Camille et la perruche rouge

Bkk couv les histoires de jean peu ordinaire t 1

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Série : Les Histoires de Jean peu ordinaire (T.1)

  • Auteur : J. Pierson
  • Sortie : 28/01/2013

 

 

Tome Suivant

J pierson le huitieme vide

 

4e de Couverture

Un matin, Camille Ionnett entant siffler la "Marseillaise" dans sa cuisine. Il découvre qu'une perruche ondulée rouge a pris ses quartiers sur son frigo.
Laissée en lierté, elle disparait par la suite. Camille la retrouve au Vietnam où il passe ses vacances, puis, quelques temps plus tard elle revient se poser chez lui. Quel mystère entoure cet oiseau à la couleur improbable qui se prend pour un pigeon voyageur ? Est-il lié à ses ancêtres comme le prétend le bizzare Démis Ion ?
Avec le soutien de Jean et son appartement qui fait des allers-retours dans  le temps, Camille arrivera à trouver des réponses...

Tout d’abord, un grand merci à l’auteur, de m’avoir fait parvenir ce livre, car Camille et la perruche rouge est la preuve littéraire que la cohérence peut résider dans l’incohérence.

 

Résumé :

Les perruches rouges existent. Quoi ? Non ! Mais si, et d’ailleurs, ce n’est pas Camille qui me contredirait. Le jour où une étrange perruche débarque chez lui, eh ben…il se passe des choses.

Il va devenir totalement obsédé par cette perruche qui semble avoir quelques liens Arbre genealogique 50avec ses ancêtres ; un type va débarquer chez lui pour lui annoncer qu’il fait un arbre généalogique et qu’ils sont parents ; un autre type collectionne les conquêtes comme des timbres ; Jean crée un calendrier totalement timbré ; et puis dans tout ça, Ange passe. Non pas un ange qui passe, Ange passe.

Quoi encore ? Comment ça, vous avez rien compris ? Ben, c’est le résumé de Camille et la perruche rouge. Non, mais faut suivre. C’est pourtant pas compliqué, puisqu’il n’y a rien à comprendre.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Si vous avez été lire la critique du Bouddha Rieur, alors vous avez déjà entendu parler de J. Pierson, puisqu’il s’agit du même auteur. Sauf que si vous pensez que je vais faire les mêmes remarques pour Camille et la perruche rouge, vous avez tout faux.

En effet, ici je vois un style complètement assumé dans l’autodérision, l’ironie, les jeux de mots amusants. La magie opère totalement et réussit à amener une histoire surprenante.

Les problèmes de fluidité que j’avais trouvés dans le Bouddha Rieur, ne sont pas présents ici. Toutefois…Oh ben oui, faut quand même que je trouve quelque chose à redire, je sais, je suis pénible.

Donc, toutefois il y a certaines phrases assez longues avec peu de ponctuation, mais elles sont totalement contrebalancées par la légèreté de la plume utilisée.

 

  • L'intrigue : 

Alors là, que dire de cette intrigue désopilante, et folle. Oui, c’est le mot juste, cette intrigue est folle.Crevettes roses 50

Le fil en lui-même va suivre cet homme, Camille, qui découvre, un jour dans sa cuisine, une perruche rouge perchée sur son frigo. Cette perruche va devenir une obsession pour lui, le poussant à creuser davantage. D’autant, que les événements qui vont se produire accentuent le mystère planant sur les origines du volatile, et par la même, conforter Camille dans l’intention de poursuivre sa petite investigation.

Vue comme ça, l’intrigue est peu emballante, mais il ne faut pas se fier aux apparences. En effet, ces fameux événements vont s’enchaîner de manière totalement anarchique. Toutefois, cette anarchie en devient cohérente. J’ai apprécié ce contraste avec ce côté fouillis de l’histoire, qui parfois n’a ni queue ni tête, et la maîtrise de l’intrigue qui donne une cohérence à l’ensemble. Je sais que c’est très paradoxal, mais en l’occurrence ça fonctionne.

J’ai toutefois ressenti une petite langueur en approchant de la fin, surtout sur les passages se concentrant sur Camille. Le dénouement arrive aussi de façon très saccadée, mais c’était peut-être voulu.

 

  • L'univers :

Il va s’étendre au-delà de simples repères géographiques. Je peux très vite vous situer l’intrigue en vous disant qu’elle se passe près des Vosges, avec un lien très marqué avec le Vietnam.

Rien de bien intéressant, soit.

Le réel univers de ce livre se situe surtout dans le style narratif usité pour raconter l’histoire. J’aurais pu en parler dans la partie, de cette critique, consacrée au style de l’écriture, c’est vrai. Mais je trouve que la façon, dont l’auteur a utilisé les jeux de style, fait partie intégrante du décor de Camille et de la perruche rouge.

