Anamorphose

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Avertissement  : Érotisme

 

  • Auteure : Feylie
  • Pays : France
  • Date de publication : 31/12/2015
  • Public : Adulte 

4e de Couverture

«Héritier du trône, Siegfried n’a de cesse de vouloir égaler son père, au mépris de ses véritables aspirations. Jusqu’au jour où il découvre l’infidélité de ce dernier. Il entreprend donc de le suivre jusqu’au Domaine des Cygnes où l’interdit prend les traits d’Engel, un jeune homme aux mille et un visages. À ses côtés, il s’autorise à profiter de l’instant présent.

Hélas, ses devoirs d’héritier se rappellent chaque jour à lui, et avec eux les doutes qui affectent sa relation. Et pendant que nombre d’intrigues se tissent derrière son dos, le poids de la couronne sur sa tête s’alourdit. Bonheur et royauté ne font pas bon ménage, tout comme rêve et réalité. Comment choisir entre l’un et l’autre sans paraître égoïste aux yeux d’un peuple et d’un amant ? Cruel dilemme que seule l’issue d’un jeu de masques et de miroirs parviendra à résoudre. Car, au Domaine des cygnes comme au palais du Roi, tout est anamorphose. »

La Critique de ChoupieS

Merci à Mix Éditions pour ce service presse. J'ai pu découvrir un roman bien agréableCygnes 313x500 à lire, dans lequel je me suis prise très vite, malgré quelques scènes guimauves.

 

Résumé :

Le prince Siegfried n’a de cesse, de vouloir se montrer à la hauteur des attentes, que tous, placent en lui, l’héritier du trône. Mais, que peut devenir l’admiration du modèle paternel quand, celui-ci se révèle être coupable d’adultères. Pour savoir quelle femme a réussi à détourner le roi du droit chemin, il se rendra au Domaine des Cygnes, sans savoir que là-bas, plus d’une révélation l’y attend, pour changer son destin.

 

Avis Général :

  • Le Style d'écriture : 

J’ai particulièrement bien apprécié la plume de Feylie, très agréable à lire. Il y a une belle fluidité qui laisse glisser le texte tout seul. Il n’est jamais très facile d’utiliser un langage ancien et soutenu dans les œuvres historiques, mais cela n’a posé aucun problème dans ce roman.

 

Reve

  • L'intrigue : 

Pas de doute possible, on est bien dans le genre de la romance.

Ce que j’ai aimé ici, c’est qu’on entre tout de suite dans l’intrigue. Pas besoin de temps d’adaptation. Il y a également une belle cohérence dans l'histoire. Jusqu’à la fin, elle suit le cap fixé au début, sans y déroger, ce qui permet d’avoir des événements rationnels.

Toutefois, et ce malgré ce que je viens de dire, j’ai quand même senti quelques cassures. J’ai eu l’impression, par moment, qu’il y avait un décalage au niveau de l’enchainement de certains passages, ce qui me donnait le sentiment d’avoir loupé quelque chose. C’était un peu déstabilisant, sans pour autant détruire tout le rythme instauré.

Petit bémol aussi sur certains faits. Je n’expliciterai pas pour éviter de spoiler le livre, mais j’ai eu des sensations d’inachevées, ou plutôt j’aurais souhaité, que certaines choses soient poussées davantage. Il y avait un survol de certainGuimauve cute 136798 110x175es situations qui auraient pu, parce qu’il y avait matière à le faire, être approfondies. Je pense que ça aurait peut-être donné plus de dimension, et de profondeur à l’histoire.

En gros, je trouve dommage que le côté guimauve (oh, elles sont là les petites guimauves ^_^) ait pris autant de place. D’accord, je sais, c’est une romance.

 

  • L'univers :

Justement, ce que je viens de dire s’applique à l’univers. Je m’explique. Le point original du livre se trouve dans le fait que l’auteure va situer une romance homosexuelle, à l’époque des grandes royautés, où le paraître est un savoir-vivre, et la dévotion aux rèJoyaux de la couronne 313x500gles de la chrétienté, le maître mot. D’autant plus, que l’un des protagonistes est héritier de la couronne.

J’ai trouvé que l’atmosphère générale avait un côté un peu ésotérique, ou plutôt vaporeux, comme un doux rêve que l’on serait en train de faire. C’est certainement dû au rapprochement fait avec le ballet, Le Lac des cygnes. C’est une bonne idée qui fonctionne.

Par contre, même si je pense que c’était une volonté de l’auteure, je trouve dommage que l’univers n’ait pas été approfondi un peu plus.

Je reconnais qu’on entre facilement dans celui-ci, mais j’aurais souhaité en connaître encore davantage. Je pense qu’avoir une vision un peu plus reculée sur l’état du royaume, et les intrigues politiques s’y déroulant aurait été un gros plus. D'ailleurs, cette faiblesse s'est ressentie sur la romance, de sorte qu’elle a manqué de tout le relief auquel elle aurait pu prétendre.

 

  • Les Personnages :

Ils pâtissent de la même manière que l’intrigue au manque d’approfondissement de l’univers. C’est toutefois moins prononcé chez eux. Comme on est vraiment focalisé sur le couple concerné, et surtout sur le prince Siegfried, on oublie un peu les lacunes susvisées.

Mais, je me demanderai quand même : est-ce qu’en ne donnant pas plus de corps au contenant, on n’aurait pas eu plus de reliefs sur des personnages qui méritent déjà Dvd lac des cygnes fr hd 313x500à être connus ?

En ce qui concerne leur personnalité, je pense que l’auteure n’est pas tombée dans le doux piège des romances guimauves, en donnant des personnalités lisses et sans intérêt. Au moins, j’ai pris plaisir à découvrir les diverses facettes présentées, même si – oui j’insiste – j’aurais voulu en avoir davantage.

 

En Bref : 

En bref, Anamorphose est une lecture agréable. Je peux l’affirmer, car je l’ai lu en ayant mis en pause un roman assez pénible à lire. La plume de Feylie, très fraîche, m’a permis de souffler, et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire un livre facile à découvrir.

Le choix temporel et l'atmosphère un peu surréaliste s'inscrivent dans une histoire cohérente, malgré quelques passages parfois hasardeux.

Je mettrais mon plus gros bémol sur le côté guimauve, volant à l’univers la consistance qui aurait fait gagner du relief, aussi bien à l’intrigue qu’aux personnages.

À ceux qui aiment les romances, je recommande ce livre, car malgré quelques points faibles, il gagne à être connu, ne serait-ce que pour découvrir une jolie plume.

À ceux qui, comme moi, n’apprécient pas les romances guimauves, je le recommande aussi parce qu’il a le mérite de faire passer un bon moment.

Il s’agit du premier roman de Feylie, et le Bookkyûden gardera un œil sur cette auteure. Je su5is persuadée qu’elle peut offrir encore mieux, et pourquoi pas un jour, côtoyer les rares livres ayant un choup’note à 5 étoiles.

 

Points Faibles Points Forts
  • manque de profondeur de l’univers
  • certains passages hasardeux
  • manque de relief de l’intrigue et des personnages
  • plume agréable et fluide
  • aisance de lecture
  • intrigue cohérente

 

Notation : 

Intrigue : 7/10Cygnes dans lamour coeur 164152 313x500

Originalité : 8/10

Univers : 6/10

Personnages : 7/10

Style Écriture/Design : 9/10

Moyenne Globale : 7.4/10

 

Sources Illustrations :

http://brodi28.canalblog.com/archives/2014/03/28/29526159.html

http://www.spiritsoleil.com/joomla1.5/spirit/index.php?option=com_content&view=article&id=339%3Areves-cauchemars-origines-sens-interpretation&catid=11%3Adeveloppement-personnel&Itemid=84

https://www.jweel.com/fr/blog/p/2014/les-joyaux-de-la-couronne-britannique/

http://www.fglmusic.com/produit.php?id=771

http://images.4ever.eu/animaux/oiseaux/cygnes-dans-lamour-164152

 

Quelques extraits

Extrait 1 : Chapitre 1

Incognito, une berline noire tirée par deux chevaux fila hors des murs de la ville, suivie à distance par un cavalier drapé de noir. Ils filèrent à travers les routes, passant auberges et hameaux, traversant les chemins forestiers jusqu’à parvenir devant les hautes grilles d’un domaine. Ils firent une pause – le temps pour le garde d’ouvrir l’accès – puis la berline reprit sa course à travers les jardins du château. Par prudence, le cavalier attacha son cheval aux grilles et poursuivit à pied. Lorsqu’il parvint enfin à rejoindre le véhicule, les trois illustres passagers avaient déjà pénétré à l’intérieur de la maison. S’arrêtant à quelques mètres du perron, le jeune homme remonta son écharpe sur son nez et visa son chapeau sur sa tête. 

