Le Huitième vide

Bkk couv les histoires de jean peu ordinaire t 2

4

 

 

Série : Les Histoires de Jean peu ordinaire (T.2)

  • Auteur : J. Pierson
  • Sortie : 31/01/2013

Tome Précédent

J pierson camill et la perruche rouge

Tome Suivant

J pierson le generateur de greons

 

4e de Couverture

Axel Eyre trouve une énigme gravée sur la table du café "chez Ange", une énigme à résoudre qui va l'entrainer "jusqu'où l'on a vu disparaître le soleil"....

Jean, le "consultant" excentrique de la bande d'amis que nous avons découverte dans le tome 1 va l'y aider. Mais où toute cette histoire va-t-elle le mener ? Au Vietnam, oui, mais encore ?

Merci à J. Pierson pour l’envoi de son livre qui m’a diverti, même si j’ai une légère préférence pour son prédécesseur.

 

Résumé :

Précédemment, dans Les Histoires de Jean peu ordinaires… Lecteur, tu as fait la connaissance de Camille qui a passé tout un livre à chercher l’origine d’une perruche rouge. Si tu n’as pas souvenir des événements, tu peux, au choix, relire le livre ou ma critique, mais cette dernière ne te donnera pas le final.

Mais sinon, pas de soucis, tuImage 1 enigme1 313x500 pourras quand même suivre ce second volet, car il n’est pas question de perruche rouge, même si on la voit un bref instant, et même si l’on retrouve des protagonistes déjà croisés.

Eh oui, dans ce second tome lecteur, tu suivras le parcours d’Axel Eyre qui a eu du mal a accéléré pour résoudre l’énigme qu’il avait trouvée gravée sur une table du café d’Ange…qui passe. Non lecteur, pas…un ange qui passe, c’est Ange qui passe, voyons je te l’ai déjà, il faut suivre.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

J’arrête mon parlé style Dubosc, et j’en reviens à mes moutons, enfin à mes mots plutôt. L’écriture est fluide, mais pas autant que dans le tome précédent. Le problème va se situer au niveau des dialogues. Ce qui est gênant c’est que l’on a tendance à perdre le fil de la discussion.

La façon dont les dialogues sont construits permet un effet « réponses du tac o tac ». J’apprécie ce genre de construction. Cependant, lors des longues discussions, iImage 2 tropl n’y a aucune indication sur qui dit quoi. Alors, on peut se dire que sur une joute verbale entre deux protagonistes cela passe, mais hélas pas toujours. Ce qui va aussi entraîner cette perte du fil tient dans le fait qu’ils vont souvent être entrecoupés de parenthèses ou d’une info du narrateur, pour donner une indication humoristique et/ou ironique. Sauf que c’est plus excédant que drôle. Trop d’humour peut tuer l’humour.

Par contre, la dernière fois j’avais noté un problème de ponctuation que je n’ai pas retrouvé ici, ce qui était appréciable.

 

  • L'intrigue : 

On se retrouve dans une histoire déjantée, folle, mais aussi très drôle qui permet de passer un bon moment. Toujours cette anarchie dans l’enchaînement des événements pour arriver à tout remettre en place à la fin. J’ai cogité aussi un peu pour résoudre cette énigme trouvée par Axel. Bon, par contre quand j’ai eu terminé le bouquin, je me suis dit que j’aurais toujours pu me casser la tête, je n’aurais jamais trouvé.

Cependant, je trouve qu’on a pas mal tourné en rond quand même. Autant on voyait une cohérence dans le méli-mélo de Camille et la perruche rouge, autant, pour le Huitième vide, on la voit un peu moins. Après réflexion, je pense ne pas me tromper en disant qu’une pImage 3 questionartie de la faute en revient à la perte de fluidité dont j’ai parlé plus haut.

Mais, une question m’est venue pendant ma lecture : était-ce volontaire d’accentuer cette sensation de désordre, plus que dans le tome 1 ? Je laisse cette interrogation en suspens, car je n’ai pas trouvé la réponse.

Ce qui est vraiment pas mal, par contre, c’est cette intrigue qui part de personnages que l’on avait très peu vus dans le tome d’avant. Il y a un enchevêtrement de rencontres que l’on pense anodines et qui vont au final apporter de l’eau au moulin.

 

  • L'univers :

On en vient au plus intéressant. Oui, c’est dans cette partie que l’on voit l’intérêt du Huitième vide. Si on lit uniquement la quête d’Axel pour trouver la réponse à l’énigme, on passe à côté du véritable contenu. En tous les cas, c’est ce que je pense, et c’est pour cela que ce livre aura une bonne note.

Je vous en dis un peu plus ou pas ?

Hum…oui…allez !

Le livre est truffé de critiques de notre société tout comme le précédentImage 4 politique opus. Ici, j’ai trouvé que l’on était davantage des questions politiques, mais pas seulement. On peut aussi y trouver des remarques sur le monde du travail, les relations entre collègues, l'économie aussi. Je m’arrête là, je ne vous dévoile pas tout quand même.

Hormis dans les dialogues, j’ai encore bien aimé les incursions du narrateur qui interpelle le lecteur pour l’intégrer à l’histoire. C’est vraiment sympathique.

 

  • Les Personnages :

Je redirais la même chose que dans ma précédente chronique. Les personnages sont très simples et heureusement, parce que ce n’est pas le plus important. On n’est pas là pour étudier leur psychologie, mais pour sourire face au destin et à notre société.

