Crime et couches-culottes

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  • Auteure : Jennifer Weiner
  • Pays : USA
  • Titre VO : Goodnight nobody
  • Éditeur VO : Artia BookS
  • Sortie VO : 20/09/2005
  • Sortie VF : 01/06/2006
  • Traduction : Laure Manceau
  • Adaptation : Non
  • Public : Adulte
  • Formats Disponibles : Papier / Numérique

4e de Couverture

Un mari avocat, une petite fille adorable, des jumeaux malicieux et une belle maison dans le Connecticut : en apparence, Kate Klein est une femme comblée. En réalité, son mari est submergé de travail, elle passe son temps à courir après ses enfants et s'ennuie ferme dans une petite ville où il ne se passe jamais rien.

Jamais rien ? Invitée chez sa voisine, Kate la découvre morte, un couteau planté dans le dos. Elle décide de mener l'enquête.

Facile à dire, car dans le quartier les langues ne se délient pas facilement. Sans compter qu'un vrai détective n'est pas censé jongler avec les horaires des crèches, des cours de musique et des sorties au square... Entre deux tournées de lessive, Kate réussira-t-elle à démasquer l'assassin ?

La Critique de ChoupieS

Il y a des livres qui sont difficiles à juger, car ils n’ont pas spécialement de saveur. C’est le cas de Crime et couches-culottes.

 

Résumé :

Kate Klein en a marre de sa vie. Cette mère au foyer, de trois jeunes enfants, s’ennuie. Elle passe sa journée à faire des lessives et à courir après ses « charmants » bambins ; d’autant que son mari ne s’intéresse à elle que quand il en a besoin et que les autres mamans d’Upchurch la dénigrent, car elle n’est pas assez dans le délire « Maman perfection ». Mais, il semblerait que la providence ait eu pitié de Kate. Le jour où elle découvre la reine des "mamans perfections" un couteau planté dans le dos, le quotidien de Kate va s’en retrouver chamboulé…enfin presque, car mener l’enquête ne signifie pas pour autant quitter son rôle de maman de banlieue cossue.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Je n’avais jamais lu d’ouvrage de Jennifer Weiner auparavant, et sa plume est en accord Bkk crime et couches culottes 01 chicken runavec le genre ici présent, à savoir la chick-lit, littéralement la littérature pour poulettes. On retrouve une bonne dose de cynisme et d’ironie qui sied parfaitement au genre et qui en fait sa particularité.

Le style est plutôt agréable, mais faut-il encore aimer ce type de parler franc, appelant un chat un chat, constamment ponctué d’ironie. La fluidité est de mise, même si elle n’est pas aidée par la trame narrative.

 

  • L'intrigue : 

Prenez, une mère au foyer débordée par ses trois enfants en bas âge, délaissée par son mari, mis à l’écart par les mamans de la charmante banlieue dans laquelle elle vit parce qu’elle ne donne pas d’infâme truc à base de soja bio à ses enfants, qui s’ennuie ferme daBkk crime et couches culottes 02 miss marplens son quotidien et qui ne trouve rien de mieux à faire que d’enquêter sur le meurtre de sa voisine telle Miss Marple ; vous aurez là, toute la trame de Crime et couches-culottes.

Dit comme ça, on ne peut pas dire que le rêve soit forcément encourageant. J’ai un avis vraiment mitigé sur ce livre.

L’histoire, sans être mauvaise, n’est pas inoubliable. Le rythme général est lent, et on peine à avancer dans cette enquête de meurtre que l’on nous sert. Non seulement, il faut suivre les tribulations de Kate dans son rôle de maman et d’enquêtrice en herbe, mais en plus, l’auteure nous amène dans un plan temporel antérieur. En effet, Jennifer Weiner choisit de nous faire découvrir, pendant la moitié de la première partie, le passé de l’héroïne.

