L'Héritière (Tome 1)

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Série : L'Héritière (T.1)

  • Auteure : Melinda Salisbury
  • Titre Original : The Sin Eater's Daughter
  • Sortie VO : 26/02/2015
  • Sortie VF : 17/04/2015
  • Traduction : Emmanuelle Casse-Castric
 

Tome Suivant

Illustration

 

4e de Couverture

Twylla est promise au prince héritier du royaume de Lormere. Mais la jeune élue possède un don maléfique. Elle a le pouvoir de tuer par son simple toucher : elle est l'arme parfaite ! La cruelle reine qui l'a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Nul ne peut approcher Twylla sans risquer sa vie. Jusqu'au jour où Lief, son nouveau garde, charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission...

L’Héritière est une œuvre qui m’a laissé perplexe. C’est à un tel point que je me demande encore si je l’ai aimée ou non.

 

Résumé :

Le royaume de Lormere est empli de mythes et de légendes qui, pour son peuple, sont d’une implacable tangibilité. Et pour cause, puisqu’ils ont une preuve vivante que les Dieux existent. Twylla, adolescente adoptée par la Reine de Lormere, est leur représentante sur terre. Elle est Eclipse lunaire solaire 313x500Daunen incarnée, fille des Dieux, venue au royaume de Lormere pour lui assurer prospérité. Mais Daunen incarnée n’est pas que cela, puisqu’elle possède le pouvoir de tuer quiconque en un seul contact.

Seuls les membres de la famille royale, également de sang divin, sont en mesure de la toucher. C’est donc en toute logique que Twylla est promise au prince du royaume. Mais, l’arrivée d’un nouveau garde au service de la jeune femme, pourrait bien faire vaciller toutes les certitudes jusque là bien ancrer en chacun, et surtout en Daunen incarnée.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Que vous dire, à part que le style ne m’a pas plus du tout. Attention toutefois, je pense que c’est une histoire de goût et rien d’autre. Je ne peux pas dire que le livre soit mal écrit, ce serait tout de même poussé trop loin. Mais j’ai eu beaucoup de difficultés à m’y faire. J’ai trouvé la plume poussive, immature, et très redondante.

 

  • L'intrigue : 

On ne peut pas dire qu’elle m’est emballée non plus. Je me suis ennuyée pendant toute la première moitié du livre. Forcément 150 pages pour se mettre dans l’ambiance c’est un peu long.

On entre dans le quotidien de Twylla, qui ne peut toucher personne en raison de son statut du Daunen incarné. Faut reconnaître que son sort n’est pas très enviable. Elle va finir par se retrouver aux prises avec ses sentiments envers deux jeunes hommes, d’un côté son fiancé, le prince du royaume, et de l’autre son nouveau garde qui la fait chavirer. À ce triangle 22197727poison jpg 250x150amoureux, il faut rajouter la méchante Reine qui fait vivre un enfer à la jeune femme.

Alors expliquer comme ça, c’est sûr que l’intrigue ne casse trois pattes et un canard, et vous vous dites certainement que j’exagère quand j’expose les faits. Et bien, figurez-vous que j’aimerais bien exagérer, mais ce n’est pas vraiment le cas, et j’ai été assez déçue.

J’en attendais beaucoup plus de l’histoire de Twylla. Il y a vraiment une bonne base qui aurait pu aboutir à un excellent livre. Mais voilà, l’intrigue n’a pas été assez poussée sur les angles qui attiraient le plus l’attention, et c’est dommage. On effleure seulement le véritable potentiel ce qui est frustrant, parce que la deuxième partie du livre est bien meilleure, même s’il y a encore des problèmes de profondeur.

Ce qui est venu tout gâcher, je pense, c’est le fameux triangle amoureux que l’on retrouve dans 80% des œuvres de Young-Lit. Je n’ai rien contre la Young-lit, ni contre les triangles amoureux, mais quand ils sont surfaits et cousue de fil blanc, comme c’est le cas pour L’Héritière, je dis NON !

Le pire c’est que j’ai eu l’impression que même l’auteure s’en était rendue compte, en se décidant à passer aux choses sérieuses, dans la seconde partie.

En ce qui concerne la fin, elle est nettement meilleure que tout le reste du livre. Par certains côtés, elle est un peu surprenante, et ça fait du bien. Par contre, l’épilogue à peu d’intérêt. Je l’ai même trouvé très bizarre. D’habitude, j’aime les fins ouvertes, Paysage fantasy 313x500mais là, ce n’était ni ouvert ni fermé, c’était juste entrebâillé.

