Le Challenge d'Halloween

Micro nouvelle horrifique commençant sur un ton gore, et basculant sur de l'épouvante.


 

Bonsoir à tous,

Le voici, le petit challenge d'Halloween. Alors, une petite modification y a été apportée. À la base, il devait y avoir deux scènes identiques, l'une écrite dans le style gore, et la seconde écrite dans un registre d'épouvante.

Au départ, j'avais effectivement écrit ces deux scènes, mais à deux minutes de vous les poster cet après-midi, elles ne me plaisaient plus du tout. J'ai donc décidé de tout récécrire. Ce qui n'a pas été très évident. Du coup, c'est beaucoup plus court que prévu. Et au lieu d'avoir deux scènes identiques, vous avez une seule scène, qui commence sur du gore et qui bascule dans l'épouvante.

Alors, personnellement j'ai eu beaucoup de difficultés à écrire la première partie, n'étant pas une fan du gore, par contre j'ai légèrement frissonné sur la deuxième, ce que je préfère. Je ne sais pas si vous allez aimer, parce que ça été écrit très très très rapidement. J'espère que je n'ai pas laissé trop de coquilles en tout cas.

Je vous dis bonne lecture, et encore. Happy Halloween.

 


 

Bonsoir chers téléspectateurs,

Ici Amila Diunbo, en direct du Nori Hôtel, en périphérie de la ville de Daïshkin.

Tout d'abord, veuillez nous excuser pour l'interruption de vos programmes, mais un drame terrible à secouer cette petite ville.

Nous venons d'apprendre qu'une tuerie sans précédent a eu lieu dans la nuit, au Nori Hôtel. C’est suite à un appel de détresse reçu, au poste de police, que celle-ci a fait une macabre découverte. Douze corps atrocement mutilés gisaient au rez-de-chaussée et à l’étage de la bâtisse.

Pour vous tenir au mieux informer nous avons tenté de recueillir le témoignage des trois rescapés du carnage. Ceux-ci étant très confus, nous allons tenter de vous les rapporter le plus clairement possible.

C'est aux alentours de vin et une heure que l'enfer commença pour toutes les personnes se trouvant au Nori Hotel. Les propriétaires, les Landstocks, avaient organisé leur habituelle fête d’Halloween. Mais cette année, elle avait heureusement réuni peu de monde, ayant été largement concurrencée par l’immense réception donnée par le maire, pour fêter la reconstruction de la ville. Tout se passait parfaitement bien, jusqu'au moment où un violent orage s’abattit sur la ville, et sectionna les lignes à haute tension, privant d’électricité les trois quartiers environnants, dont celui de l’hôtel. Seule la cheminée donnait un peu de lumière. Les Landstocks ont vite apporté des bougies et des lampes pour offrir un peu plus de clarté à la pièce de réception.

Mais très vite, les événements se sont dégradés. Le couple Forrent se rendit compte que leur fils âgé de dix-sept, North, avait disparu. Quatre personnes, dont monsieur Forrent, se sont alors dévouées pour partir à sa recherche. Arrivés au pied de l'escalier menant au premier, ils virent quelque chose les dévaler, laissant derrière elle des trainées rougeâtres. Quand l'objet arriva à leurs pieds, ils se rendirent compte qu'il s'agissait de la tête du jeune North. Les chairs arrachées pendaient mollement sur le sol. Monsieur Forrent s'effondra en découvrant cette preuve macabre du décès de son fils unique. Son épouse poussa un cri terrible, qui fut rapidement étouffé par un hurlement encore plus horrible. Celui-ci provenait d’une pièce à l'opposé de l’escalier.

Les trois volontaires, qui sont également les seuls rescapés et dont nous tairont les noms, coururent pour voir ce qu'il se passait. Il tombèrent alors sur un horrible spectacle. Le corps de la cantatrice Myléna Horwood, vulgairement exposé sur une table. Les entrailles de la chanteuse pendait hors de la cage thoracique, ouverte comme si l’on avait voulu l’autopsier. Des seaux disposés aux quatre coins du meuble contenaient les membres sectionnés. Les globes oculaires avaient été arrachés et disposés de chaque côté de la tête, elle même séparée du corps.

Les trois témoins jurent avoir senti, quelques instant plus tard, un grand courant d'air passer derrière eux. Ils se retournèrent afin de voir ce qui avait pu passer, pour, peut-être, tenter d'arrêter le tueur, mais tout ce qu'ils virent fut d'immenses trainées de sang sur les murs du couloir.

Une complainte les fit sursauter et se retourner. Un des invités, le palefrenier du domaine des Katinsky, gisait sur le sol en gémissant de douleur. Ils accoururent vers lui, et remarquèrent alors, que ses deux jambes avaient été, non pas sectionnées, mais arrachées. Il mourut quelques secondes plus tard, s’étant vidé de son sang.