 

  • En Bref : 

En bref, le HuitiImage 5 videème vide m’a légèrement moins accroché que Camille et la perruche rouge. La perte de fluidité dans les dialogues renforce le chaos, à la base volontaire, dans la construction de l’intrigue. Toutefois, ne pas avoir à focaliser son attention sur la personnalité des personnages qui sont très simples, permet de se concentrer sur la face cachée de l’œuvre constituée de piques ironiques sur notre société, et de passer un agréable moment de lecture.

 

 

  • Ce que j'attends du prochain tome :

J’attends du prochain tome de retrouver toujours autant de critiques sociétales. J’espère que les dialogues retrouveront aussi leur fluidité.

Points Faibles Points Forts
  • Perte de fluidité dans les dialogues

  • Contruction narrative moins aboutie

  • Critiques sociétales

  • Intervention directe du narrateur

  • Simplicité des personnages

 

 

Notation : 

Style Écriture : 6/10

Intrigue : 6/10

Originalité : 8.5/10

Univers : 9/10      

Personnages : 8/10

Moyenne Globale : 7.5/10

 

Sources Illustrations :

Image 1 : http://devinettedujour.com/tag/enigmes-faciles-2/page/5

Image 2 : http://www.greenmaman.com/article-25494005.html

Image 3 : http://jotranciens.fr/question_conseil_municipal_jouarre/

Image 4 : http://www.snut.fr/dessin-homme-politique/dessin-homme-politique-2/

Image 5 : http://www.lemiroirdutemps.com/article-miroir-de-l-univers-monde-quantique-50370201.html

Quelques extraits

Extrait 1 : Chapitre 5

 Chez nous on dit « l’argent n’a pas d’odeur »... En fait, jadis en France, il y avait aussi beaucoup d’industries ; surtout le textile, l’acier… Mais les gouvernements les ont laissées aller à la dérive… Sauf dans les cas où l’état était directement intéressé comme la Seita, par exemple.

-               La Seita ?

-               L’industrie du tabac. D’ailleurs, pour toi qui est dans la communication, c’est un bon exemple : mon oncle m’avait raconté que sa première cigarette, ça a été à l’âge de 4 ans…

-               Tu plaisantes ? s’offusque Tara.

-               Non non ! C’était des cigarettes en chocolat, bien sûr ! Mais attention : avec un papier blanc autour, voire avec une imitation de filtre, et vendues dans un paquet ressemblant parfaitement aux vrais pour habituer le futur client dès le plus jeune âge. D’abord les formes et les couleurs, l’impression du bon goût ; ensuite, apprendre les bons réflexes : à l’école pour la fête des pères ont fabriquait des cendriers ou des boites décoratives pour les allumettes et, pour finir, lors du service militaire, avec chaque ration, le soldat recevait un paquet de cigarettes – un vrai, cette fois – et gratuit (question d’investissement). Ainsi, tout au long de sa jeunesse, l’homme était formé pour devenir un fumeur. À côté de ce stratagème, les autres pubs font pâle figure ! Et cette industrie fonctionnait du tonnerre ! Tu n’imagines pas le nombre de gens qui ont pu vivre grâce au tabac !

-               Tout de même, modère Arthur, c’est mieux maintenant qu’on encourage les gens à arrêter de fumer, non ? Peut-être que ton oncle a travaillé à la Seita et il a maintenant une bonne retraite mais…

-               Non. On peut dire qu’il a travaillé pour la Seita avec toutes les cigarettes qu’il a consommées. Mais la retraite, il ne l’a pas connue ; il est mort avant, d’un cancer du poumon…


Extrait 2 : Chapitre 10

Il a passé dans les nids-de-poule qui traversent la route pour aller à l’école comme en atteste les panneaux avertisseurs « trous en formation », effectué des tours de manège dans les ronds-points où les indications de direction font subitement défaut, presque senti dans sa nuque le souffle du conducteur le suivant alors qu’il refusait de dépasser la limitation de vitesse, repéré les marques de voitures dont les feux clignotants sont inopérants ou en option, franchi deux voies pour doubler le lonesome cowboy qui circule perpétuellement sur la voie centrale, freiné brutalement lorsque le véhicule devant lui a fait un écart sur la gauche pour tourner dans une rue à droite à l’instar d’une semi-remorque, patienté nerveusement derrière un camion qui doublait un autre en raison d’une différence de vitesse environ égale à 5 km/h, et ainsi de suite, ponctuant les événements d’interjections et autres apostrophes dont il est inutile de dresser la liste puisque chacun de nous en possède une copie dans le cerveau. Finalement, la route, il l’a faite d’une traite. Pouët ! Pouët !

 

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Les Éditions de la Nation Néandertal
  • Date de Publication : 31/01/2013
  • Format : 127 x 203 mm
  • Nombres de pages : 154
  • ISBN : 
  • Prix : 6.50€

Numérique

  • Éditeur : Les Éditions de la Nation Néandertal
  • Date de Publication : 31/01/2013
  • Format : Mobi ; Epub2
  • Nombres de pages : 144
  • ISBN : 1230000217467
  • Prix : 5.04€
 

Où l'acheter

Amazon Kobo itunes ios logo 150x150

 

 

  • La version papier est aussi disponible directement auprès de l'auteur, avec possibilité de dédicace à la demande : ednane.canalblog.com

La communauté du BooKKyûden est sur Facebook

 
 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau