La Femme qui tua Stephen King

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  • Auteure : Azel Bury
  • Pays : France
  • Éditeur : CreateSpace Independant Publishing Platform
  • Sortie : 20/10/2014
  • Public : Adulte
  • Formats Disponibles : Papier / Numérique 

4e de Couverture

Irma en a marre des écrivains à succès… Elle aussi elle veut gagner du fric ! Elle va imaginer un plan pour se débarrasser de Stephen King…

Et petit à petit, elle va sombrer dans la folie.

Une mise en abyme qui vous fera rire, car c’est une histoire comique avant tout… !

La Critique de ChoupieS

Un bon roman mêlant parfaitement le thriller psychologique et la chick-lit dans sa forme la plus noir.

 

Résumé :

Irma a quarante-deux ans et cinq enfants, dont deux qui lui collent encore aux basques. C’est pas moi qui le dis, c’est elle. Cette mère de famille, grande fan de Stephen King finit par en avoir marre que la gloire, et surtout l’oseille, soit toujours pour les mêmes.

Alors, quand elle se rend compte que le grand écrivain de l’hDevenir richeorreur a étouffé dans l’œuf sa possibilité de devenir, elle aussi, un auteur à succès, en lui volant, avant qu’elle ne les ait, plusieurs idées de romans, elle voit rouge et décide de faire casquer cet écrivaillon binoclard. Euh…j’ai pas dit qu’elle était saine d’esprit, hein!.

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Le style est simple et très fluide. De ce côté, je n’ai pas grand-chose à dire. Par contre, là où il y a davantage matière à discussion est sur la forme même du roman. Je l’ai trouvé très original. Différents styles sont utilisés. La nouvelle classique, les billets de blog, le côté journal intime, le conte aussi, et même le style coupure de journal. Alors dit comme ça, on peut penser que cela dessert le texte, mais je ne trouve pas. Alors oui; il y a un petit côté anarchique je veux bien le reconnaître, mais il fonctionne parfaitement parce qu’on sent qu’il est voulu. J’en dirais un peu plus juste en dessous. En tout cas, j’ai beaucoup aimé avoir ces surprises en tournant les pages.

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  • L'intrigue : 

Elle n’est pas complexe, toutefois je l’ai trouvé originale. Enfin, pas complexe, ça dépend sous quel point de vue l’on se place. Le texte est assez court, mais c’est justement ce qui fait sa force. Je pense qu’un récit plus long aurait été indigeste au possible.

On entre dans la vie quotidienne d’une mère de famille française, Irma, grande fan de Stephen King et qui va littéralement péter les plombs, en voyant que des personnes arrivent à devenir riches sauf elle. Elle va aller jusqu’à Bangor…oui, oui, Bangor, dans le Maine aux USA, pour traquer Stephen King afin qu’il la dédommage. Les déconvenues de cette femme vont nous faire plonger dans son délire qui grandit au fur et à mesure que l'histoire avance.

Ce que j’ai aimé c’est le fait que l’on a une histoire dans une histoire qui est elle-même est dans une autre histoire, et ainsi de suite. C’est un peu comme les matriochkas, vous savez les poupées russes. Vraiment, j’ai trouvé cette lecture ludique, et surtout très drôle.

En suivant Irma, on en vient à avoir des difficultés à discerner le vrai du faux. On est tellement pris dans ceMa201 313x500tte intrigue qu’on perd un peu la notion de réalité.

En ce qui concerne la fin, elle me laisse un peu perplexe quand même. Je pense qu’une deuxième lecture ne serait pas de trop. En tout cas, malgré ce côté délirant, elle est en totale cohérence avec le reste.

  • L'univers :

Il se situe intégralement de la conscience du personnage principal. On part de quelque chose de parfKathy bates miseryaitement simple pour basculer dans un monde un peu fou…euh non, complètement fou, où cette folie est reine. J’ai bien aimé le fait de prendre Stephen King comme victime, d’une, parce que j’apprécie vraiment l’auteur, et deux, parce que l'on a des scènes parfois très violentes et glaçantes d’effroi, qui collent parfaitement à l'œuvre de l'auteur.

 

  • Les Personnages :

Je ne vais pas vous faire un gros blabla en ce qui concerne les personnages, car il y a très peu de choses à dire dessus, surtout si je ne veux pas vous donner toutes les clefs du livre. Ce que je peux en dire, c’est que tout repose entièrement sur le personnage principal, Irma. En même temps, vu ce que j’ai dit de l’univers, cela ne devrait pas vous surprendre.

En ce qui concerne le personnage de Stephen King, ce que j’ai apprécié c’est qu’il n’a pas besoin d’être présent physiquement, pour imposer sa présence à Irma, et augmenter sa psychose. Je dirais même que les fois où il apparaît, il s'impose moins dans l'histoire.Photo article stephen king 1

 

En Bref : 

En bref, ce très court roman d’Azel Bury est une bonne surprise, surtout quand on est friand d’humour noir, car il en est truffé. L’histoire simpliste de prime abord se révèle un tantinet plus complexe que prévu. Le choix d’adopter différents styles d’écriture permet de donner plus de reliefs à l’histoire, et ainsi d’accroître l’immersion du lecteur dans l’univers assez délirant du personnage principal.

