Le Baiser du banni

Bkk couv le baiser du banni

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Challenge

 

 

  • Auteure : Cristina Rodriguez
  • Pays :  France
  • Sortie : 4/10/2012
  • Adaptation : Non
  • Public : Adulte

4e de Couverture

Dalach Matamoros, hermaphrodite aux grands yeux violets, est à Washington pour un rendez-vous d'affaires quand la nouvelle tombe sur tous les écrans : des "anges fossiles" ont été découverts en Chine ! Pour les Matamoros et les Di Dante, deux clans qui s'affrontent depuis la nuit des temps, la guerre céleste est ouverte... Et Dalach se retrouve confrontée de plein fouet à l'histoire de sa famille en même temps qu'à un combat sans merci pour la résurrection des archanges. Un attentat sanglant à Washington, un faux rabbin à Jérusalem, un manoir ancestral au coeur d'une réserve naturelle de Leon en Espagne, un navire transportant des "antiquités" en provenance de Chine et sur lequel se succèdent d'étranges accidents mortels, la mythique Bible Noire que recèle le Vatican : autant de mystères auxquels Dalach et les siens sont confrontés. Une intrigue sulfureuse sur fond de guerre de religion ultime, des rebondissements en cascade à couper le souffle, une écriture maîtrisée, Le Baiser du banni va vous entraîner très loin, du côté des anges bannis...

La Critique de ChoupieS

Un livre qui ne tient malheureusement pas toutes ses promesses. Dommage, surtout quand il y a autant de matière.

 

Résumé :

S’il y a une chose dont Dalack Matamoros n’avait absolument pas envie, c’était de se retrouver mêlé aux histoires de son illustre famille, les Matamoros. Mais, il semblerait que l’héritière du clan n’est pas voix au chapitre quand une découverte des plus énigmatiques est faite en Chine. Lorsque des « anges fossiles » sont retrouvés, rien ne va plus. Un passé ancestral remonte à la surface, plongeant Dalach dans des méandres qu’elle n’aurait jamais cru véridiques. Elle apprendra, par la force des choses, que même les plus vieillImage 1 ange dechues légendes possèdent une grande part de ténèbres et de mensonges.

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

C’est la première fois que je lisais quelque chose de Cristina Rodriguez et j’ai plutôt apprécié son style assez franc, et sans fioritures. J’avoue ne pas avoir grand-chose à redire sur ce point. La seule chose que je pourrais soulever est la présence de notes de bas de page, dont je n’en suis pas du tout fan. Ici, je veux bien les excuser, car elles sont faites pour donner la façon dont un nom se prononce ou alors sa traduction. Heureusement qu’elles servent à ça et pas à autre chose.

 

  • L'intrigue : 

C’est là où le bât va blesser. J’ai mis trois semaines pour lire ce livre. J’avais énormément de mal à me laisser envahir par l’histoire. Au début, on comprend vite dans quoi on va plonger, surtout quand on lit le prologue. Et justement là où il y a maldonne. Le prologue et les premiers chapitres donnent vite l’eau à la bouche. On se dit qu’il devrait y avoir pas mal d’action, qu’en plus d’être dans un thriller, on va lorgner sur le genre de l’aventure. Or, plus les pages défilent et plus l’intrigue s’étiole, et on finit par ne plus avancer du tout. Image 2 l eau a la bouche

Je me suis demandé ce qu’il se passait. Pourquoi l’histoire ne bougeait plus du tout ? Les événements qui s’enchaînent sont plus insipides les uns que les autres. De temps en temps, il y a un sursaut, comme pour nous dire : « Non j’ai pas oublié mon fil rouge, la preuve, je vous donne quelques petits points pour le poursuivre ». Sauf que ces quelques petits points ne sont pas suffisants.

Ce livre me donne une grande sensation d’inachevée. On pourrait même dire qu’il y a un manque de recul sur le déroulé des faits. On a plein de petits départs de feu. OH ! On nous offre les réponses à tous ; sur ce point on peut se rassurer. Mais, aucun de ces départs de feu n’est approfondi comme il le mériterait. Le Baiser du banni fait parti de ces livres qui aurait sans problème pu être décomposé en deux ouvrages pour vraiment aller au fond des choses.

