Avis de tempête

Bkk couv les dossiers dresden tome 1

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Série : Les Dossiers Dresden (T.1)

  • Auteur : Jim Butcher
  • Titre VO : Storm Front
  • Sortie VO : 01/04/2000
  • Sortie VF : 29/03/2007
  • Traduction : Grégory Bouet
 

Tome suivant

Les dossiers dresden tome 2

 

4e de Couverture

Tous les bons magiciens s'appellent Harry, et Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c'est même le seul dans sa " catégorie " : lorsque la police de Chicago est sur une affaire qui la dépasse, c'est vers lui qu'elle se tourne. Car notre monde regorge de choses étranges et magiques... et la plupart ne s'entendent pas très bien avec les humains. La magie, ça vous flingue un gars en moins de deux !

Une couverture  pleine de promesses, qui s’étiolent au fur et à mesure de la lecture.

 

Résumé :

Le jour où Harry Blackstone Copperfield Dresden reçoit la visite d’une femme désirant l’engager pour retrouver son mari, il se dit qu’il pourra enfin payer les factures en attente. Encore une rentrée d’argent en vue quand, quelques instants après, la police l’appelle en tant que consultant pour enquêter sur un double meurtre plutôt sanglant. Mais, il y a des jours où il vaut mieux rester coucher, et il semblerait qu’il s’agisse d’un tel jour pour Dresden.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

Le style est assez fluide, mais je n’en dirais pas plus sur ce point parce que je ne vois pas comment juger correctement du style d’un auteur quand la traduction est une catastrophe, ce qui est le cas ici ; et, il n’y a pas besoin d’avoir lu la version originale pour se rendre compte que c’est au niveau de la traduImage 01 bkk translatection que ça pêche. Les constructions grammaticales sont par moment hasardeuses et le choix du vocabulaire n’est pas toujours des plus appropriés.

En plus de ça, il s’agit ici d’une écriture à la première personne. Je toujours trouvé ce choix de voix comme une grosse prise de risque, surtout sur les œuvres mettant l’action au premier plan, parce que si le style ne suit pas, il y a un énorme risque de lasser le lecteur, et c’est ce qui arrive ici.

 

  • L'intrigue : 

OH MY GOD !!! J’ai mis deux semaines à lire ce livre de 378 pages, en format poche. Si j’ai mis autant de temps à le lire, c’est parce que l’intrigue traine en longueur.

En commençant cette enquête du détective privé magicien, Harry Dresden, on ne s’attend pas du tout à tomber sur une intrigue aussi longue à se mettre en place. Et quand je dis longue, c’est un euphémisme, car elle ne décolle réellement qu’à cinq ou six chapitres de la fin ; et, le livre en compte 27.

D’une part, on a des événements qui s’enchaînent de façon un peu brouillonneImage 02 bkk turtle slow 313x500. Le rythme de l’ensemble aggrave la sensation de lenteur, car les descriptions sont longues et peu entraînantes. Est-ce dû à la traduction ? Je ne saurais le dire. En tout cas, on a vraiment l’impression que l’intrigue traine des pieds tout du long.

D’autre part, tout est prévisible. Le pire est que l’on comprend l’un des gros fils conducteurs de l’intrigue dès les premières pages. Tout du long, j’avais envie de secouer le personnage principal, en lui disant : « Nan, mais t’es sérieux là, mec ! T’attends quoi pour aller de ce côté ! ». Mais bon, il m’aurait pas entendu de toute façon.

 

  • L'univers :

Euh…OK ! L’univers des Dossiers Dresden à l’air vachement riche. Oui, je sais, ça vous avance pas beaucoup ce que je suis en train de vous raconter. Bah, je vous rassure, moi non plus j’ai pas été beaucoup plus avancé.

La façon dont l’auteur nous amène à découvrir son monde est très spéciale. En fait c’est comme s’il nous donnait un coup Image 03 bkk ecolede pied dans le popotin (oui je reste polie), en nous disant « Là ! C’est bon débrouille toi ! ». Hey ! J’ai fait quoi de mal, moi pauvre petite ChoupieS lectrice ? Pourquoi on m’explique rien à moi ? Ah non ! Je mens. Des fois on m’a expliqué comme si j’étais à l’école. Soyons sages et écoutons l’instituteur Harry Dresden qui va nous faire un cours de magie. Et Harry Potter, il est où ? (OK ! Je sors)

Bon, j’avoue ça fait très sketch la façon dont je viens de raconter ça, mais c’est vraiment l’impression que l’on peut ressentir à la lecture de l’œuvre.

