Darling

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  • Auteur : Jean Teulé
  • Pays :  France
  • Sortie : 1998
  • Adaptation : oui (Film)
  • Public : Adulte
  • Formats Disponibles : Papier / Numérique 

4e de Couverture

Elle voulait qu'on l'appelle " Darling ".

Elle y tenait !

Pour oublier les coups reçus depuis l'enfance, les rebuffades et les insultes, pour effacer les cicatrices et atténuer la morsure des cauchemars qui la hantent. Elle voulait que les autres entendent, au moins une fois dans leur existence, la voix de toutes les " Darling " du monde.

Elle a rencontré Jean Teulé.

Il l'a écoutée et lui a écrit ce roman.

Un livre unique.

La Critique de ChoupieS

J’en ai lu des Jean Teulé et ce n’est pas forcément le meilleur, mais c’est le plus traumatisant. Et je me passerai du visionnage de l’adaptation.

 

Résumé :

Darling est née dans la merde, au sens propre comme au figuré. Elle a grandi dans la merde et a vieilli dans la merde. Si vous trouvez mon résumé bizarre, désolé c’est la vérité crue. Image 1 centimetre 313x400Aucun centimètre de son âme ou de son corps n’a été épargné. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est elle-même. Parce que oui, Darling est une vraie Darling avec des sentiments bien réels et des souffrances tout aussi réelles. Elle a appris que parfois les rêves ne devraient pas se réaliser. Mais, même quand ils deviennent cauchemars, il ne faut jamais cesser le combat et toujours se relever.

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

C’est Jean Teulé, donc le style est brut de décoffrage et appelle un chat un chat. Le langage choisi est volontairement vulgarisé pour coller au plus près à l’histoire de Darling. J’ai eu un peu de mal au début, mais grâce à la longueur, très courte, des chapitres, l’adaptation n’a pas été longue. L’histoire est tellement prenante qu’on en fait abstraction. J’ai apprécié que le texte soit entrecoupé des entretiens entre Darling et Jean Teulé. J’ai trouvé que cela augmentait le malaise que l’on peut ressImage 2 darlingentir à la lecture. Si l’on avait oublié qu’il s’agissait d’un témoignage, avec ces passages on est vite rappelé à l’ordre.

 

  • Le témoignage : 

J’ai lu des témoignages qui seraient plus durs que celui de Darling  puisqu’elle préfère qu’on l’appelle comme ça. Et pourtant, jamais je n’irais voir l’adaptation cinématographique de ce livre. Il est trop dur sur un point de vue humain. On a une femme qui choisit de raconter son parcours, sans pour autant se voir comme une victime, pour dire à toutes les Darling qu’on peut toujours y arriver, même dans les pires moments de sa vie. Et de durs moments, elle en a vécu. C’est un euphémisme, parce qu’elle n’a connu que ça depuis sa naissance.

Enfant, ses parents ne s’intéressaient à elle que pour la rabaisser. Pour s’en sortir, elle va se raccrocher à des rêves qui finiront par se réaliser, mais qui deviendront des cauchemImage 3 cauchemarars, les uns après les autres. Sauf qu’en temps normal un cauchemar disparait avec le matin, mais pas là, pas pour Darling. Ils deviennent son quotidien, mais aussi ceux de ses enfants. Elle va subir des chocs physiques, mais aussi psychologiques, au point où l’on ne peut plus appeler cela des violences conjugales, mais de la torture. 

Plus je lisais ce livre et plus je me demandais comment il était possible de cumuler autant de malheur dans une vie. Elle n’avait pourtant rien fait de mal, et le sort c’est constamment acharné conImage 4 educationtre elle. Bon, des fois – surtout à l’adolescence – on se demandait si elle ne cherchait pas les ennuis. J’ai eu des moments d’exaspération en me disant comment elle pouvait être aussi naïve, voire aussi « conne ». Oui, je me le suis dit. Sauf que, de suite je me reprenais en me disant qu’elle n’avait pas reçu les armes nécessaires – aucune éducation, aucun soutien moral…– pour se défendre face à la vie crue et brutale de tous les jours. Parce que oui, « la vie n’est pas un long fleuve tranquille » et se termine rarement en « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». 

Alors, en repensant au parcours de cette femme, on ne peut que dire chapeau bas et même très bas, car malgré tout ce qui a pu lui arriver, après chaque galère et/ou souffrance elle arrive à rebondir, elle arrive encore à rire,Image 5 chapeau bas et à avoir de l’humour.

 

En Bref : 

En bref, Darling est un témoignage poignant faisant prendre conscience que même avec une vie difficile on peut toujours s’en sortir, du moment où on le décide véritablement. Toutefois, je ne conseille pas ce livre à tout le monde. Les personnes trop sensibles ou qui seraient dans un état un peu dépressif, passez votre chemin parce qu’il est dur psychologiquement. Même si le message se veut positif, il peut être à double tranchant, si l’on n’est pas dans un bon état d’esprit, d’autant qu’il ne faut pas oublier que c’est Jean Teulé qui le retranscrit.