Quand je vois qu’il y a autant de matière et que ce n’est pas approfondi, ça m’énerve. Parce que du coup, d’une histoire que l’on devrait dévorer en une journée, on s’ennuie au point de traîner la patte pour la lire jusqu’au bout. Elle est fade.

Quant à la fin, elle arrive bien trop vite et est peu crédible par rapport à tout le récit, d’autant qu’une ouverture est laissée – donc un énième départ de feu –  et on se demande pourquoi.Image 3 depart de feu

 

  • L'univers :

Il est d’une grande richesse, et on sent parfaitement l’attachement de l’auteur à la culture espagnole et méditerranéenne. C’est notamment visible par les nombreux termes espagnols employés et les prononciations à privilégier ; les notes de pages occupant parfaitement leur rôle d’aide sur ce point.

On voit également que l’auteur est très cultivée. Or, je trouve dommage que le décor de l’intrigue ne profite pas de cet énorme avantage. Là, vous êtes certainement en train de vous demander où je veux en venir exactement. Je vais vous dire ça tout de suite.

Ce que je veux dire, en avançant que l’univers de l’intrigue ne profite pas de la richesse culturelle que possède l’auteur, est qu’il est dommage d’éparpiller ces éléments de culturels, au lieu de s’en servir pour construire un canevas solide qui formera un cadre complet et cohérent où pourra s’épanouir l’intrigue, et bien évidemment les personnages. C’est exactement ce qu’il se passe pour Le Baiser du banni. Le livre est truffé d’informations pertinentes et intéressantes, mais elles ne sont pas solidement attachées pour former un ensemble harmonieux. Image 4 canevas

J’ai dit plus haut qu’il y avait tout un tas de petits départs de feu, et bien dans le cas de l’univers il s’agit de petits cailloux parsemés de-ci de-là qui, de temps en temps, vont être légèrement reliés pour que l’on puisse avoir un semblant de cadre.

 

  • Les Personnages :

Ils vont pâtir de tout ce que j’ai pu souligner auparavant. Et là, encore une fois encore c’est dommage parce qu’ils ont de la bouteille. Ils sont de très bonne facture. Malgré les nombreux points négatifs de l’intrigue et de l’univers, on arrive à créer un lien avec eux. C’est justement dommage qu’ils ne soient pas mieux exploités. Parfois, on a même l’impression qu’ils gênaient et qu’ils n’étaient mis en scène que parce qu’il fallait bien s’en servir.

Je n’aime pas beaucoup que des personnages soient malmenés ; et, quand je dis « malmenés », je ne parle pas du fait qu’ils aient un parcours difficile, je parle du fait qu’ils ne sont pas utilisés à leur juste valeur. Le Baiser du banni possède des acteurs charismatiques, accrocheurs, bien dans leurs baskets qu’il s’agisse des principaux comme des secondaires. Mais, ils ne sont pas du tout mis en valeur. J’avais parfois l’impression que c’étaient eux les éléments du décor.

En Bref : 

En bref, Le Baiser du banni est une belle déception. LeImage 5 bouteille a la mer 313x500 sympathique style de l’auteur sert davantage à montrer une richesse culturelle indéniable qu’à servir une intrigue digne de ce nom. L’histoire possède des fondements plus qu’intéressants, mais qui sont négligés au profit de différents départs de feu, dispatchés un peu partout dans le livre. La cohérence n’est due qu’au fait de servir une histoire qui doit avoir une fin. Mais, répondre à toutes les questions ne suffit pas à rattraper les trop nombreux faux pas.

L’univers n’encadre aucunement l’intrigue à la dérive, ses éléments ayant été soudés avec un ciment de mauvaise qualité.

Les personnages, avec un grand potentiel attractif, ne peuvent pas tout rattraper non plus. D’autant qu’on ne leur donne pas toutes les cartes pour qu’ils puissent s’épanouir pleinement.

