Une Fille parfaite

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  • Auteure : Mary Kubica
  • Pays : USA
  • Titre VO : The Good Girl
  • Éditeur VO : Mira
  • Sortie VO : 01/08/2014
  • Sortie VF : 29/04/2015
  • Traduction : Carole Benton
  • Public : Adulte
  • Formats Disponibles : Papier / Numérique

4e de Couverture

« Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux, l’intensité de son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett, jeune héritière d’une des familles les plus en vue de Chicago, accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle a commis une grave erreur. Et qu’après ce soir-là rien, jamais, ne sera plus comme avant.


Avec Une fille parfaite, Mary Kubica mène un récit à trois voix fondé sur une construction incroyablement précise et ingénieuse. Sans jamais le déflorer, l’auteur confère profondeur et intensité au mystère qui entoure le kidnapping de Mia — jusqu’à la révélation finale qui fait voler en éclats les apparences et donne toute son ampleur à cette histoire bouleversante.

Vous n’oublierez pas Une fille parfaite.

Vous n’oublierez pas Mia.

La Critique de ChoupieS (En cours)

Une fille parfaite m’a attiré par sa couverture très simple et pourtant énigmatique, mais ne m’a pas donné autant que je l’espérais.

Résumé :

Tous les parents, dans le souci de protéger leurs enfants, énoncent des règles universelles. Regarde à gauche et à droite avant de traverser, ne parle pas aux inconnus, ne suis jamais personne que tu ne connais pas. Mais Traverser rueen grandissant, le statut d’adulte confère le pouvoir d’ignorer ces mises en garde.

En oubliant cette dernière recommandation, Mia Dennett ne pensait pas qu’elle aurait à vivre un cauchemar. Comment réagit une mère qui apprend que son enfant a été enlevé ? Que peut faire un policier quand, tombe sur son bureau, une affaire d’enlèvement concernant la fille d’un juge influent ? Pourquoi un ravisseur change ses plans à la dernière minute ?

Et…quand la disparue refait surface trois mois plus tard, est-elle devenue parfaite ou l’a-t-elle toujours été ?

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

La plume en elle-même est assez simple et efficace, par contre j’ai remarqué qu’il y avait pas mal de répétitions ce qui peut devenir un peu pénible à la longue. Toutefois, celles-ci deviennent de moins en moins fréquentes à mesure que l’on avance dans le récit.

Il y a eu une grosse prise de risques quant au choix de la structure. Quand j’ai ouvert le livre, j’ai été très vite intrigué sur le choix de l’auteur du titre des chapitres. En me plongeant dedans, j’ai très vite compris ce choix. Non seulement l’auteure a décidé de donner la parole à trois des personnages, mais en plus ils le font sur deux axes temporels distincts. J’ai trouvé ça plutôt osé et assez risqué même.Labyrinthe

L’articulation est assez bien faite, car on s'adapte vite à ces sauts dans le temps - avant/après - sans être perdu dans l’histoire, ce qui aurait pu arriver très vite. Bémol quand même, ces mêmes sauts engendrent une perte de rythme dans l’intrigue. Je n’ai rien contre les cassures dans le tempo d’une histoire, au contraire. Mais, dans le cas d’Une fille parfaite, ça m’a dérangé. J’avais l’impression de ne pas du tout avancer dans l’intrigue, et ça m’a vraiment exaspéré.

 

  • L'intrigue : 

Je n’ai pas été impressionné par l’histoire en elle-même, qui n’est pas une nouveauté. On a une jeune femme qui se fait enlever par un type, une demande de rançon, une enquête de police, une mère qui s’inquiète pour sa fille. Si on n’avait pas cette double articulation temporelle dont j’ai parlé plus haut, le livre n’aurait strictement aucun intérêt.

J’ai eu énormément de difficultés à me plonger dans cette histoire. La première moitié du livre est pénible parce qu’on ne sait pas où veut nous embarquer l’auteure. Le mécanisme et la voie suivie sont très lents à se dévoiler, et pour un thriller psychologique la lenteur de l’action n’est pas la meilleure arme qui soit.

Il faut toutefois reconnaître que le final est plutôt pas mal, même s’il est un peu prévisible en raison d’une phrase dite par un des personnages. J’ai trouvé ça dommage, parce qu’en plus, elle est prononcée quand on est vraiment entré dans l’intrigue. Quand on a de la chance, on peut passer à côté. Si c’est le cas, c’est bien, sinon c’est dommage.Chut Moi je l’ai bien repéré donc tant pis pour moi. Je félicite quand même la cohérence de l’intrigue et sa construction parce que je ne pense pas que c’était très facile à conserver jusqu’au bout.