 

Points Fabiles Points Forts
  •  style déconcertant au début
  • témoignage en lui-même
  • passage entre Darling et Jean Teulé

 

 

Notation : 

Style Écriture : 7/10

Témoignage : 9/10

Moyenne Globale : 8/10

 

 

Sources Illustrations :

Image 1 : http://rainshine21.deviantart.com/art/Centimetre-186808918

Image 2 :  http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=119449.html

Image 3 : http://www.divinatix.com/bien-etre/fini-les-cauchemars-methode-du-sel/

Image 4 :   http://www.rcc.int/seeds/expert_view/4/education--ticket-to-a-better-life

Image 5 :  http://www.alanoblebouffarde.com/t4646p135-le-cadeau-d-anniversaire-du-passeur

Extraits

Extrait 1 : Chap.1, p.14

— Je n’aime l’enfant que je porte. Après celui-là, je n’en aurai plus…

Et ce fut là l’unique fois de son existence où elle affirma quelque chose à son mari sans lui demander son avis.

Au lieu-dit de La Barberie, la bétaillère se gara. Et Suzanne, encore toute secouée par les chantiers, mal de cœur, mal de mer et les intestins en bouillie à cause du cidre nouveau, se coucha et supplia :

— Le docteur Coligny…

Il arriva, renversa les pattes et les sabots de la mère au plafond et dit « Poussez ! » Elle poussa et le bébé rond jailli ainsi qu’une chiasse monumentale…Le nouveau-né fit « floc » dans la diarrhée de sa mère.

— Merde, une fille ! dit le père.

— Est-ce que tu sais pourquoi ils t’ont appelée Catherine ?

— Non, ça j’en sais rien.

— En tout cas, t’es née dans la merde.

— Ah ça…


Extrait 2 : Chap.5, p31

Alors peu à peu, finalement, la seule chose qui a intéressé Catherine chez ses parents, c’était la route qui passait devant…Les camions et les routier qu’on voyait dedans ! Ces camions, la petite Nicolle les comparait à des crabes comme elle en avait déjà vu une fois courir sur la plage à Saint-Malo-de-la-Lande, un dimanche de pieds nus et de pantalons remontés jusqu’aux genoux où la famille était allée en visite chez une tante méchante…

De retour à La Barberie, l’enfant à sa fenêtre avait regardé les camions qui passaient en se disant que, si un jour elle pouvait décortiquer la portière de l’un d’eux, elle se nourrirait bien, elle, de la chair exotique qu’il y avait dedans.

Elle préférait déjà les gueules de routiers à celles des paysans. Ils avaient des yeux noyés d’Indonésie et des visages brûlés comme des châteaux en Espagne qui la faisait vibrer vers des profondeurs qu’elle ne comprenait pas.


Extrait 3 : Chap.22, p.135

Les parents, eux, ont été moins enthousiastes que les Cléments lorsque Darling est venue avec Roméo leur annoncer la bonne nouvelle.

— Ça ne nous intéresse pas, qu’ils ont répondu.

Catherine, depuis qu’elle les avait quittés, ne leur avait plus donné signe de vie.

Suzanne, près de la table, cousait et assemblait plusieurs foulard de soie, peints au batik, sentant le patchouli et le moisi. Georges, debout près du buffet, accoudé entre les portraits de Joseph et Henri, évaluait Joël d’un regard professionnel. Puis il a dit comme si son futur gendre n’était plus devant lui ou comme s’il  parlait d’un broutard :

— Il ne me plaît point, c’t’animal là. T’aurais mieux fait de vouloir marier le gars à Blandamour. C’ty-là, c’est de la sale carne. Fais confiance à ton père. Je m’y connais en bestiaux. Tu vas en chier avec lui. J’en ris d’avance !

— Et tu sais quoi, Jeans ?

— Quoi ?

— il avait raison.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Julliard
  • Date de Publication : 1998
  • Format : 206x131 mm
  • Nombres de pages : 242
  • ISBN : 9782260014942
  • Prix : 19.50€

Poche

  • Éditeur : Pocket
  • Date de Publication : 31/10/2007
  • Nombres de pages : 242
  • ISBN : 9782266178372
  • Prix : 6.20€

 

Numérique

  • Éditeur : Julliard
  • Date de Publication : 14/06/2012
  • Format : Epub / Mobi
  • Nombres de pages : 242
  • ISBN : 9782260018759
  • Prix : 13.99€

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Commentaires

  • Cha
    • 1. Cha Le 12/01/2016
    Tu fais chier, ma PAL avait pas besoin de grossir encore T_T
  • choupies
    Moi on me la prêté :p nanana. J'y peux rien si t'aime le truc glauque ma poule ^^

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