À ceux qui souhaitent plonger dans un petit thriller psychologique bourré d’humour, à prendre au second degré, je vous recommande ce livre. À ceux qui aiment les romans avec une mise en pages classique, attention, car la femme qui tua le maître de l’horreur n’a rien de classique.

 

Points Faibles Points Forts
  • intrigue très simpliste
  • fin déroutante quoique cohérente
  • différents styles utilisés
  • enchaînement de l’action
  • humour noir

 

 

Notation : 

Intrigue : 6/10

Originalité : 8/10

Univers : 7/10

Personnages : 6.5/10

Style Écriture : 9/10

Moyenne Globale : 7.3/10

 

 

Sources Illustrations :

http://meilleurs-rendements.com/devenir-riche-6-erreurs/

https://en.wikipedia.org/wiki/Stephen_King

http://france-cei.net/catalog/index.php/cPath/72_394

http://www.metronews.fr/culture/vu-de-twitter-kathy-bates-captive-et-effraie-les-twittos-dans-misery/mokm!CJTAMPef4x0ws/

Quelques extraits

Extrait 1 : Prologue, p.7

Bon sang ! J’avais déjà quarante-deux ans, cinq mioches, dont deux qui me collaient encore aux basques ; et je n’avais encore rien fait de ma vie. Je n’attendais plus que mes factures pour me rappeler mon existence : « Tiens, le fisc pense à toi, EDF aussi… » Je n’avais plus guère de joies dans ma vie austère, morne à force d’économies. J’avais coupé ma chevelure depuis longtemps, m’épargnant les dépenses inutiles de coiffeurs, je ne soignais ni ma peau, ni mon apparence, m’accommodant des mêmes vêtements, année après années. Il fallait bien te le mettre dans la tête, ma pauvre fille, j’étais bel et bien en deçà du seuil de pauvreté, comme ils disaient dans les journaux. Je ne m’en rendais pas compte, faisant bonne figure du peu que j’avais et n’attendais rien de plus que ce que la vie m’offrait jour après jour : une balade au bord de la rivière avec mes enfants, un pain au chocolat mangé avec bonheur, une invitation à boire un café chez de trop rares amies.

Cet hiver-là, la goutte fit déborder le vase.


Extrait 2 : Prologue, p.15

Chaque matin, j’étais excitée devant l’écran, prête à donner vie aux restes de mes rêves de la nuit, et chaque matin, je sombrais dans la déprime totale, en voyant dans la liste des mauvais idées de King le plagiat que j’allais commettre.

Ainsi, toute bonne idée issue de mon cerveau devenait mauvaise dès qu’elle ressemblait à une histoire du Maître de la Peur. Ce petit manège dura quelques semaines. Plus je regardais son visage, plus je trouvais Stephen King Malfaisant. Je passais désormais mes journées non pas à écrire, plagiat ou pas, mais à chercher sur Internet des photos de cet homme qui ruinait mon avenir. en peu de temps je fis le tour des sites dédiés à l’auteur, d’abord en français puis en anglais.

Je restais de longues heures sur son site officiel, cherchant une preuve de son pacte avec le Diable.


Extrait 3 : Bangor, p.37

Je devais bien réfléchir à un point de non retour. Jusqu’où étais-je prête à aller ? Jour après jour, je me persuadais du bien-fondé de mes projets, de la légitimité de mes envies, jusqu’à acquérir une certitude : je pourrais, en toute dernière extrémité, me débarrasser physiquement de ce parasite.

Je décidai de jouer la franchise. La mi-franchise. Comment vous expliquer ? Le mensonge serait tellement gros qu’il montrerait d’une certaine façon la VÉRITÉ. Je me mis au travail, c’est –à-dire que je rallumai mon ordinateur. J’écrivis un nouvelle. sans me vanter, elle était plutôt géniale. Aucune crainte de la voir plagiée par King, cette-fois-ci, elle sortait tout droit de mon imagination. Je mélangeais un peu tout, racontais quelques passages de ma vraie vie, bribes de pensées intimes, et fiction compète. C’était en gros, l’histoire d’un fan psychopathe qui tuait Stephen King, par avidité et jalousie. Personnage assez loin de moi, tout de même.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : CreateSpace Independant Publishing Platform
  • Date de Publication : 20/10/2014
  • Format : 152 x 229 mm
  • Nombres de pages : 116
  • ISBN : 9781502910066
  • Prix : 10.00€

Numérique

  • Éditeur : CreateSpace Independant Publishing Platform
  • Date de Publication : 20/10/2014
  • Format : mobi
  • Nombres de pages : 116
  • ASIN :  B00OL0R5Q2
  • Prix : 2.99€
 

Où l'acheter

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Commentaires

  • aurelie
    j'aime beaucoup vos chroniques et le fait qu'elles soient pointilleuses et détaillés sans pour autant spoiler le roman ^^
    Etant fan de Stephen King, je pense sérieusement à acheter ce roman ^^

    merci pour votre avis !
  • choupies
    Merci beaucoup, votre commentaire me fait très plaisir ^^. J'avoue que, ayant été souffrante lors de son écriture, j'avais un peu peur que la critique ne soit pas aussi bonne que les autres. Ce roman est un petit ovni en ce qui concerne sa forme, et il peut être un peu déroutant, mais c'est justement ce que j'ai apprécié.

    Encore merci.

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