Le Divin enfer de Gabriel

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Avertissement : Érotisme

 

Série : Gabriel's Inferno (T.1)

  • Auteur : Sylvain Reynard
  • Pays : Canada
  • Titre VO: Gabriel's Inferno
  • Sortie VO : 04/04/2011
  • Sortie VF : 25/04/2013
  • Traduction : Sabastien Baert
 

Tome Suivant

Le divin enfer de gabriel tome 2

 

4e de Couverture

L’énigmatique professeur Gabriel Emerson, spécialiste reconnu de Dante, devient à la nuit tombée l’apôtre d’une vie libertine sans complexe, son charme lui permettant d’assouvir ses moindres désirs. Mais sous cette assurance se cache en réalité un passé sombre qui le torture et lui ôte tout espoir de rédemption. Quand l’innocente Julia devient son étudiante, une mystérieuse connexion sensuelle attire Gabriel vers elle au point de compromettre sa carrière. La fascination et la séduction l’obligeront à se confronter à son passé, à travers une relation où rôde sans cesse l’ombre de La Divine Comédie et de Béatrice, la muse de Dante.

Aimer ou ne pas aimer telle est la question ? Bon, d’accord, à peu de chose près, c’est plus shakespearien que dantesque. Mais en gros, ça illustre bien le ressenti que j’ai de ce livre.

 

Résumé :

Gabriel Emerson fait parti de ces professeurs d’université que l’on rêve d’avoir, car ils sont des pointures dans leur domaine, mais qui sont tellement prétentieux et imbus de leur personne que la première qualité peut se faire oublier. C’est à la deuxième facette de cette personnalité que Julia Mitchell va d’abord être confrontée. Mais pour boucler ses études, elle n’a paDante alighieris d’autre choix que de le supporter. Eh oui, il est une des pointures dans l’étude de l’œuvre du poète, Dante Alighieri, et notamment de La Divine Comédie.

Tout se passerait pour le mieux si les sentiments ne venaient pas s’en mêler. D’autant que les relations entre professeur et étudiant sont formellement interdites au sein de l’université. Or, quand le Gabriel va jeter son dévolu sur sa jeune étudiante, tout bascule pour le couple, qu’il s’agisse de sentiments comme de travail.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Elle est plutôt fluide et agréable. Il y a un confort de lecture permettant de lire le livre assez rapidement. Malheureusement, et je développerai ce point dans l’intrigue, il y a pas mal de répétitions qui nuisent beaucoup à l’ensemble.

 

  • L'intrigue : 

Je n’irais pas par quatre chemins. Ce livre est un bon exemple de roman qui commence bien, mais qui s’étoile au fur et à mesure que l’on progresse dans l’intrigue.

Pas de chance pour moi, je suis tombée sur une romance guimauve. (Ah les voila, juste en dessous, les mimi guimauves). PouGuimauve cute 136798 110x175rtant, elle avait l’air bien partie, mais il a fallu que l’auteur tombe dans les gros clichés. On a une histoire des plus basiques, dans la bonne lignée des romances mettant en scène une très jeune femme tombant sous le charme d’un homme au statut social élevé et au compte en banque bien garni.

Alors, petit aparté justement concernant le personnage masculin. Oui, malgré le fait qu’il soit professeur d’université, il est riche. L’auteur s’est débrouillé pour lui donner un gros confort pécuniaire. C’est tout à fait crédible cela dit, mais c’est dommage d’être tombé dans ça.

 

Je m’attendais franchement à plus d’originalité, mais ça n’a pas été le cas. Pire que tout, les répétitiEnnui 313x500ons à outrance. Attention quand je parle de répétitions, je n’évoque pas les termes en eux-mêmes, mais des situations qui se répètent régulièrement. Cela n’a eu qu’un seul effet, provoqué un ennui au point que j’ai dû me retenir de sauter des pages.

C'est vraiment dommage parce qu’elles ont affaibli la force et la crédibilité des personnages, les faisant toujours et encore tomber dans les clichés de l’amoureux transi, jouant au chevalier qui porte secours à la pauvre petite fille naïve. Sincèrement, je pense que le livre aurait pu être plus court, car une bonne partie n’a aucun intérêt.

Il y a tout de même des points positifs. D’une part, la cohérence de l’intrigue, il faut le reconnaître. Les événements s’articulent très bien. D’autre part, et c’est ce que j’ai préféré, ce premier tome à servi, en plus de poser l’univers, à donner toutes les clefs du passé des deux protagonistes. En sachant qu’il y a deux tomes qui suivent celui-là, il ne sera pas possible d’aborLa divine comedieder la suite en se demandant constamment ce qu’ils cachent, mais plutôt en se disant « tiens, que va-t-il leur arriver après ce qu’ils ont vécus ?». On est vraiment dans une projection future de l’avenir de ce couple.

 

  • L'univers :

Bon point de ce côté-là. Malgré ce manque d’originalité en ce qui concerne l’intrigue, il y a une belle reprise sur l’univers abordé.

Quelques semaines avant de débuter ce livre, j’avais lu La Divine Comédie de Dante justement, et j’avoue que retrouver l’univers de cette œuvre a été très plaisant. Bien sûr, il n’est pas nécessaire de l’avoir lu pour comprendre l’œuvre de Reynard, mais je pense que certaines petites subtilités sont d’autant plus perceptibles.

En tout cas, il y a eu un énorme travail de recherche sur l’œuvre de Dante.

 

  • Les Personnages :

On se fait très vite à la personnalité de chacun. Pas besoin de trois tonnes de chapitres pour cela, ce que j’ai bien apprécié, d’autant qu’ils ont été plutôt soignés, qu’il s’agisse des principaux, comme des secondaires. J’ai trouvé originale l’idée du personnage de Grace, qui vient tout juste de décéder quand l’histoire débute, mais que l’on apprend à connaître, comme uCoeur 313x500n personnage à part entière, au travers des autres acteurs.

Par contre, le couple principal m’a exaspéré. Trop de romantisme tue le romantisme. Gabriel qui paraissait si intéressant et charismatique devient un vrai marshmallow pathétique, quant à Julia, je m’abstiendrai de tout commentaire. Je sais, je l’ai dit, mais je vais le redire, ces deux personnages sont des purs clichés. Du coup, la teneur de leurs dialogues en pâtit à tel point, qu’à part se demander quel est le chanteur qui chante telle ou telle chanson, il n’y a pas beaucoup de matière.

Heureusement que les personnages secondaires sont là pour relever le niveau.

 

En Bref : 

En bref, Le divin enfer de Gabriel possède tous les atouts pour être bon roman : une entrée qui plonge immédiatement le lecteur, des personnages charismatiques, une intrigue manquant d’originalité mais pas idiote du tout, un univers très riche, mais tout part en sucette. On glisse dans les codes des romances guimauves, aux Sucettes 313x500dialogues pauvres et ennuyeux, où la moitié du livre est inutile.

Ce qui m’exaspère c’est de voir un livre avec un fort potentiel se vautrer par manque d’écoute de la personnalité des personnages. Je suis certaine que Gabriel et Julia ont un meilleur potentiel que ce que j’ai pu en voir.

  • Ce que j'attends du prochain tome:

J’attends du prochain tome qu’il mette en lumière des personnages qui ont le pouvoir de dépasser ces horribles clichés. J’aimerais voir moins de dialogues mièvres. Ce n’est pas parce qu’on est dans une romance qu’ils sont obligatoires. J’espère qu’il y aura autant de richesse culturelle que dans ce tome. Par contre, j’ai très peur que l’intrigue stagne, et j’espère me tromper.

 

Points Faibles Points Forts
  • gros clichés de la romance
  • manque d’originalité
  • personnages principaux devenant ridicule
  • scènes répétitives
  • personnages secondaires
  • univers riche
  • passé des protagoniste connu

 

 

Notation : 

Intrigue : 5/10

Originalité : 3/10

Univers : 8/10

Personnages : 4/10

Style Écriture/Design : 6/10

Moyenne Globale : 5.2/10

Sources Illustrations :

http://www.lexilogos.com/dante.htm

http://www.liveluvcreate.com/image/guimauve_cute-136798.html

http://www.divinatix.com/bien-etre/que-faire-lorsque-lon-sennuie/

http://www.amazon.fr/Divine-Comedie-LEnfer-Purgatoire-Paradis/dp/1502589877/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1449076107&sr=1-3&keywords=divine+comédie

http://www.be2.fr/v2/blog-new/les-cliches-du-romantisme

http://www.gentside.com/sucette/wallpaper

Quelques extraits

Extrait 1 : Chapitre 1

– Mlle Mitchell ?

La voix du Pr Gabriel Emerson résonna dans la salle de cours, portant jusqu’aux oreilles de la séduisante jeune femme aux yeux noisette assise au dernier rang. Perdue dans ses pensées, elle avait la tête baissée et griffonnait avec acharnement dans son carnet.

Dix paires d’yeux se tournèrent vers elle, vers son visage pâle et ses longs cils, ses doigts fins cramponnés à son stylo. Puis, les mêmes dix paires d’yeux se tournèrent de nouveau vers le professeur parfaitement immobile, qui commençait à s’impatienter. Son attitude contrastait énormément avec ses traits réguliers, ses grands yeux expressifs et ses lèvres charnues. Il était désespérément beau, mais avait pour le moment l’air furieusement intransigeant, ce qui nuisait à son côté avenant.

Un petit toussotement, sur sa droite, la ramena à la réalité. Surprise, elle jeta un coup d’œil au jeune homme aux larges épaules qui occupait le siège voisin du sien. Il lui adressa un sourire et, d’un regard, lui désigna le devant de la salle, où se tenait le professeur.

Elle se tourna lentement dans la direction indiquée et croisa le regard bleu perçant de l’enseignant furieux. Elle déglutit bruyamment.

– J’attends que vous répondiez à ma question, Mlle Mitchell. Si vous daignez vous donner la peine de vous joindre à nous.

Sa voix était aussi glaciale que son regard.

Les autres étudiants se mirent à remuer sur leurs sièges et à se jeter des coups d’œil furtifs, l’air de dire : « Qu’est-ce qui lui prend ? »

La jeune femme ouvrit très légèrement la bouche et la referma, soutenant le regard figé de l’enseignant, ses propres yeux écarquillés comme ceux d’un lapin apeuré.

– Vous parlez anglais ? la railla-t-il.

Une jeune femme à la chevelure de jais tenta d’étouffer un éclat de rire sous une quinte de toux. Tous les regards se tournèrent vers le lapin effrayé, qui se fit soudain écarlate. Et qui, baissant la tête, parvint enfin à échapper au regard du professeur.

– Puisque Mlle Mitchell semble suivre un cours parallèle dans une autre langue, quelqu’un d’autre aurait-il l’amabilité de répondre à ma question ?

La beauté sur sa droite n’en fut que trop ravie. Elle répondit avec précision, l’air rayonnant, avec de grands gestes de la main pour la galerie, citant Dante en italien dans le texte. Quand elle en eut terminé, elle dirigea un sourire acide vers le fond de la salle avant de reporter son attention sur l’enseignant avec un soupir. Il ne manquait plus qu’elle se jette à ses pieds et se frotte contre sa jambe pour lui prouver qu’elle accepterait de rester son petit chien jusqu’à la fin de ses jours. Même s’il n’était pas certain qu’il aurait apprécié le geste.


Extrait 2 : Chapitre 14

Son Gabriel s’était souvenu d’elle. Son Gabriel était enfin revenu.

– Béatrice. (Il serra son bras autour de sa taille et tourna la tête pour chuchoter contre ses cheveux encore humides de la douche.) Ne pleure pas.

Les yeux clos, il pressa ses lèvres contre son front, une fois, deux fois, trois fois.

– Tu m’as tellement manqué, murmura-t-elle, remuant les lèvres contre son tatouage.

– Tu m’as retrouvé. J’aurais dû t’attendre. Je t’aime.

Elle fondit en larmes, se cramponnant à lui comme si elle était en train de se noyer. Elle l’embrassa doucement sur le torse et fit courir ses doigts sur son abdomen.

En réponse, il lui effleura les bras, lui donnant la chair de poule, puis glissa la main sous son tee-shirt. Il lui caressa le dos avant de s’immobiliser sur ses reins. Il poussa un profond soupir et sembla basculer une nouvelle fois au pays des songes.

– Je t’aime, Gabriel. Je t’aime tellement que j’en souffre, dit-elle en posant délicatement la main sur son cœur.

Elle lui chuchota les paroles mêmes de Dante, non sans les avoir quelque peu adaptées à la situation :

L’amour m’a possédée si longtemps

Et m’a tellement habituée à sa domination

Qu’après avoir été d’abord douloureux à supporter

Il est devenu d’une grande douceur pour mon cœur.

Aussi quand j’ai perdu tout mon courage

Et que mes esprits semblent m’abandonner,

Alors mon âme débile sent

Une telle douceur que mon visage pâlit.

Puis l’amour prend un tel pouvoir sur moi

Que mes soupirs se mêlent à mes paroles,

Et en sortant implorent

Mon Gabriel pour qu’il me rende à moi-même.

Cela m’arrive toutes les fois qu’il me voit,

Et à un point tel qu’on aurait de la peine à le croire.

Quand elle eut séché ses larmes, Julia déposa quelques baisers hésitants sur les lèvres douces de Gabriel, et sombra dans un profond sommeil dans les bras de son bien-aimé.


Extrait  3 : Chapitre 21

Tandis que Julia attendait chez Gabriel, ce dernier jouait au caméléon, se fondant dans son environnement. Il demeurait charmant et courtois avec ses collègues mais, dans le même temps, avait l’estomac noué et s’était mis à imaginer toutes sortes de choses. Il dut se forcer à manger et à refuser libation sur libation. Il était persuadé qu’à son retour son appartement serait désert. Julianne allait fuir.

Ce qui n’était guère surprenant, car il savait depuis longtemps que cela finirait par se produire un jour. Il n’avait simplement pas cru que ce serait ce secret-là qui les séparerait. Il était indigne d’elle pour de nombreuses raisons, qu’il lui avait lâchement dissimulées. Ce n’était pas une question d’amour, car il ne croyait pas qu’elle pourrait l’aimer un jour. Il était rebutant. Néanmoins, il avait espéré être capable de lui faire suffisamment longtemps la cour pour que leur affection et leur amitié finissent par les lier, en dépit de son côté obscur. Mais il était trop tard.

Quand il arriva enfin chez lui, il fut surpris de la trouver endormie sur le canapé, les traits parfaitement paisibles. Il tenta vaillamment de demeurer immobile, de résister à l’envie irrépressible de la toucher, mais il en fut incapable. Il caressa doucement sa longue chevelure soyeuse en murmurant des paroles mélancoliques en italien.

Il lui fallait de la musique. Il éprouva un besoin de mélodie et de lyrisme pour apaiser sa souffrance. Mais la seule chanson qu’il jugeait adéquate était la reprise de Mad World par Gary Jules. Et il refusait d’écouter ce morceau quand Julianne le quitterait.

Soudain, elle ouvrit les yeux. Elle constata que Gabriel ne portait plus sa veste de costume et sa cravate et qu’il avait déboutonné les trois boutons du haut de sa chemise. Il avait également ôté ses boutons de manchette et remonté ses manches.

Il esquissa un sourire prudent.

– Je ne voulais pas te réveiller.

– Ce n’est rien. Je me suis juste assoupie.

Elle se mit à bâiller et se redressa lentement.

– Tu peux te rendormir.

– Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

– Tu as mangé quelque chose ?

Elle secoua la tête.

– Tu veux dîner ? Je peux te faire une omelette.

– J’ai des nœuds dans l’estomac.

Il était agacé, mais refusa d’insister, car il avait un bien meilleur argument à lui proposer.

– J’ai un cadeau pour toi.

– Gabriel, je n’ai vraiment pas besoin d’un cadeau, pour le moment.

– Je ne suis pas de ton avis, mais ça peut attendre. (Mal à l’aise, il se mit à remuer sur le canapé, sans pour autant la quitter des yeux.) Tu as une écharpe, tu es assise juste à côté d’une belle flambée, et pourtant tu es toute pâle. Tu as froid ?

– Non.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Michel Lafon
  • Date de Publication : 25/04/2013 
  • Format : 162 x 241 mm
  • Nombres de pages : 553
  • ISBN : 9782749918891
  • Prix : 19.95€

Poche

  • Éditeur : J'ai lu
  • Date de Publication : 21/05/2014
  • Format : 177 x 110
  • Nombres de pages : 765
  • ISBN : 9782290072622
  • Prix : 8.50€

 

Numérique

  • Éditeur : Michel Lafon
  • Date de Publication : 25/04/2013
  • Format : Epub, Mobi
  • Nombres de pages : 553 
  • ISBN : 
  • Prix : 13.99€

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