 

  • L'univers :

Là, aucun doute possible on est bien dans un univers de Fantasy, plutôt agréable à découvrir. Mais encore une fois, le problème est le même que pour l’intrigue. La frustration est présente, car on a envie d’en découvrir davantage. Par contre, je pense que le fait de survoler certains détails doit être voulu, car L’Héritière n’est que le premier tome d’une saga.

     

Je ne veux donc pas trop me prononcer dessus, n’ayant pas l’intégralité des éléments en mains.

Mais est-ce que ce n’est quand même pas dommage qu’au premier tome d’une série, on ne soit pas capable de dire clairement si l’univers est bon ou pas, et surtout bien maîtrisé ? Je pense que l’on devrait pouvoir répondre à cette question sans ambivalence, même si l’auteur ne donne pas toutes les clefs, ce qui est normal. Il faut bien laisser du suspens pour la suite.

  • Les Personnages :

Le gros bémol du livre, duquel découle la majorité des autres points faibles.

Dans certains romans, les personnages principaux sont tellement bons, qu’ils arrivent à éclipser les points déficients de l’intrigue. Parfois, ce sont les personnages secondaires qui vont tenir l’intégralité du livre, quand les principaux ne font pas leur job. D’autres fois encore, ce sont ceux appelés les « méchants », qui vont porter l’ensemble à bout de bras.

Eh bien dans L’Héritière, l’intrigue ne peut compter que sur elle-même. Aucun des personnages n’est capable de la soutenir. Et quand les personnages ne supLe talon d achilleportent pas leur intrigue, en général on court droit à la catastrophe.

Le livre est écrit du point de Twilla, et je sais que je vais me répéter, mais c’est son talon d’achille. Comment voulez-vous qu’un personnage fade et creux donne du corps à une intrigue ? C’est impossible. Eh bien, c’est ce qui se passe ici.

J’ai dit plus haut que dans la deuxième partie du livre, l’histoire reprenait du poil de la bête, et connaissait un regain d’activité. Il y a une bonne explication à cela. Le personnage principal, Twilla, évolue à ce moment-là. Elle va gagner en consistance, entrainant l’intrigue dans son sillage. Mais c’est dommage que cela ne soit pas arrivé plus tôt.

 

  • En Bref : 

En bref, L’Héritière est un roman en demi-teinte, porteur d’une excellente idée, mais exploité à moitié. En voyant le manque de teneur des personnages, et surtout de celui de Twilla, narratrice de l’intrigue, on ne peut que comprendre la plume poussive de l’auteDemi teinteure ainsi que le manque de profondeur de l’histoire.

Ce roman prouve à lui seul qu’une trame a besoin de ses personnages pour gagner en matière. C’est d’autant plus vrai ici, que le sujet traiter, malgré de très bonnes idées, souffre du manque d’originalité des littératures jeunesses, dite Young-lit, et de la redondance des thèmes abordés.

Il est dommage de devoir attendre la deuxième partie du livre pour commencer à être emporté par cette histoire, qui n’est pas totalement dénuée d’intérêt. L’univers n’est pas suffisamment poussé, mais sous-tend une mise en lumière dans le second tome.

Je laisserais donc le bénéfice du doute à la saga de L’Héritière, ce premier volume étant rattrapé par une fin bien mieux maîtrisée que tout le reste.

  • Ce que j'attends du prochain tome : 

J'attends du prochain qu'il n'attende pas la moitié du livre pour démarrer. J'aimerais également voir des personnages un peu plus consistant.

 

Points Faibles Points Forts
  • plume poussive
  • thème redondant
  • personnages fades
  • idée intéressante
  • univers paraissant très riche
  • fin cohérente et bien trouvée

 

 

Notation : 

Intrigue : 6/10

Originalité : 3.5/10

Univers : 6/10

Personnages : 3/10

Style Écriture : 5/10

Moyenne Globale : 4.7/10

Sources Illustrations :

http://le-poison-dans-la-litterature-tpe.e-monsite.com

http://idraemir.blogspot.fr/2011_07_01_archive.html

http://julietteandco.canalblog.com/archives/2011/04/06/20827727.html

http://www.photo-kako.com/fr/halftone.cgi

 

 

Quelques extraits

Extrait 1 : Chapitre 1, p.12

Lorsque nous arrivons à l’entrée de la salle de l’Aube, où ils se trouvent, nous effrayons les serviteurs qui retirent les reste de leur dernier repas. Ils se plaquent contre les murs en me voyant, la tête baissée et les doigts crispés sur les assiettes et les gobelets. Dorin adresse un signe de tête à l’autre garde et nous dépasse pour entrer dans la petite pièce. quelques secondes plus tard, il réapparait sur le seuil et nous fait signe que tout est en ordre.