Les bases étaient très bonnes ; mais, mal construites, elles ont fait pencher l’ouvrage aussi surement que la tour de Pise n’est pas perpendiculaire au sol sur lequel elle a été construite.

 

Points Faibles Points Forts
  • Trop de départs de feu
  • Enchaînements saccadés
  • Cadre de l’intrigue inexistant
  • Univers pas approfondi
  • Personnages malmenés
  • Plume directe
  • Richesse culturelle
  • Personnages attractif
  • Idée intéressante

 

 

Notation : 

Style Écriture : 8/10

Intrigue : 2/10

Originalité : 6/10

Univers : 2/10

Personnages : 4/10

Moyenne Globale : 4.4/10

Sources Illustrations :

Image 1 : http://album.aufeminin.com/album/721711/photos-que-j-aime-17100495.html

Image 2 : http://www.ohmyfood.fr/avoir-leau-a-la-bouche-comment-ca-marche

Image 3 : http://www.commentfaiton.com/fiche/voir/353777/comment-eteindre-un-depart-de-feu-avec-une-couverture

Image 4 : http://www.laroutedelalaine.fr/fr/33-canevas

Image 5 : http://www.danstontarn.fr/2013/01/30/positivons-il-jette-une-bouteille-a-la-mer-en-angleterre-et-recoit-une-reponse-venant-d-australie/

 

Extraits

Extrait 1 : P.9

Du haut de la montagne, Lucifer contempla la terre : une mer de sable, dorée comme les ablais que l’on devinait au loin, piqué çà et là par des buissons épineux et des promontoire rocheux. Un ruban d’eau verte serpentait entre les oliviers et les gazouillis des oiseaux égayaient un ciel plus bleu que les prunelles de l’ange déchu.

Celui-ci goûta le vent capricieux qui s’enroula à ses longues mèches blondes, tel un amant délaissé ou trop longtemps part, et l’herbe rare, à ses pieds, se tendit, affamée, vers ses chevilles.

Comme restés en sommeil depuis leur création, attendant la magie qui leur insufflait vie, chaque créature, chaque particule, chaque atome du nouvel Eden s’éveillait.

— C’est donc cela, la Terre…murmura l’ange déchu en regardant le monde.


Extrait 2 : Chap.8, p.167

A la porte, un autre mercenaire, plus petit que celui qui l’avait attaquée, mais beaucoup plus trapu, menaçait l’albinos de son arme.

— Dove si trova Angel Verdugo ? hurlait-il. Dove ?

Xoel secouait désespérément la tête.

— Je ne sais pas ! mentit-il. J’ignore où il est ! Cela fait des année que je ne l’ai pas vu !

L’homme vit Dalach courir dans sa direction – trop tard.

La rafale du pistolet mitrailleur le cueillit de coté réduisant son foie à l’état mou, et il s’écroula sur le sol.

— Prenez son arme ! cria la jeune femme à l’oncle d’Angel en lui faisan signe de la suivre vers l’escalier. Vite ! Des rafales de plus en plus soutenues retentissaient au loin, au dessus de leur tête.

Xoel ramassa le pistolet mitrailleur souillé de sang avec une grimace de dégoût et la rejoignit.

— Merci…bredouilla-t-il, encore tremblant et le visage dégoulinant de sueur.

— Nous devons remont…

Elle se tut et se figea en voyant la « chose » floue foncer vers eux à pleine vitesse dans le couloir.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Le Pré aux clercs
  • Date de Publication : 4 octobre 2012
  • Format : 242 x 155 mm
  • Nombres de pages : 362
  • ISBN : 978-2-84228-493-0
  • Prix : 19.50€

Numérique

  • Éditeur : Le Pré aux clercs
  • Date de Publication : 11 octobre 2012
  • Format : 242 x 155 mm
  • Nombres de pages : 362
  • ISBN : 978-2-84228-512-5
  • Prix : 12.99€
 

Où l'acheter

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