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il avait toujours bu les paroles du père au point de les faire siennes. Jamais l’idée de remettre en question ses déclarations ne l’aurait effleuré tant elles représentaient la sainte vérité à ses yeux. Si Sa Majesté avait affirmé que le ciel était d’un vert pâle, il l’aurait cru sans chercher à s’interroger sur cette incongruité. Le roi Ludwig incarnait Dieu, et lui, en tant que fils, s’enorgueillissait d’être son plus fidèle adorateur. Rien n’aurait dû bouleverser cet état de faits, rien si ce n’était un mouchoir brodé. Un carré de tissu mauve agrémenté de roses sur les extrémités. Un artifice féminin soigneusement déposé dans un écrin. Un présent précieusement dissimulé au fond d’un tiroir qu’il avait découvert dans le secrétaire de son père. Un sourire aux lèvres – touché par l’amour que se portaient ses parents –, il avait songé à quel point sa mère apprécierait ce présent, lorsqu’un léger doute s’était immiscé en lui. Toutefois, il ne s’y était pas attardé. Les jours, les semaines s’étaient écoulés sans qu’il entende sa mère, la reine Sophia, vanter la bonté de son vieil époux. Mais ce fut une phrase lancée par cette dernière qui confirma ses doutes : « monsieur le Surintendant, vous n’êtes pas sans ignorer mon aversion pour les violettes et les tons qui s’en rapprochent ». Dès lors, un simple carré de tissu s’était transformé en une insupportable enclume, menaçant de s’abattre sur la pérennité du couple royal. 

Chaque matin, il s’éveillait en se persuadant qu’il n’y songeait plus, vaquant à ses occupations le cœur léger et avec l’assurance d’être le fils d’un grand homme. Mais les illusions dont on brode les contours de notre esprit suffisent rarement à voiler la réalité. Une couleur avoisinante, une forme semblable, une étoffe équivalente, la moindre chose suffisait à réalimenter sa suspicion. Mais en parler à la figure paternelle lui était impossible. Se confronter au symbole même de la virilité, accuser un grand monarque… Il aurait perdu courage avant même de passer la porte du cabinet privé du roi. Alors il avait fait la seule chose dont il était capable, lâche qu’il était, comme son roi le lui reprochait si souvent : il s’était mis à le suivre discrètement. Il s’était qualifié de fou, d’inconscient pour partir de la sorte à la poursuite du Roi avec pour seule excuse ses doutes. Suspecter son souverain était une trahison, et à plus forte raison lorsqu’il s’agissait des doutes d’un fils. Mais il devait savoir, obtenir cette réponse qui mettrait un terme à ce climat de suspicion.

Le cocher royal, apercevant le jeune homme, lui fit signe d’approcher. Il s’exécuta.

— T’as l’air bien intéressé par la maison, mon gaillard, sous-entendit l’homme.

— Connaissez-vous le nom du propriétaire ?

— Ah ! Ça pour la connaître, on la connaît la bon’ dame. Mais y’a que les plus riches qui les côtoient, elle et ses filles. Pas de plaisir pour les plus pauvres chez m’dame Madeleine, ironisa-t-il.

— Une maison de plaisir, répéta-t-il, atterré.


Extrait 2 : Chapitre 4

Malgré la fin du spectacle, Siegfried ne parvenait pas à se ressaisir. Ses sens le tourmentaient. Un ouragan. Une frénésie. Que lui importait de poser un mot sur ce phénomène qui avait bousculé ses émotions. De nouveaux sentiments en lui s’emballaient tel un cheval furieux. Il se persuada que seul l’art pouvait ainsi l’ébranler. N’avait-il pas tiré un trait sur cette partie de son âme – seules la peinture et la musique parvenaient à l’émerveiller encore – pour incarner l’homme voulu par son roi ? Avoir retrouvé son premier amour, l’opéra, était sans nul doute la raison de son brusque émoi. Il ne pouvait – n’osait – imaginer qu’Éros, en malencontreux serviteur de la faucheuse, l’eût pris pour tragique cible. 

Debout, les mains sur les grilles du balcon, il scrutait la scène et plus précisément celui qui, au bord du plateau, s’y trouvait assis. Il tenait dans sa main droite la perruque brune qui le coiffait plus tôt. L’œil vif et malicieux, le port aussi fier qu’un monarque, il s’était joué des spectateurs, lui le simple baladin. Simple baladin ? Siegfried en doutait. Tout en la personne de cet acteur l’éblouissait : l’or des murs de ce théâtre n’était rien face à ses cheveux d’un blond clair que sa peau d’albâtre mettait en valeur, et le rouge des fauteuils n’égalait en rien celui de ses lèvres.

Depuis la scène, le comédien s’inclina en remuant le chapeau à plumes qu’il avait saisi près de lui. Le prince voyeur se sentit soudain mal à l’aise. Il s’éloigna du balcon, s’enfonçant dans la loge. Un canapé de velours l’attendait dans l’antichambre attenante à sa propre loge. Une invite au sommeil. Il s’y installa. Allongé, il se sentit soudain extrêmement las. Le contrecoup sans doute. Une subite chaleur l’obligea à ôter sa redingote et à défaire cette cravate qui semblait vouloir l’étrangler. Enfin à son aise, ses paupières se refermèrent.

Quelques minutes plus tard, la porte de l’antichambre fut entrebâillée. L’intrus se faufila, tel un serpent. 

— Surprendre un prince est l’un des crimes les plus exquis qu’il soit. Je me présente : Engel, pour vous servir. 