Si l’introduction de ces retours en arrière est parfaitement crédible et justifiée, il n’en demeure pas moins qu’ils trainent en longueur et ralentissent beaucoup trop l’intrigue principale; surtout quand on voit le peu d'importance qu'ils finissent par avoir au fil de l'histoire.

Certains événements manquent cruellement de crédibilité, ce qui fragilise encore davantage l’ensemble.Bkk crime et couches culottes 03 desparate housewives

  • L'univers :

Heureusement qu’il y a ce côté chick-lit pour rattraper le tout. L’auteure nous plonge dans l’univers des couches-culottes, ou plutôt de ces desparate housewives. L’intégration se révèle être rude pour celles qui ne collent pas aux codes des charmantes banlieues américaines bien sous tout rapport. Mais derrière les jolies pelouses, et les maisons dignes des magazines de décoration, de nombreux secrets inavouables touchent chaque famille.

Jennifer Weiner dénonce ici une hypocrisie de ces personnes bien pensantes, alors qu’elles n’ont pas plus de leçons de morale à donner qu’un détenu de Rickers.

Elle confronte une Amérique puritaine et factice à une réalité qui n’a rien d’être en carton pâte. En utilisant le meurtre, un acte sanglant, elle met tout un monde bien millimétré sens dessus dessous.

  • Les Personnages :

L’héroïne, Kate Klein, est un concentré de clichés. Le gros manque de confiance en elle qu’elle ressent depuis son enfance l’empêche de s’épanouir telle qu’elle le souhaiterait réellement. Elle est débordée Bkk crime et couches culottes 04 quartier chicpar ses enfants, ainsi que par les tâches familiales et sociales incombant aux mères au foyer des banlieues huppées.

Elle ne soigne pas du tout son apparence, est toujours à l’ouest sur les dernières tendances en matière d’éducation ; et pourtant, c’est grâce à cela qu’elle nous permet de déficeler tous les autres clichés qui l’entourent au quotidien. Sans la grosse dose d’humour dont elle est dotée, elle serait apparue comme une héroïne pleurnicharde et exaspérante ; ce qui n’est pas le cas.

En effet, Kate apparait comme étant beaucoup plus forte et débrouillarde qu’il n’y paraît. Mais, le plus important est son réalisme face à ce qu’elle est. Elle sait qu’elle n’est pas la meilleure des mamans qui soient, regrettant parfois d’avoir la vie qu’elle mène. Ses introspections sont aussi bien touchantes que drôles, tant elles sont empreintes d’autodérision.

 

En Bref : Bkk crime et couches culottes 03 bridget jones

En bref, Crime et couches-culottes est une lecture agréable quand on n’a rien d’autre à lire. La plume de Jennifer Weiner correspond parfaitement au genre de la chick-lit.

Le ton ironique et cynique colle parfaitement à l’héroïne Kate Klein qui, en nous partageant ses tribulations de mères au foyer de banlieue huppée, nous offre de moments d’introspections amusants.

L’intrigue traine cependant en longueur, surtout quand elle nous fait revenir sur le passé de Kate. Si celui-ci ne peut être dissocié de l’histoire principale, il éloigne trop le lecteur de l’affaire dans laquelle se lance l’héroïne pour pimenter son quotidien ; surtout qu'il aurait davantage pu être exploité pour la trame principale.

L’univers reprend les codes du type desparate housewives, en se moquant ouvertement des personnes bien pensantes cachant de lourds secrets dans leur penderie. Jennifer Weiner dénonce une perfection factice en clamant une vérité que personne ne pourra jamais contredire : les parents parfaits n’existent pas.