L’univers n’est pas correctement marqué, qui fait que l’on est complètement perdu. Il y a un énorme déséquilibre.

Je vous la fais courte.

Dans le style, je vous ai dit que la voix de la première personne avait été choisie pour nous raconter cette histoire. En soi, ce n’est pas gênant, même si c’est vraiment peu judicieux pour une œuvre de ce type ; mais bon admettons. Regardons la chose sous un autre angle. Si la première personne, Harry Dresden en l’occurrence, maîtrise parfaitement l’univers de l’histoire, il ne va pas nous expliquer les moindres détails de l’univers puisque lui les connait. C’est logique. Ouais, mais le lecteur, lui, connait que dalle en magie. Alors de temps en temps, on a droit à un cours de rattrapage encore plus soulant qu’un cours sur les équations. Si, si j’vous jure. C’est une des raisons, entre autres, qui fait que l’écriture à la première personne c’est carrément prise de tête : arriver à garder la crédibilité du personnage sans larguer le lecteur. Pari pas réussi ici.

 

  • Les Personnages :

Comment vous dire ?! Quand j’ai vu la couverture, je m’attendais à du lourd, mais vraiment du très très lourd ; et ça, dans le bon sens du terme en plus. Je me suis frottée les mimines sans mes moufles en me disant : « YOUPIKAÏ !!! ça va être un super bon bouquin d’urban fantasy !!! Depuis le temps que je l’attendais. » Dès les premiers chapitres, un vent glacial est venu m’attaquer en me disant « t’attendra encore ». Snif, snif.

Non, mais sérieux ! C’est quoi ça ? C’est techniquement pas possible. Imaginer le truc, on vous vend (sur la couverture) un sorcier style Terminator avec un p’tit coup de Rambo, et au lieu de ça vous vous retrouver avec un mélange de Mac Guyver et de Harry Potter sans Ron et Hermione en plus. Oui je sais ce que vous vous dites « C’est trop triste ! » Je sais, je sais, j’en pleure encore d’ailleurs. Image 04 bkk rambo 313x500

Une fois la mauvaise surprise passée, on se fait une raison, on se dit qu’après tout, ça peut être sympa aussi (même si j’ai versé une larme à chaque fois que je voyais la couverture en refermant le livre). Ouais, et puis y’a pas que le physique qui compte. Sauf que quand le mental et l’intellect ne suivent pas, on se raccroche à quoi ? Non, mais sérieusement ! Le Harry, à part être largué pendant la plupart de l’intrigue, échapper à tous les gens qui veulent sa peau (et y’en a j’vous raconte même pas), se plaindre qu’il a plus de force pour utiliser la magie après avoir lancé un tour bidon (tu parles d’un super sorcier toi), reluquer toutes les nanas qui passent (faut croire qu’il vit dans une ville où y’a que des prétendantes à miss monde), bah il fait pas grand-chose.

En somme, le coup de l’anti-héros qu’on trouve vachement cool est complètement raté. J’vais aller en toucher deux mots à Deadpool, il pourra peut-être lui donner des cours.

Bon ! Quant aux autres personnages, je vais pas m’étendre sur le sujet, parce que c’est pas beaucoup mieux. Que des clichés vus, vus, vus et rerevus.

 

En Bref : 

En bref, ce premier tome des Dossiers Dresden est une véritable déception, comme j’en ai rarement lu. La traduction désastreuse (manquait même des majuscules) sert une voix à la première personne qui n’arrive pas à décrire l’univers fantasy déployé. L’intrigue est inImage 05 bkk pas contentesipide et le déroulement des événements est d’une lenteur affligeante. Le héros ne correspond pas du tout à l’image que l’on pouvait s’en faire (comme quoi faut toujours faire attention au choix de la couverture), mais pire que cela il n’assure pas du tout son rôle d’anti-héros aux blagounettes censées nous tordre de rire. Non. Là, elle donne plutôt envie de se cacher pour lui. Comme quoi n’est pas donné à tout le monde de mettre en avant un sorcier nommé Harry.

  • Ce que j'attends du prochain tome :

Euh…et si je passais mon tour sur ce coup-là ? Non, vous êtes pas d’accord. Bon d’accord, mais c’est bien parce que c’est vous ! Quand l’idée me prendra de lire le deuxième tome, j’attendrais une seule chose…non, en fait j’attendrai rien du tout.