La légitime angoisse, qui avait accaparé le groupe, grandit davantage quand ils entendirent de nombreux cris venant de tous les coins de l’hôtel. Ils restèrent figés en entendant les hurlements qui redoublaient d’intensité. Finalement, le silence, encore plus morbide que la précédente cacophonie, envahit les lieux. Alors qu’ils pensaient que le massacre avait pris fin, un grognement suivi d’un cri strident résonna juste aussi d’eux. Sans réfléchir, ils se dirigèrent vers l'escalier le plus proche. L'un d'eux, toutefois, eut la présence d'esprit d'appeler les secours. Par chance, l'appel aboutit au poste de police. Mais malheureusement, les trombes d'eau qui tombaient à ce moment-là avaient inondé le pont, privant ainsi l'hôtel de son accès direct. La police dut prendre la voie secondaire qui, par temps clair, rallonge la route d'au moins dix minutes. Autant dire une éternité, pour ces pauvres gens qui vivaient le plus grand cauchemar de toute leur vie.

 

Attendez cher téléspectateur....

On me dit...on me dit qu'un autre carnage a eu lieu à environ deux kilomètres de l'hôtel. Pour pouvoir vous informer, je vais me rendre de ce pas sur les lieux. Je laisse l'antenne à ma consœur, Laïdolyn Saitannerzh.

Laïdolyn tu es là ?

Oui, Amila, et je reprends le relais pour poursuivre ce macabre récit.

Alors que le petit groupe arrivait au premier étage, l'atmosphère qui envahissait les lieux les oppressa davantage. Ils ne savaient pas ce qu'ils allaient trouver, et ne le souhaitaient peut-être pas réellement.

 

Ils marchèrent prudemment en direction de ce qui leur semblait être des gémissements. Leur cœur battait au point qu'ils pouvaient l'entendre raisonner au plus profond d'eux-mêmes. Le plancher grinça et ils retinrent leur souffle, car ils ne pouvaient s'agirent de leur pas. En effet, ils marchaient à ce moment-là sur de la moquette. Les grincements reprirent juste derrière eux, au début doucement, mais pour la suite ils s'intensifièrent, et s'alourdirent jusqu'à devenir une vraie course. Un des protagonistes eut le courage de se retourner pour faire face à ce qui s'amusait à les terrifier, mais il ne vit rien à part le vide glacial d'une peur sans consistance. Ils échangèrent des regards, et entendirent encore des gémissements. Du coin de l'oeil, le second vit une ombre se glisser dans une des chambres, faisant grincer la porte. Ils sursautèrent tous, et celui qui avait vu l'ombre en fit part aux autres. Ils allèrent voir ce qui avait bien pu s'y faufiler. La porte entrouverte ne laissait rien paraître de la pièce, à part un lit, et une table de chevet. Celui qui ouvrait la marche attrapa la poignée. Au contact du métal gelé, l'ensemble des poils de son corps se dressa.

D'un geste vif, il ouvrit la porte, mais seul le vide les accueillit. Les trois amis entrèrent dans la chambre étonnamment froide. Tout y était parfaitement en ordre.

Un des survivants s'approcha de la commode, au-dessus de laquelle se trouvait un miroir magnifique. Mais, il découvrit qu'il n'était pas le seul à s’y réfléchir. Une femme à la peau tombante, et en état avancé de décomposition le fixait de ses yeux mauvais. Ses dents taillées en pointes offraient un rictus démoniaque à glacer le sang. Il se retourna avec vivacité, mais personne ne se tenait derrière lui. Seuls ses compagnons étaient présents.

Le petit groupe sortit de la pièce. Les ténèbres faisaient toujours partie du décor, rendant les ombres projetées encore plus suspectes qu’à l’accoutumée. La peur les tenaillait à chaque instant, à chaque pas qu'il faisait. Ils arrivèrent enfin à la pièce des gémissements. Ils entrouvrirent la porte et un nouveau spectacle horrifique se tenait là. Cette scène est tellement atroce, que je ne vous en donnerai pas les détails. Sachez simplement qu'il s'agissait des Forrents et qu’à l'arrivée de la police, les deux pauvres personnes étaient décédées.

Le petit groupe se décida, à la vue de ces mutilations, à fuir les lieux. Quand ils redescendirent, des corps sans vie, gisant dans leur sang, maculaient le rez-de-chaussée. À l'extérieur, ils commencèrent à entendre les sirènes de police, et malgré le déluge, allèrent à leur rencontre.

C'est donc trempé et terrifié qu’ils furent recueillis par les officiers de police.

 

Ah ! Chers téléspectateurs, nous pouvons avoir de nouveau Amila en ligne. Nous t'écoutons Amila.

— C’est un horrible carnage, tout comme à l'hôtel Nori. C'est atroce ce qu'il s'est passé. Mesdames et Messieurs, la police mentionne qu'il ne s'agit pas d'actes isolés. Un couvre-feu est instauré afin de prévenir tout autre massacre. Elle ne sait pas ce qui est l'origine de....Oh mon dieu, non...non...ahhhhh…

Amila ! Amila ! Que se passe-t-il ?

— ...non au secours, au secours...pitié, pitié...au sec...

— Coupé le direct, coupé le direct !

 

Chers amis, voilà une bien étrange affaire non ? En tout cas, si vous entendez du bruit derrière vous, que la température baisse, et que des grognements se font entendre, faites attention, car vous n’êtes pas en sécurité. Oh ! Et sachez aussi qui les verrous ne peuvent les arrêter. Mais finalement, ils sont peut-être déjà chez vous.

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