 

  • L'univers :

L’intérêt de ce point ne se situe pas sur la géographie, mais sur la psychologie. C’est ça qui est intéressant. Normal me direz-vous, puisqu’on est dans un thriller psychologique. Oui, mais Une fille parfaite, et c’est là que ce trouve aussi l’originalité du livre, pose un huit-clos entre les personnages alors qu’ils ne se trouvent pas dans le même lieu. Mary Kubica pousse même le vice à aller chercher ce huit clos dans différents champs temporels.

On a la dimension psychologique des personnages pendant que Mia est aux mains de son ravisseur puis, après son retour.

Tout le livre tient sur les tentatives de relier entre elles ces dimensions. Une fois qu’on a compris que c’est là que l’auteure veut nous embarquer, c’est bon, sauf qu’il faut attendre 150 pages pour ça.

  • Les Personnages :

On a un récit à trois voix, la mère de Mia, le policier chargé de l’enquête, et le kidnappeur. Ce que j’ai trouvé intéressant c’est qu’on apprend à connaître la victime uniquement à travers leur vision. Tous les trois arrivent à marquer le tempo du livre, et donnent envie de savoir ce qui a bien pu se passer pour que le comportement de la jeune femme change à ce point, entre le début de son enlèvement et son retour.

En ce qui les concerne directement, j’ai trouvé leur personnalité – et surtout psychologiquement parlant – très bien construite. On n’a pas des perLe chat paradoxesonnages lisses, soit gentils, soit méchants. C’est valable aussi pour les personnages secondaires, même si c’est plus subtil.

Par contre, et ça va entrer en paradoxe avec ce que je viens de dire, autant ils ne sont pas lisses, autant l’auteure les a parfois mis en scène dans des situations complètement clichées, voire fades. Il y a des moments où je me demandais ce que telle ou telle scène venait faire là. Si ça se trouve, elles s’étaient peut-être égarées. Allez savoir.

 

En Bref : 

En bref, Une fille parfaite m’a un peu déçu. Même si je reconnais et félicite la prise de risque de l’auteur quant à l’articulation narrative de l’œuvre, je trouve dommage qu’il faille la moitié du livre pour se mettre dans le bain. Ce thriller possède une belle dimension psychologique dans laquelle réside toute l’originalité.

En effet, l’intrigue, pourtant cohérente et bien construite, perd de sa superbe à cause d’une phrase malheureuse d’un des personnages dévoilant la teneur du dénouement. Une petite incompréhension réside également sur la place de certaines scènes n’allant pas du tout avec la très Huit closbonne construction des personnages, qui ne méritaient pas d’avoir certaines scènes aussi clichées.

Je ne suis pas certaine que ce roman soit pour des personnes qui souhaiteraient débuter dans le thriller psychologique. Car, pas sûr qu’ils apprécient la mise en place, un peu longue je trouve, pour le genre.

Pour les amateurs du genre, ce n’est pas le meilleur que vous puissiez lire. Toutefois ce serait peut-être dommage de passer à côté, ne serait-ce que pour voir l’articulation utilisée, et la construction du récit.

En revanche, pour les lecteurs les plus exigeants, j’ai peur que vous ne le trouviez fade.

Maintenant, il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit que du premier roman de Mary Kubica. Donc, à voir comment seront les autres.

 

Points Faibles Points Forts
  •  mise en place de l’intrigue trop lente
  • fin éventée
  • situations parfois clichées
  • prise de risque sur la narration
  • intrigue bien construite
  • psychologie des personnages prenante

 

 

Notation : 

Intrigue : 5/10

Originalité : 6.5/10

Univers : 7/10

Personnages : 7/10

Style Écriture/Design : 6.5/10

Moyenne Globale : 6.4/10

 

Sources Illustrations :

Image 1 : http://www.esi.umontreal.ca/~leboeufm/blt6336/travou.html

Image 2 :  http://dreamguides.edreams.fr/espagne/barcelone/parc-du-labyrinthe-dhorta

Image 3 :  http://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr/fr/evenement/chut-visite-decouverte-des-4-ans

Image 4 :   http://pleasecraftme.fr/forums/index.php?threads/quelques-paradoxes.15858/

Image 5 : http://lyc-sevres.ac-versailles.fr/info_pro.huisclos.php

 

Quelques extraits

Extrait 1 : Eve – Précédemment (P.11)

J’écoute d’une oreille distraite les propos de la jeune femme à l’autre bout du fil. Par la fenêtre, j’aperçois les enfants des voisins qui secouent un petit arbre pour faire tomber ses dernières feuilles. Les enfants me servent d’horloge : quand ils apparaissent dans le jardin, je sais que la fin de l’après-midi approche, l’école est terminée. Quand ils rentrent chez eux, l’heure est venue pour moi de préparer le diner.

— Son téléphone portable ?

— Je tombe directement sur sa boîte vocale.

— Avez-vous…

— J’ai laissé un message.

— Vous êtes sûre qu’elle na pas appelé l’école ?

— L’administration n’a reçu aucune nouvelle de sa part. Je m’inquiète qu’elle puisse être renvoyée. Le fait qu’elle pourrait avoir des ennuis ne m’a pas encore traversé l’esprit.

— J’espère que cela n’a pas causé de dérangement.

Ayanna m’explique que les élèves de la première heure de cours de Mia n’ont pas signalé son absence et que ce n’est qu’en deuxième heure que la nouvelle a finalement filtré : Mlle Dennet est absente et personne ne la remplaçait. Le directeur s’était chargé d’aller rétablir l’ordre dans la classe jusqu’à ce qu’ils trouvent une remplaçante : il avait découvert des graffitis de gang gribouillés sur les murs avec le matériel de dessin hors de prix de Mia, celui qu’elle achète elle-même quand l’administration refuse de payer.

— Madame Dennett, vous ne trouvez pas cela bizarre ? demande-t-elle. Cela ne ressemble pas à Mia.

— Oh ! Ayanna, je sui certaine qu’elle a une excellent raison.

— Comme quoi par exemple ?

— Je vais appeler les hôpitaux. Il y en a plusieurs dans son quartier et…


Extrait 2 : Gabe – Précédemment (P.37)

— Vous n’êtes pas un homme facile à trouver, dis-je, tandis qu’il m’accueille dans son bureau.

En fait, il s’agit plus d’un box que d’un véritable bureau, mais entouré de parois plus haute que la normale, ce qui lui procure une certaine intimité. Il n’y a qu’une seule chaise – la sienne – et je reste sur le seuil de la porte, appuyé contre l’angle du mur escamotable.

— J’ignorais que quelqu’un cherchait à me trouver.

À première vue, il m’apparaît comme un petit con prétentieux, un peu comme moi il y a quelques années, avant que je prenne conscience que rien ne me permettait d’être aussi imbu de ma personne. C’est un homme imposant, costaud mais pas vraiment grand. Je suis certain qu’il fait de la musculation et qu’il boit des boissons protéinées. Peut-être même avale-t-il également des stéroïdes ? J’en prends note mais, pour le moment, je n’aimerais pas qu’il me surprenne à faire de telles suppositions. Il serait capable de me botter les fesses.

— Connaissez-vous Mia Dennet ? demandé-je

— Ça dépend.

Il fait pivoter sa chaise et, me tournant le dos, reprend la frappe d’un e-mail.

— De quoi ?

— De qui veut le savoir.

Je n’ai aucune envie de m’engager dans ce petit jeu.

— Moi, dis-je, décidant de farder ma carte maîtresse pour plus tard.

— Et vous êtes ?

— Je suis à la recherche de Mia Dennet.


Extrait 3 : Colin – précedemment (p.59)

Quand le téléphone sonne enfin, elle lutte contre le sommeil. Elle a dû répéter un bon millier de fois qu’elle voulait partir et, à chaque fois, j’ai répondu qu’il n’en était pas question.

J’ai dû faire appel à tout mon sang froid pour m’arracher à ses bras. Pour tourner le dos à ses yeux suppliants et m’efforcer de ne pas y penser. Je trouve que cela ne se fait pas de baiser la fille qu’on est sur le point de kidnapper.

Quoi qu’il en soit, je suis parvenu à la convaincre de rester. Elle s’imagine que c’est pour son bien. Je luis ai promis que lorsqu’elle aurait dessoûlé, je lui appellerais un taxi et, apparemment, elle m’a cru.

Le téléphone sonne. Elle ne sursaute pas mais, au regard qu’elle me jette, je comprends qu’elle s’imagine qu’il s’agit d’une autre fille. Qui d’autre pourrait appeler ainsi au milieu de la nuit ? Il est près de 2 heures du matin et tandis que je me dirige vers la cuisine où se trouve le téléphone, je la vois qui se lève du canapé, cherchant à secouer sa léthargie.

— Tout est prêt ? s’enquiert Dalmar à l’autre bout du fil. Je ne sais rien de lui sinon qu’il a débarqué après avoir sauté d’un bateau et qu’il est plus noir que tout ce que j’ai pu voir jusque-là. J’ai déjà travaillé pour Dalmar : des rapines, quelques types à bousculer. Mais jamais encore d’enlèvement.

— Hum, hum.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Mosaïc
  • Date de Publication : 29/04/2015
  • Format : 225 x 140 mm
  • Nombres de pages : 400
  • ISBN : 9782280337731
  • Prix : 19.90€

Numérique

  • Éditeur : Mosaïc
  • Date de Publication : 29/04/2015
  • Format : Epub / Mobi
  • Nombres de pages : 400
  • ISBN : 97822802792399
  • Prix : 13.99€

 

 

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