Points Faibles Points Forts
  • Première personne utilisée
  • Traduction désastreuse
  • Intrigue lente et prévisible
  • Univers mal dégrossi
  • Masque de l’anti-héros raté
  • Univers riche

 

Notation : 

Style Écriture : 5/10

Intrigue : 1/10

Originalité : 3/10

Univers : 4/10

Personnages : 2/10

Moyenne Globale : 3/10

Sources Illustrations :

http://www.presse-citron.net/traduction-de-contenus-pour-le-web-evitez-les-pieges-et-les-idees-recues/

http://www.epicnewmedia.co.uk/blog/can-a-website-be-penalised-by-google-for-slow-site-speed/

http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr/upload/_237_587_2014-01-16_12-09-31_.gif

http://imgur.com/gallery/WQbyiOA

http://www.quizz.biz/quizz-943425.html

Extraits

Extrait 1

Chapitre premier, P.6

—  Harry Dresden. Magicien.

—  C’est moi.

—  Un vrai magicien ? demanda l’homme en me lançant un clin d’œil complice, comme si je lui faisais une blague. Des sortilèges, des potions ? Des démons, des incantations et tout, et tout ? Subtil et prompt à la colère ?

—  Pas si subtil que ça, dis-je en lui arrachant le pli des mains et en désignant son calepin. Je peux signer maintenant, s’il vous plaît ?

Son sourire s’effaça pour laisser place à une moue boudeuse. Il me laissa signer pour ma lettre, une relance de mon proprio, et lâcha :

—  Un cinglé, voilà ce que vous êtes !

Il récupéra son registre avant de me lancer :

—  Passez une bonne journée, monsieur.

Je le regardai partir.

—  Classique, murmurai-je en fermant la porte.

Je m’appelle Harry Blackstone Copperfield Dresden. Invoquez-moi à vos risques et périls. Je suis magicien. Mon bureau est tapi au cœur de Chicago et, d’après ce que je sais, je suis le seul magicien officiellement reconnu du pays. Mon nom est dans les pages jaunes, à la rubrique « Magiciens ». Croyez-le si vous le voulez, mais je suis le seul dans cette section.


Extrait 2 :

Chapitre 6, P.89

Indécis, l’esprit voletait autour du repas en se rapprochant un peu plus à chaque coup d’ailes. Le fey et le miel. La phalène et la flamme. Ce n’était pas la première fois que Tut tombait dans le panneau, mais les feys ne sont pas renommés pour leur mémoire ou leur volonté.

Je retins quand même mon souffle.

Enfin, l’esprit s’empara du pain, le trempa dans le miel et l’engloutit. Un petit « pop » à peine audible trahit la fermeture du cercle.

Tut poussa un cri de lapin pris au piège et décolla immédiatement en direction du lac dans un vrombissement désordonné. Arrivé à la limite du cercle, il percuta un obstacle aussi solide qu’un mur de brique et émit un petit nuage de phosphènes argentés.

Tut hoqueta et retomba sur son cul de fey.

—  J’aurais dû m’en douter ! pépia-t-il en me voyant sortir de la cachette.

Sa voix aiguë ressemblait plus à celle d’un enfant que les ersatz qu’on entend dans les dessins animés.

—  Je me disais bien que j’avais déjà vu ces assiettes quelque part ! Espèce d’ignoble vermine humaine ! Vicieux à gros nez !

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Bragelonne (sous le titre Dans l'oeil du cyclone)
  • Date de Publication : 29/03/2007
  • Format : 130 x 200 mm
  • Nombres de pages : 346
  • ISBN : 798-2-35294-037-0
  • Prix : 9.99€

Poche

  • Éditeur : Milady
  • Date de Publication : 12/02/2010
  • Format : 110 x 180
  • Nombres de pages : 384
  • ISBN : 978-2-8112-0269-9
  • Prix : 7.00€

 

Numérique

  • Éditeur : Milady
  • Date de Publication : 24/11/2010
  • Format : Epub / Mobi
  • Nombres de pages : 378
  • ISBN : 978-2-8205-0085-4
  • Prix : 5.99€

Audio

  • Éditeur : Sixtrid (sous le titre Dans l'oeil du cyclone)
  • Date de Publication : 22/11/2012
  • Lecture :  Alain Granier
  • Format : 1 CD
  • Durée : 8h28min
  • EAN : 335-8-95000-236-8
  • Prix : 21.00€
 
 

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