiples facettes tout au long du livre. En voyant cela, je me dis qu’elle est exactement le type de personnage que l’on prend plaisir à voir mis en scène, car il ne peut qu’évoluer au fil du temps.

 

En Bref : 

En bref, ce premier opus d’Anita Blake surprend, car il dénote des standards de la fantasy urbaine.

La plume de Laurell. K Hamilton transmet avec une grande fluidité une histoire pas aussi rythmée que l’on aurait pu l'imaginer, mais qui réussit le pari de capter l’intérêt du lecteur tout en posant tranquillement ses bases. De nombreux départs de feu sont mis en place pour accentuer cet effet, permettant de développer les différents pans d’un univers riche et crédible. Ainsi, il est un peu dommage de ne pas avoir un peu plus de détails sur les vampires dont on entrevoit seulement certaines particularités.Bkk anita blake tome 1 plaisirs coupables laurell k hamilton image 5 crucifix

L’héroïne est à l’image de tout le reste ; elle surprend en cassant le mythe de la chasseuse de vampire invulnérable et qui ne semble jamais avoir peur de rien. Sa personnalité est complexe et l’on se plaît à la voir mise en scène de différentes manières, qui nous permettent de nous rendre compte de son potentiel.

À ceux qui souhaiteraient lire un ouvrage avec un chasseur de vampire classique, je vous conseille de passer votre chemin, car vous risquez d'être déçus, l’action n’étant pas aussi volcanique que l’on pourrait le penser. En revanche, les personnes qui souhaiteraient changer des standards de la fantasy urbaine, je vous recommande Plaisirs coupables qui répondra peut-être à vos souhaits.

  • Ce que j'attends du prochain tome :

J’attends du prochain tome de poursuivre ma découverte du personnage d’Anita Blake. J’espère pouvoir conforter certaines croyances, et en infirmer d’autres. Je suis également curieuse de voir si l’action sera plus intense, ou si le rythme restera inchangé.

 

Points Faibles Points Forts
  • Rythme un peu lent
  • Sensation de brouillon (pas forcément avérée)
  • Manque d’informations sur un élément fondamental de l’univers
  • Plume très fluide
  • Attention captée
  • Richesse et originalité de l’univers
  • Cassure des standards de l’urban fantasy
  • Personnage d’Anita Blake

 

 

Notation : 

Style Écriture : 8/10

Intrigue : 7/10

Originalité : 7.5/10

Univers : 8/10

Personnages : 9/10

Moyenne Globale : 7.9/10

Sources Illustrations :

Image 1 – Reggie Taylor, dans Les vampires de Salem, photo de Kurt Barlow : http://www.historiatv.com/blogue/dou-viennent-les-vampires

Image 2 – Créature dans la forêt : https://pixabay.com/fr/eery-peur-de-la-tige-frankenstein-1648250/

Image 3 – Squelette et poupée : https://pixabay.com/fr/halloween-clown-poup%C3%A9e-famille-2764651/

Image 4 – Femme devant une fenêtre : https://pixabay.com/fr/fille-%D0%B4%D1%83%D0%B2%D1%83%D1%88%D0%BA%D0%B0-de-la-fen%C3%AAtre-ville-2657895/

Image 5 –  Crucifix : https://pixabay.com/fr/nue-sculpture-rosaire-nu-2541555/

 

Extraits

Extrait n°1 :

Déjà longtemps avant sa mort, Willie McCoy était un abruti. Qu’il ait rendu l’âme ne changeait rien à l’affaire. Il était affublé d’une veste écossaise voyante et d’un pantalon vert criard, et ses cheveux noirs coupés court et lissés en arrière mettaient en valeur son visage osseux triangulaire.

Il m’a toujours fait penser aux seconds rôles des vieux films de gangster. Le genre de type qui vend des renseignements à la police, qui fait les courses pour tout le monde et dont on n’hésite pas à se débarrasser le moment venu.

Maintenant que Willie était un vampire, plus question de l’éliminer. Mais il continuait son boulot d’indic, rendant de petits services à l’occasion. Bref, la mort n’avait pas réussi à le transformer. Mais je préférais éviter de le regarder dans les yeux, au cas où…

C’est la procédure habituelle quand on traite avec un vampire. Willie McCoy était jadis un individu douteux. À présent, c’était un individu douteux et un mort-vivant. Une catégorie encore inconnue pour moi.

 

Extrait n°2 :

Une flaque de sang noir s’étendait sous le corps. Je m’agenouillai pour l’examiner. Il s’était coagulé, prenant une consistance gélatineuse. Pas de rigidité cadavérique. Les vampires ne réagissent pas à la « mort » de la même façon que les humains. Du coup, il est plus difficile d’estimer l’heure ou ils ont cassé leur pipe. Mais c’est le problème du médecin légiste, pas le mien.

À en juger par sa silhouette et son tailleur pantalon noir, le cadavre était celui d’une femme. Pas évident à déterminer, vu qu’il était allongé sur le ventre avec la poitrine enfoncée et la tête en moins. Le sang avait coulé de son cou comme du vin hors d’une bouteille au goulot brisé. La peau était déchirée. On aurait dit que quelqu’un lui avait arraché la tête à mains nues.

Je déglutis. Ça faisait des mois que je n’avais pas vomi sur les lieux d’un crime. Je me relevai pour mettre un peu de distance entre le cadavre et moi.

Un être humain pouvait-il avoir fait ça ? Non. Peut-être. Misère ! Si c’était un être humain, il se donnait beaucoup de mal pour en avoir l’air. Sur tous les cadavres précédents, le légiste avait découvert des marques de couteau. La question : ont-elles été faites avant ou après la mort ?

Avions-nous affaire à un humain qui se faisait passer pour un monstre, ou à un monstre qui se faisait passer pour un humain ?

— Où est la tête ?

— Vous êtes sûre que ça va ?

Je levai les yeux vers Perry. Je devais être toute pâle.

— Ça ira, lui assurai-je.

Moi grande chasseuse de vampires. Moi dure à cuire. Moi pas vomir à la vue de cadavres décapités.

Ouais, c’est ça !

Les Éditions

Poche

  • Éditeur : Milady
  • Date de Publication : 06/03/2009
  • Format : 110 x 180 mm
  • Nombres de pages : 380
  • ISBN : 978-2-8112-0092-3
  • Prix : 7.10 €

 

 
 

Où l'acheter

Les libraires 1  Chapitre Fnac Decitre Cultura Price minister

La communauté du BooKKyûden est sur Facebook

 
 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau