Le Faucheur

Bkk couv les aux tome 1 le faucheur

4 Avertissement: Violence

Série : Les Aux' (T.1)

  • Auteur : David Gunn
  • Titre VO : Death's Head #1
  • Sortie VO : 01/05/2007
  • Sortie VF : 17/01/2008
  • Traduction : Grégory Bouet
 

Tome suivant

Bkk couv les aux tome 2 offensif

 

4e de Couverture

Entre Starship Troopers et Commando, les exploits héroïques de Sven vont vous exploser en pleine gueule !

Ex-sergent de la Légion étrangère condamné à mort pour insubordination, Sven Tveskoeg est un tueur féroce et la pire tête de mule de l’empire. Il n’est humain qu’à 98,2%, le reste lui permettant de guérir d’atroces blessures en un temps record ou de communiquer en pensée avec les ferox, de terrifiantes créatures qui, face aux armes lourdes de la technologie humaine, ne laissent que des miettes.

C’est sans doute pour ça que l’empereur a repéré Sven et que les Faucheurs, le corps d’élite de la galaxie, veulent lui donner une nouvelle vie… en échange d’une mission.

Une mission ? Plutôt un carnage monumental, un baroud d’une extrême violence hurlée à un rythme effrénée. Au cœur de cet ouragan de métal et de feu que seuls le sexe et le péché viennent parfois apaiser, Sven sait qu’il n’est qu’un pion dans un jeu mortel.

Mais personne ne sacrifie le Faucheur !

Un début peu convaincant qui glisse peu à peu vers une réelle addiction.

 

Résumé :

Faut vraiment pas avoir de bol, pour se retrouver suspendu au milieu d’un désert ultra aride, le dos en vrac après s’être pris plus Bkk aux t 1 01 bad luckd’une dizaine de coups de fouet, et assister au massacre de son unité par des guerriers aux griffes et aux crocs plus aiguisés qu’un couteau de boucher. À la place de Sven…euh non. J’ai aucune envie d’être à sa place, parce qu’en plus de ça, il va se retrouver mêlé à de sales histoires orchestrées par des politiciens sagement assis derrière leur bureau. Pas de bol d’être un faucheur.

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

J’ai eu un peu de mal à me faire à la plume de David Gunn, car j’ai peu l’habitude de lire des textes au présent et à la première personne. Pour ces ouvrages, il me faut toujours un léger temps d’adaptation. Une fois que le rythme de croisière est pris, j’ai trouvé que le style était fluide et agréable à suivre. Il permet une parfaite immersion dans l’univers dépeint, tout en nous familiarisant avec la personnalité du personnage suivi.

Il s’agit là d’un style sans chichi, sans fioriture, allant droit au but. Les descriptions sont taillées comme il faut, ni trop courtes, ni trop longues. Cependant, on peut parfois remarquer que les scènes d’action les plus intenses ont du mal à tenir le rythme et deviennent difficiles à visualiser. Mais, cela n’empêche pas non plus de suivre les événements.Bkk aux t 1 02 chemin

 

  • L'intrigue : 

Le style n’a pas été le seul auquel j’ai eu du mal à me faire. En effet, il a fallu un certain temps pour se faire à l’intrigue, plutôt light au premier abord.

C’est un peu dérangeant, car sur la quasi-totalité de la première partie, on se demande : « Mais, où veut-il en venir ? Où l’auteur veut-il nous emmener ? ». On est uniquement sur le cheminement du personnage principal, Sven, qui se trouve être tortueux et difficile à appréhender. On sent qu’il y a plus à apprendre que le simple fait de voir ce personnage évoluer, mais l’auteur a volontairement – il me semble – brouillé les pistes au maximum.

L’effet est réussi, car du moment où on accepte de suivre ce personnage pour ce qu’il nous propose, on plonge, sans en prendre conscience, dans son monde. C’est au moment de refermer le livre que l’on se dit « Mais non, je veux rester et voir ce qui va lui arriver ».

David Gunn prend beaucoup de risques dans ce premier opus, car il a choisi de fonder tout l’axe narratif de lBkk aux t 1 03 le lievre et la tortuea première partie sur la découverte de son personnage principal.

Pourquoi est-ce une prise de risque ?

Parce qu’en faisant cela, l’auteur risque de perdre son lecteur en cours de route. En prenant le genre du livre (science-fiction/Space-Opéra), l’univers choisi (militaire/opérations secrètes/politique), et la focalisation sur un seul personnage, on se doute dès le début de la lecture qu’il doit y avoir une trame assez complexe qui va se dessiner en arrière plan. Or, pendant la première partie, on ne nous offre aucune possibilité de dessiner les contours de l’intrigue. En cela, il s'agit d'un chemin tortueux, car aujourd’hui on est de plus en plus habitué à rencontrer des histoires qui nous donnent très vite beaucoup d’informations. David Gunn organise sa trame d’une façon beaucoup plus insidieuse. C’est en persévérant que l’on se rend compte, que ce choix était le bon.

 

  • L'univers :

L’auteur prend son temps pour planter son décor, et c’est peut-être pour cela quBkk aux t 1 04 armeee l’on est aussi bien immergé dans l'univers qu’il nous offre. Les lieux utilisés sont nombreux (une bonne dizaine pour 300 pages). Si on fait le ratio, ça nous donne environ 30 pages pour chaque endroit, ce qui est peu si l’on considère que chacun possède des caractéristiques géographiques, météorologiques et sociaux politiques différents. Pourtant, David Gunn réussit à nous donner l’impression que l’on a passé suffisamment de temps dans chaque lieu pour continuer le chemin

Ce tour de passe-passe démontre une maîtrise parfaite de l’univers. Celle-ci ne s’arrête pas seulement aux lieux. Elle se positionne également sur l’ensemble de ce qui constitue l’atmosphère générale de l’œuvre. Aussi, les objets (armes notamment), les liens hiérarchiques ou les opérations tactiques sont facilement imaginables.

 

  • Les Personnages :

Comme dit plus haut, c’est le personnage de Sven sur lequel repose l’œuvre. On apprend à le connaître durant toute la premiBkk aux t 1 05 pion echiquierère partie, et dans la seconde on le voit davantage à l’œuvre sur un point de vue relationnel. C’est également dans ce deuxième pan de l’intrigue que l’on commence à avoir des bribes de ce que l’auteur souhaite apporter à sa saga.

Si l’on peut avoir cette nouvelle vision, c’est uniquement parce que Sven, lui-même, commence à entrevoir qu’il y a des machinations qui l’utilisent comme un pion sur l’échiquier.

Sur un point de vue général, on ne peut pas dire que les personnages soient si originaux que cela. On observe pas mal de clichés vu de nombreuses fois, comme le soldat bourru jurant comme un charretier, le politicien se croyant au-dessus de tout le monde, le geek rondouillard accro à l’informatique…et pourtant, l’auteur trouve toujours la petite chose en plus pour leur donner une personnalité bien à eux, qui nous permet de nous attacher à ces protagonistes.

Je noterai tout de même un point d’originalité, sur un personnage plutôt atypique auquel on ne s’attend pas du tout. Il s’agit de l’arme de Sven, qui est une arme à feu…non je ne deviens pas folle. Cet objet constitue un personnage à part entière que j’ai beaucoup apprécié. Il apporte une note humoristique auquel on ne s’attend pas toujours, un peu à la façon de R2-D2 et C-3PO dans Star Wars.

En Bref : Bkk aux t 1 06 r2d2 z 6po

En bref, ce premier opus de la saga Les Aux’ se révèle être une très bonne surprise compte tenu de ma réticence des premières pages.

La plume fluide et brute de décoffrage convient parfaitement à l’univers militaire et musclé que nous fait découvrir David Gunn. Il nous plonge dans une atmosphère d’opérations militaires et d’infiltrations, en nous donnant la possibilité de découvrir comme il se doit les lieux où se déroule l’action. Ceci est possible grâce à une grosse prise de risque sur l’intrigue. David Gunn, choisis de consacrer la première partie du livre à la découverte du personnage principal. En faisant cela, il prend certes, le risque de perdre le lecteur en ne lui fournissant pas d’éléments pour raccorder l’histoire, mais s’assure de procurer une immersion pleine et entière.

Le personnage principal et l’univers deviennent ainsi facilement accessibles ; et, une fois dépassé le stade de la découverte, on est parfaitement prêt à attaquer les choses sérieuses.

Le seul petit bémol se positionne sur quelques scènes de combats retranscrites d’une manière un peu brouillonne, ce qui ne permet pas de bien les visualiser.

Sven, le personnage principal nous entraîne dans son sillage via ses missions, et ses rencontres. Il est notre hôte et l’on va appréhender en même temps que lui la situation politique, et surtout les complots qui se trament en arrière-plan, et dont il s’avère être un pion pas aussi docile que cela.

L’auteur nous fait prendre notre temps, et si au début, on peut se demander où l’on va exactement, on se rend vite compte que la question finit par ne plus se poser tant l’enchaînement général coule de source.

À ceux qui aime les intrigues fondées sur le cheminement du personnage principal, je recommande ce premier opus des Aux’ qui est un bon représentant du style.

  • Ce que j'attends du prochain tome :

J’attends simplement du prochain tome qu’il poursuive sur la fin du tome 1.

 

Points Faibles Points Forts
  • Première partie lente
  • Scènes de combat difficile à visualiser
  • Style franc
  • Enchaînement logique
  • Univers parfaitement maîtrisé
  • Personnages charismatiques

 

 

Notation : 

Style Écriture : 7.5/10

Intrigue : 8/10

Originalité : 8/10

Univers : 9/10

Personnages : 8.5/10

Moyenne Globale : 8.5/10

Sources Illustrations :

http://nathalybloch.blogspot.fr/2014/02/sorcellerie-ou-malchance-de-quoi-etes.html

http://www.watten.fr/office-de-tourisme-128/patrimoine-129/sites-naturels-133/article/lac-bleu?id_document=191

http://www.philibertnet.com/fr/purple-brain/30637-le-lievre-et-la-tortue-3760175511585.html

http://alfanero.blogspirit.com/archive/2007/04/21/pion.html

http://fr.starwars.wikia.com/wiki/C-3PO

 

Extraits

Extraits 1

Chapitre premier

La cage s’ouvre par-devant. Une double rangée de chaînes relie le battant au sommet. Au-dessus, des maillons encore plus gros verrouillent le tout avec un cadenas de la taille d’un poing.

Elle est placée contre un mur poussiéreux, afin que le soleil consume son occupant. De temps à autre, un soldat jette un coup d’œil en passant sur la place d’armes, mais la plupart évitent de regarder dans cette direction.

La malchance est contagieuse.

— Allez, sortez-le.

La voix du sergent Fitz est amusée, presque triomphante. Il désigne la cage à ses caporaux… comme s’il y avait un doute sur la teneur de son ordre.

Il lance la clé au plus baraqué.

Un jeune blond dans un uniforme bien repassé se tient derrière le sergent. Notre nouveau lieutenant, tout juste débarqué du transport de troupes, et à l’évidence terrifié par ce qui est sur le point de se produire.

Le petit récupère le fusil du gros, qui manque de lâcher la clé. De près, je remarque qu’il sue, et que ses doigts tremblent en approchant du verrou.

Tout le monde retient son souffle.

Il tire sur la chaîne, et fait un pas de côté, laissant la porte retomber dans un nuage de poussière. Je pourrais me faire désirer, mais à quoi bon ?

Je saute hors de la prison, ma main valide déjà tendue vers sa gorge.

L’homme recule, son instinct prenant le pas sur la réflexion.

Trop tard.

Je tiens son larynx entre le pouce et l’index replié comme une serre. Une seconde plus tard, sa trachée est broyée. Je lui casse le nez d’un coup de tête pour faire bonne mesure. Le caporal est déjà mort, il est simplement trop stupide pour le comprendre.

— Abattez-le…

Notre nouveau lieutenant.

Comme je m’y attendais, personne ne l’écoute. Est-ce qu’il pense vraiment que le sergent Fitz va me laisser m’en tirer à si bon compte ? Trop facile.

— Neutralisez-le, grogne le sergent.


Extrait 2 :

Chapitre 25

— À couvert !

Une dizaine de recrues se tiennent aux aguets comme des mangoustes.

— À douze heures ! je crie. Couchez-vous !

Une Aile de la Mort arrive à pleine vitesse. Je plonge dans une tranchée, juste à temps pour voir le servant du canon renversé lever son fusil avant d’être vaporisé. Un nouveau glorieux martyr mort pour la cause, quelle qu’elle soit.

— Acquisition, informe le SIG.

— Fume-la.

Nous descendons l’Aile de la Mort sans y prêter trop d’attention. À un moment, j’ai abandonné mon trou pour l’épave brûlante d’un canon automoteur. Je suis toujours en vie, comme la moitié des soldats autour de moi. Mais ça ne va pas durer.

Sur la gauche, un canon à impulsion ennemi nous arrose depuis une colline, alors qu’à droite une bonne vieille mitrailleuse nous plombe depuis un bosquet. Nous devons attaquer l’une ou l’autre position, pour nous sortir de ce feu croisé. Manque de pot, nous sommes tombés au milieu d’un marécage, où quelques monticules herbus émergent de l’eau croupie.

— Baissez-vous bordel de merde !

Deux soldats s’allongent, mais pas sur mon ordre. Le premier n’a plus de tête, et l’autre en est presque jaloux. Un tir d’Aile lui a emporté les jambes sous le bassin, les rayons cautérisant la blessure au passage.

Il hurle.

Un troufion sans casque est à ses côtés. Il se bouche les oreilles. Un milicien à en juger d’après son uniforme. Un parmi deux cent mille. Ce nombre comprend mille Faucheurs, peut-être dix mille légionnaires, le reste se compose de conscrits et de jeunes recrues.

Je plante mon couteau dans le cœur du blessé.

Les cris cessent.

— À terre ! je gueule au milicien. Complètement ! je hurle quand je le vois se mettre à genoux. Où est ton sergent ?

L’homme me regarde sans comprendre.

— Ton sergent ?

Un autre soldat désigne un cadavre. Le sous-officier, ou ce qu’il en reste, fixe sur le ciel gris ses yeux vides, et personne n’a pensé à ramasser son pistolet à impulsion.

— Tu es le nouveau sergent, dis-je au soldat en lui donnant l’arme.

Après coup, je lui ordonne d’enlever son casque, et le remplace par celui du cadavre. Un torrent d’ordres cascade dans son oreillette.

— Mort, l’entends-je répondre. Le nouveau sergent, ajoute-t-il après.

À ces mots, il envoie son ancien casque au troufion à la tête nue.

Il fera l’affaire.

— Couvre-moi, je lui dis.

Le canon à impulsion ou la mitrailleuse ? Que choisir ? Repérant un équipage ayant abandonné son canon automoteur, pour installer un mortier en face de la colline, je décide de me réserver le bosquet et sa mitrailleuse.

Derrière, le nouveau sergent ouvre le feu avec son pistolet, et je mange la boue quand les tirs ennemis passent au-dessus de ma tête. Une rafale, puis une autre, et encore une autre : il a réussi à organiser sa troupe. Il fera un bon sous-officier, s’il survit assez longtemps.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Bragelonne
  • Date de Publication : 17/01/2008
  • Format : 155 x 235 mm
  • Nombres de pages : 386
  • ISBN : 978-2-35294-131-6
  • Prix : 20.30€

Poche

  • Éditeur : Milady
  • Date de Publication : 09/01/2009
  • Format : 
  • Nombres de pages : 448
  • ISBN : 978-2-8112-0075-6
  • Prix : 7.10€

 

Numérique

  • Éditeur : Bragelonne
  • Date de Publication : 24/11/2010
  • Format : Epub / Mobi
  • Nombres de pages : 443
  • ISBN : 978-2-8205-0003-8
  • Prix : 5.99€

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