Deux hommes sont assis devant une petite table en bois, tous deux vêtus du cou aux chevilles d’une ample chemise noire. Leurs bras sont attachés à ceux des fauteuils. Ils lèvent lentement les yeux vers moi et mes gardes prennent place près de la porte, l’épée au clair. Pourtant, je suis en sûreté, ici comme n’importe où, même en compagnie de criminels, de traîtres à la couronne et au royaume.

—  En tant que Daunen incarnée, je vous offre la bénédiction, je lance d’une voix que j’espère assurée et souveraine, alors que j’ai le ventre noué. Vos péchés ne seront pas Dévorés après votre départ, mais je peux vous offrir la bénédiction des dieux. Ils vous pardonneront en temps voulus.

Aucun d’eux n’a l’air reconnaissant, et je ne peux pas leur en vouloir, ce sont des mots vides, nous le savons tous. Si leurs péchés ne sont pas Dévorés, ils seront damnés, et ma bénédiction n’y changera rien.


Extrait 2 : Chapitre 7, p.100

— Twylla…(Il se tourne vers moi.)…tu veux bien faire quelque chose pour moi ?

— Bien sûr, Votre Altesse.

— Cesse de m’appeler « Votre Altesse » lorsque nous sommes seuls. Nous sommes fiancés. (Il me fait un demi-sourire et mon cœur tressaute à ces mots.) Je m’appelle Merek. Parfois, je crains d’oublier mon propre nom, je l’entends si peu souvent. Je t’en prie, appelle-moi Merek.

Je hoche la tête, et il hausse les sourcils, comme pour m’encourager.

— Merek.

Je m’exerce à prononcer son nom, qui a la saveur des pêches que je chapardais quand j’étais enfant, le goût de la crème léchée dans le bol quand personne ne me regardait. Un goût d’interdit.

— C’est mieux, fait-il en hochant la tête avant de poursuivre. L’an prochain marquera ma vingtième moisson, comme tu sais. Enfin, la mesure en moisson ne veut rien dire au château. Je n’ai pas aidé à moissonner lors de ma dix-huitième année. Je suppose que par conséquent je ne suis pas vraiment un homme.

Il se détourne à nouveau, parcourant la galerie en sens inverse, et je finis par le suivre. Il s’arrête devant un petit portrait. La jeune femme qu’il représente offre une ressemblance troublante avec Alianor.


Extrait 3 : Chapitre 12, p.139

Au matin, je suis fatiguée, mais je ne tiens pas en place. Pendant que je me prépare, mon cœur palpite, ma peau est tantôt trop chaude, tantôt glacée. Des images tournoient dans mon esprit : son torse, le combat, son sourire. Puis je me souviens que Dorin est toujours malade, et j’ai honte : j’oublie trop souvent son état. Tout est embrouille, chaotique, et j’ai en partie envie de rester dans ma chambre, pour échapper à tout ça. Mais je me rends compte que ce serait inutile et ingrat, étant donné le mal que Lief s’est donné pour obtenir ma liberté.

— Comment va ton épaule ? je lui demande lorsqu’il entre avec mon petit déjeuner.

— J’ai un beau bleu, répond-il en souriant. Comme tu l’avais prédit. J’ai quelques courbatures. Mais rien qui m’empêche de remporter un autre combat si besoin.

Je luis fais un pâle sourire, l’esprit envahi par une vision de ses épaules nues.

— Bon, si tu es prête pour sortir, le temps est clément, mais le fond de l’air est frais, tu devrais prendre ta cape.

Il n’attend pas mon assentiment et va directement prendre ma cape écarlate dans mon armoire. Il la tient comme s’il avait l’intention de me la mettre sur les épaules.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Gallimard Jeunesse
  • Date de Publication : 17/04/2015
  • Format : 155 x 225 mm
  • Nombres de pages : 330
  • ISBN : 978-2070665457
  • Prix : 16.90€

Numérique

  • Éditeur : Gallimard Jeunesse
  • Date de Publication : 17/04/2015
  • Format : Epub, Mobi
  • Nombres de pages : 336
  • ISBN : 978-2075049498
  • Prix : 11.99€
 

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