 

Points Faibles Points Forts
  • Retour en arrière lent
  • Ensemble quelconque
  • Événements peu crédibles
  • Adéquation style/genre
  • Autodérision
  • Dénonciation sociétale

 

 

Notation : 

Style Écriture : 7/10

Intrigue : 5/10

Originalité : 4/10

Univers : 5/10

Personnages : 6/10

Moyenne Globale : 5.4/10

Sources Illustrations :

Image 1 : https://www.intofilm.org/films/2768

Image 2 : http://www.programme.tv/c3897601-miss-marple/nemesis-10619995/

Image 3 : http://epguides.com/DesperateHousewives/

Image 4 : http://www.infoimmo.fr/un-quartier-digne-de-desperate-housewives/

Image 5 : http://www.eonline.com/news/751061/flashback-how-does-the-bridget-jones-s-baby-trailer-compare-to-the-original-bridget-jones-s-diary

 

Extraits

Extrait 1 :

Première Partie : Une bonne mère

Chapitre 1 :

« Ohé ! »

Je frappai à la porte de chez Kitty Cavanaugh puis insistai sur le heurtoir en cuivre.

« Y’a quelqu’un ?

— Maman, je peux appuyer sur la sonnette ? me demanda Sophie sur la pointe des pieds.

— Non, c’est mon tour ! » intervint Sam en cognant du bout de ses baskets les citrouilles alignées sur le perron.

Nous n’étions qu’à une semaine d’Halloween, et nous n’avions fini notre citrouille que depuis la veille. Son sourire était tout de travers, et le côté droit avait commencé à pourrir et s’était affaissé dans la nuit. On aurait dit qu’un sadique avait eu une crise cardiaque et s’était écroulé devant chez nous. Quand j’avais allumé la bougie, les enfants s’étaient mis à pleurer.

« Non, c’est à moi ! dit Jack en poussant son frère, son cadet de trois minutes.

— Mais arrête de me pousser ! cria Sam en le bousculant.

— Du calme ! D’abord Sophie, après Sam et après Jack. »

Deux diplômes en littérature anglaise, une carrière à New York, pour me retrouver devant la maison d’une femme que je connaissais à peine, dans une banlieue du Connecticut, mal coiffée et sapée comme l’as de pique, avec trois chamailleurs de moins de cinq ans. Comment en étais-je arrivée là ? J’étais incapable de me l’expliquer. Comme de tomber enceinte de jumeaux alors que Sophie n’avait que sept semaines, conséquence d’un moment d’égarement dont je me souvenais tout juste.


Extrait 2 :

Chapitre 20 :

Ce n’était pas une contravention. C’était une enveloppe où figurait mon nom, à l’intérieur une feuille de papier ligné qu’on avait arrachée d’un cahier. Sur la feuille, ces mots en capitales noires : Cessez de poser des questions ou vous serez la prochaine à y passer. »

Affolée, je tournai sur moi-même, le cœur battant, comme si la personne qui avait laissé ce mot était restée dans les parages pour observer ma réaction. Pas une seule voiture alentour, ni âme qui vive, mais je crus entendre des pas qui s’approchaient, d’abord lentement, puis de plus en plus vite.

J’attrapai mes clés, ouvris la portière, grimpai derrière le volant, claquai la porte et la fermai à clé. Puis je jetai un œil dans le rétroviseur, pétrifiée d’horreur en apercevant la silhouette voûtée qui émergeait de la banquette arrière…Non, je délirais. Il n’y avait que les sièges-autos des enfants.

« OK, murmurai-je. OK »

Mains tremblantes, je saisis mon portable. Qui appelé en premier ? Ben ? Que pouvait-il faire, à une heure du matin ? Réveiller les enfants et venir me chercher ?

« Calme-toi, Kate, Calme toi. »

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Belfond
  • Date de Publication : 01/06/2006
  • Format : 140 x 210 mm
  • Nombres de pages : 403
  • ISBN : 978-2-7144-4239-0
  • Prix : 18.50€

Numérique

  • Éditeur : 12-21
  • Date de Publication : 24/11/2016
  • Format : Epub / MOBI
  • Nombres de pages : 339
  • ISBN : 978-2-8238-5160-1
  • Prix : 9.99€

Poche

  • Éditeur : Pocket
  • Date de Publication : 07/05/2008
  • Format : 108 x 175 mm
  • Nombres de pages : 441
  • ISBN : 978-2-266-23154-1
  • Prix : 7.40€

 

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