Cette voix ! Siegfried se redressa brusquement.

Sans même s’incliner devant le prince, l’impromptu visiteur passa devant lui, se rendant dans la pièce attenante. S’appuyant contre le balcon exempt de grille, il porta un œil sur le théâtre vide. Il se retourna au moment où Siegfried pénétrait à son tour dans la loge.

— Sachez que vous et moi sommes… étions, pour être plus précis, semblables, déclara-t-il avec gravité. Car ce que vous êtes, je le suis. Ce que vous ressentez, je l’ai ressenti. Ce que vous haïssez en vous, je l’ai haï en moi. Ce que vous avez souffert, je l’ai souffert également.

— Engel, vous dites ? 

Siegfried le dévisageait, intrigué. De près, son visage lui en rappelait un autre. Surtout ces yeux qui soutenaient les siens malgré son statut inférieur. Cette assurance, cette détermination. En poussant plus loin sa réflexion, il aurait pu deviner ce qu’il en était, mais il n’entendait, ne voyait, ne songeait plus qu’à une seule personne, celle qui se trouvait face à lui dans toute sa superbe. Il lui fallait se ressaisir. Le prince héritier ne pouvait laisser passer pareille outrecuidance.

— De quel droit vous hasardez-vous à émettre de telles certitudes ? demanda-t-il en s’installant sur son siège, marquant ainsi la supériorité de son rang.

— Votre regard, miroir du mien, me donne ce droit, Votre Altesse. Ce que vous cherchez, je peux vous l’offrir.


Extrait 3 : Chapitre 6

— Et… Et mon père ?

— Un jour, peut-être, je vous dirai ce qui nous liait. 

Cette réponse le mécontenta. Engel éclata de rire. Siegfried se renfrogna.

— Je peignais autrefois, confessa le prince en ramassant un pinceau. 

— Une toile est la capture de l’âme de celui qui la peint, de son caractère, mais également de sa personnalité. Je suis persuadé que vos œuvres m’auraient énormément appris sur vous.

— Qu’en auriez-vous déduit si ce n’est que je suis piètre artiste ? répliqua-t-il, peu désireux de voir Engel décortiquer ses humeurs.

Lentement, comme s’il approchait un animal sauvage, Engel posa ses mains sur ses épaules puis posa sa tête contre son dos.

— Douce modestie que nul n’imaginerait découvrir chez un jeune roi. Vous n’en êtes que plus adorable.

— Ne me qualifiez pas ainsi ! s’écria-t-il en se retournant.

— Qu’il est étonnant que vous ne me l’ayez pas interdit !

— Vous interdire quoi que ce soit équivaudrait à interdire au soleil de se coucher.

— Le compliment me va droit au cœur, soyez-en assuré.

— Vous aimez me voir sortir hors de mes gonds, n’est-ce pas ?

— Correction : j’aime à vous voir expressif. Chaque expression est unique. Et même si elle ne dure qu’un temps sur vos traits, elle revient toujours.

— Si chaque expression est unique, comment pourrait-elle revenir ?

— Cette pomme rouge (Il saisit le fruit sur le plateau) n’est pas seule sur terre. D’autres poussent sur les pommiers.

Il croqua dans le fruit. Le jus perla sur sa lèvre. Siegfried en suivit le chemin des yeux.

— Mais le goût de celle que je goûte ne sera pas semblable à un autre. L’acidité mais également le contexte.

— Le contexte ? s’étonna-t-il.

— Oui. Chaque chose appréciée ou détestée l’est dans un contexte particulier… comme cette pomme.

Le prostitué tendit le fruit rouge que le jeune roi accepta, perplexe.

— Pour moi, cette pomme a un goût peu savoureux, et pour vous ? s’enquit Engel en ôtant sa robe de chambre. 

Siegfried l’observait dans sa nudité, à la fois gêné par tant d’indécence et fasciné par cette liberté qu’il incarnait. Il déglutit et croqua dans le fruit rouge, répandant le jus. Celui-là même qui avait suinté sur la lèvre de son amant… Son amant… Il sentit monter une bouffée de chaleur. 

— Alors ? s’enquit l’impudique en s’approchant du roi, tel un serpent conscient d’avoir hypnotisé sa proie.

— Su… Suave, balbutia-t-il. Je parle de cette pomme, rajouta-t-il hâtivement, faisant sourire son vis-à-vis.

Les Éditions

Broché

  • Éditeur : Mix Éditions
  • Date de Publication : 31/12/2015
  • Format : 210 x 148
  • Nombres de pages : 200
  • ISBN : 9782375210048
  • Prix : 15.90€

Numérique

  • Éditeur : Mix Éditions
  • Date de Publication : 31/12/2015
  • Format : Mobi, Epub, PDF
  • Nombres de pages : 232
  • ISBN : 9782375210055
  • Prix : 4.99€
 

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