Tout d’abord, il y a l’utilisation des jeux de mots qui sont répandus dans l’intégralité du livre. Dès la deuxième page, j’ai beaucoup ri à l’évocation des noms des personnages. Par exemple: Mylène Micoton, ou Démis Ion. Bon si vous ne voyez pas les jeux de mots, prononcez les à haute voix, vous verrez tout de suite. Ce sont deux exemples de ce qu’il esVosges 50t possible de trouver.

Les jeux de mots ne sont pas le seul procédé de style utilisé. Il y a aussi l’intervention directe de l’écrivain qui va s’adresser au lecteur, ou à ses personnages et inversement. Ces passages sont emplis de dérision, et sont très agréables. Ils permettent de détruire le fossé qu’il peut exister entre la plume de l’auteur et la lecture. Le lecteur a l’impression de faire partie de ce petit monde.

Ce roman comporte aussi un petit côté fantastique complètement décalé. Je ne m’y attendais pas du tout. Ces passages ne sont pas nombreux, mais il y en a. Bien évidemment, ne comptez pas sur moi pour vous révéler de quelle nature ils sont.

Autre point intéressant : les critiques multiples faites sur notre société, mais également sur les personnes en elles-mêmes, qui sont très réalistes. Voilà encore un paradoxe avec le côté légèrement fantastique du récit. Mais comme l’intégralité du texte, ces critiques sont toujours faites dans une ambiance, pleinement humoristique et ironique, agréable.

Visuel calendrier 50

  • Les Personnages :

Il n’y a pas de chichi dans les personnages. Ils sont très simples. En même temps, le but dans l’intrigue ne tient pas tant dans ces personnages, qui ne sont là qui pour meubler l’histoire. Oui je sais, c’est un peu bizarre ce que je suis en train de dire, et pourtant c’est comme ça que je l’ai ressenti.

En temps normal, je préfère les personnages ayant beaucoup de reliefs, et qu’on a du mal a cerné. Eh bien là, un tel schéma n’aurait pas été favorable à l’intrigue.

S’ils avaient été plus complexes, l’intrigue aurait été lourde au possible. La légèreté des personnages bénéficie à l’histoire. L’avantage est qu’il n’y a pas un personnage qui tire plus la couverture qu’un autre. C’est valable aussi pour Camille qui, même si le livre porte son nom, n’apparaît pas spécialement comme le personnage central. Je dirai que s’il y a un personnage principal ce serait plutôt la perruche, qui va apporter toute la cohérence à l’ensemble, et surtout connecter les personnes entre elles.

 

  • En Bref : 

En bref, Camille et la perruche rouge est une lecture très agréable,  où la cohérence de l’intrigue se situe dans le déroulement anarchique des événements. C’est le premier tome de la collection, Les histoires de Jean peu ordinaires, et je pense très sincèrement lire les autres tomes, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de faire une lecture dont le but principal est le pur divertissement.

J’ai aimé découvrir la plume de J. Pierson dans une œuvre humoristique et ironique. On le sent pPerruche 50arfaitement à l’aise dans cet univers. De ce fait, ce bien-être s’en ressent dans la lecture et se communique parfaitement au lecteur. Même les phrases parfois un peu trop longues ne viennent pas gâcher cette ambiance, qui s’installe rapidement entre le lecteur et l’intrigue.

Bien que les personnages soient simplistes, il est impossible d’en faire le reproche ici, car le contraire aurait pénalisé la dérision omniprésente dans tout le livre.

Les critiques sociétales et comportementales sonnent très bien également, toujours grâce à l’humour, et ne ressemblent en rien à une volonté de porter l’étendard de la moralisation.

Pour les personnes aimant les jeux de mots, ou qui voudraient, tout simplement, passer un moment de détente ponctué de beaucoup d’humour, je recommande ce livre.

Bon, et puis si vous ne riiez pas à gorge déployée, prenez de l’ibuprofène, car c’est peut-être à cause de maux de gorge.

 

  • Ce que j'attends du prochain tome :

Je n'attends pas grand chose de plus du prochain, juste qu'il soit aussi amusant à lire que celui-ci.

 

Points Faibles Points Forts
  • Phrases trop longues
  • Ponctuation parfois hasardeuses
  • Langueur sur la fin
  • Humour omniprésent
  • Auto dérision
  • légèreté des personnages cadrant avec l’intrigue
  • intervention du narrateur

 

 

Notation : 

Intrigue : 6/10

Originalité : 8.5/10

Univers : 9/10      

Personnages : 7/10

Style Écriture : 8/10

Moyenne Globale : 7.7/10

 

 

 

 

 

 

Sources Illustrations :

http://1et2et3doudous.canalblog.com/archives/2011/05/08/21093849.html

http://cookndream.canalblog.com/archives/2012/12/04/25741163.html

http://perruches.forums-actifs.net/t14018-perruche-rouge

http://www.editionsluigicastelli.com/editionsluigicastelli/index.php?sp=page&c=2338

Quelques extraits

Extrait 1 : Chapitre 1

-               Je tombe… Quelle sensation géniale : un mélange de sentiments de liberté, d’absolu, de peur !…  Je crie !… Je vois le sol arriver sur moi !… Je ralentis et, d’un seul coup, je repars dans l’autre sens... Je fais encore le yoyo pendant quelques secondes et puis ça s’arrête et on me remonte… Voilà ce que j’ai ressenti lors de mon premier saut… L’élastique c’est fantastique !

-               Ben moi, ça a été un peu pareil : un mélange de sentiments de liberté, d’absolu, de peur aussi ; j’ai vu le ciel arriver ; j’ai poussé un cri… Il a ralenti, s’est arrêté et, après quelques dizaines de minutes, il m’a remontée.

-               Tu… as aussi fait du saut à l’élastique ?

-               Non, un grand saut avec Gilles !

-               Ah ouais, je vois ! Ben dis donc, ça à l’air d’être une affaire, ce gars-là ! Mais… pourquoi tu parles d’un  sentiment de peur ?

-               On a fait ça dans un pré, à la lisière d’une forêt, et je craignais à tout moment que des promeneurs nous surprennent, explique Mylène en buvant une gorgée de café. Marie goûte sa verveine-menthe et reprend :

-               Au fait, j’y pense : la dernière fois, tu m’as dit que ton mec s’appelait Jules, il me semble… et là, tu viens de dire « Gilles », non ?

-               Ben, la dernière fois qu’on s’est vu, c’était il y a un mois et demi… Deux jours après, j’ai plaqué Jules et, deux  semaines plus tard, j’ai rencontré Gilles dont je viens de  te parler… 1 m 85, yeux verts…et que je fréquente toujours !

-               Ah OK ! Et… Gilles comment ? demande Marie avec un brin de soupçon dans la voix.

-               Héparbal.

-               Hein !? s’exclame Marie.

-               Héparbal j’ai dit ! répète Mylène, étonnée.

-               Un blond aux yeux verts ?

-               Oui ! Quoi de spécial ?

-               C’est mon ex !

-               Ton ex ?

-               Oui ! Je l’ai rencontré il y a trois semaines.

-               Et c’est bien fini entre vous ? veut se rassurer Mylène

-               Oh que oui, gaufre d’ami !

-               Depuis quand ?

-               Depuis maintenant. Juste le temps de prendre mon portable pour le prévenir, dit Marie en s’exécutant.

Mylène, qui vient de comprendre tout en avalant une autre gorgée de café, manque de s’étouffer.

-               Tu me le passes tout de suite après, que j’en fasse autant ; ça lui fera deux ex d’un coup. L’enfoiré.

Bip, bip… numéro abrégé… Ange passe…


Extrait 2 : Chapitre 2

Une demi-heure s’écoule. Soudain, il réagit : « Bon, c’est pas tout, ça, mais il faut que je fasse mes courses ! »

Il pousse son chariot - en l’occurrence toujours vide - jusqu’aux rivages des produits de la mer. Des cris de mouettes et le bruissement de vagues invitent le chaland à se sentir  au plus près de la fraîcheur de ces crustacés, steaks de la mer, rollmops et autres truites en attente d’être vidées à défaut d’évoquer Schubert. En face, un gros panneau coloré indique une action promotionnelle sur les crevettes. Une lueur de tristesse passe dans les yeux de Démis ; En effet, c’est là le prénom de ce râleur que nous suivons depuis un moment. Son nom de famille n’est pas « Roussos » car il ne chante pas, mais « Ion » car la vie est ainsi faite.

Ah, les crevettes ! Pourquoi l’émeuvent-elles ? « Eh bien, parce que… » commence-t-il. Non, Démis, il ne faut pas le dire ; cela fait partie des mystères de cette histoire et le moment n’est pas encore venu d’y apporter une explication.

Décidément, il semble nous entendre ! Il a de bonnes oreilles ; peut-être les a-t-il dressées ! Il faut vérifier si elles sont rouges. Pour l’instant, c’est difficile à savoir car elles se cachent sous des cheveux longs (une coupe à la « Beatles », même si ce n’est plus à la mode).

Les crustacés lui ayant inspiré la mélancolie plutôt qu’une mélodie, il change d’avis quant à son dîner pour orienter son choix vers une pizza surgelée qu’il accompagnera simplement d’une bière, une boîte de 50 cl à vider en 2 fois comme le veut l’expression « faire d’une bière deux coups ». A part ça, il ne lui faut rien de plus aujourd’hui ; il se dirige donc vers les caisses.

« Oh non ! Encore ? C’est pas vrai ! Y a des queues partout ! Pauvres caissières ! Pourquoi ils n’ouvrent pas des caisses supplémentaires ? C’est pas possible, je vais encore perdre vingt minutes à attendre mon tour ! ».

Evidemment, notre râleur aurait gagné beaucoup de temps en s’abstenant de lire tout à l’heure…  Il choisit une file qui semble avancer plus vite, d’autant que les gens n’ont pas grand chose dans leur chariot. Il se tient juste derrière deux jeunes filles qui n’ont qu’une bouteille de Mei Kuei Lu Chiew..« Mmh ! De l’alcool de sorgho à la rose. Je n’en ai plus ; il faudra que je pense à en acheter la prochaine fois », se dit-il.

Une musique se fait entendre. En mélomane averti, Démis reconnaît « Hotel California » par « Eagles »

L’une des deux filles prend son téléphone dans le sac : « Oui, Camille ? On fait des courses, pourquoi ? Non, on n’a pas encore passé la caisse… Oui, bien sûr… Une boite de graines pour perruches ? Ok, on te prend ça ! A plus ! »

Marie et Mylène (bien sûr, ce sont elles !) cèdent ainsi leur place à Démis, ravi d’en avoir gagné une. Pourtant, immédiatement après, une lueur de tristesse passe dans son regard. Encore une. Mais que lui arrive-t-il donc ? Et, à ce stade, que faire ? Suivre les filles ou rester avec Démis ? En fait, vous avez le choix : si vous optez pour Démis, continuez simplement votre lecture en passant au paragraphe suivant. Si vous préférez les filles, sautez directement au chapitre III ; de toutes façons, les lignes ci-après ne sont pas primordiales pour la compréhension de l’histoire.


Extrait  3 :

-               Donc, on en revient au point de départ, quoi…

-               Avec ceci d’étrange en plus : comment se fait-il que Rougit-de-l’Aisle se soit trouvé, ce jour-là, à Dalat ?

-               Décidément, t’en fais un obsession de la perruche unique ! dit Jean en levant la main dans un geste d’exaspération.

-               Mais, je te jure que c’est lui ! Il a la petite tache rouge foncé sur le dos et un doigt de moins à la patte gauche !  Un jour, je te montrerai que j’ai raison, insiste Camille en appuyant sa réponse d’une tape sur le dessus de sa cuisse.

Il faut dire que chez Jean, les choses sont toujours un peu bizarres ; des gestes et des paroles qui se reproduisent sans faire de petits, le temps qui passe, qui lasse, qui casse sans que l’on sache pourquoiche ou Comanche, les mots qui se déforment, esthète et rat… Mais c’est ce qui apporte une petite touche de magie comme dans une histoire de Happy Rotter ou un grain de folie comme dans  un sablier en apesanteur. Moi-même, il m’arrive d’être involontairement entraîné dans cette spirale à rayon constant qui relie les feuillets du cahier virtuel où naissent ces phrases élaborées par l’amas de neurones encombrant ma boîte crânienne. Quant à la perruche rouge, le mystère demeure. C’est normal, sinon comment pourrais-je vous inciter à continuer la lecture ? Mais notons tout de même cette nouvelle info : elle a la petite tache rouge foncé sur le dos et un doigt de moins à la patte gauche. Indices qui ne nous serviront plus à rien par la suite.

Nous allons maintenant aborder le chapitre VI et, à l’instar de ce qui a déjà été proposé au cours du chapitre II, vous pouvez opter pour continuer la lecture ou sauter directement au chapitre VII (le cas échéant, vous êtes priés de réviser vos connaissances en chiffres romains). C’est-là une autre petite touche d’interactivité que je vous sers, chose très prisée de nos jours. Il semble en effet que ce soit une quête « graalique » de permettre aux gens de communiquer avec les objets alors qu’il existe tant de personnes seules, délaissées et pourtant naturellement conçues pour communiquer… Mais je dois dire que je me plais à cet exercice parce que je suis un peu mouton comme tout le monde.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Les Éditions de la Nation Néandertal
  • Date de Publication : 28/01/2013
  • Format : 127 x 203 mm
  • Nombres de pages : 
  • ISBN : 
  • Prix : 6.50€

Numérique

  • Éditeur : Les Éditions de la Nation Néandertal
  • Date de Publication : 28/01/2013
  • Format : Mobi ; Epub2
  • Nombres de pages : 144
  • ISBN : 9782954468907
  • Prix : 4.83€
 

Où l'acheter

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  • La version papier est aussi disponible directement auprès de l'auteur, avec possibilité de dédicace à la demande : ednane.canalblog.com

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Commentaires

  • Hao Jack
    • 1. Hao Jack Le 01/10/2015
    Tout à fait d'accord avec la critique !

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