#4 - Moi aussi, je peux écrire – 2e Partie

C'est terrible quand on a envie d'écrire mais que rien ne veut sortir. J'ai mis un long moment de réellement pouvoir coucher les mots sur le papier.


 

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Bonjour,

Brrrrr.

En ce 22 septembre 2015 (donc la veille où cet article est publié), tout ce que je peux vous dire c’est que dans l’Oise, non seulement il fait un froid de canard, mais en plus la pluie et le Oies en vol 1vent sont là, pour bien faire sentir aux pauvres petites âmes que nous sommes, que les oies sauvages sont parties avec l’été. Si, si, je les entendu passer au-dessus de chez moi.

Ce début d’automne comporte un gros inconvénient, donner l’envie d’hiberner. Malgré ça, il a aussi l’avantage de faire revenir ma petite inspiration qui a la fâcheuse manie de se faire la malle – où j’en sais rien – quand le soleil pointe le bout de son nez.

Mais ne brûlons pas les étapes et revenons plutôt, là où nous en étions restés la semaine dernière.

 

Après les essais désastreux de journaux intimes, un manga resté à jamais au stade de quelques dialogues, et plusieurs ébauches de romans qui n’ont pas comporté plus de deux pages, n’importe qui pourrait penser que j’avais toutes les raisons du monde d’arrêter les frais, concernant cette envie de devenir une gribouilleuse du dimanche.

 

Eh bien non !


Oui, je sais, j’ai la tête dure. Quoique, ce sont plutôt mes propres personnages qui m’ont rappelé à l’ordre.


Ps3 controller 379À la fin du lycée, j’avais presque oublié cette fameuse envie d’écrire un livre de A à Z, les jeux vidéo étant devenus beaucoup plus attrayants. Toutefois, pendant ma première année de fac, l’envie est revenue subitement. Là encore, je n’y ai vu que la reprise d’une simple lubie. Mais, le week-end en revenant chez moi, j’ai farfouillé dans le tiroir de mon bureau, où je savais avoir conservé les fameux dialogues du manga inachevé. Je les ai donc ressortis, relus, et mis dans ma valise pour qu’ils me suivent sur mon lieu d’étude.


Je me demandais ce que j’allais bien pouvoir en faire, car ces pages avaient été conçues pour une œuvre graphique.

J’ai passé quelques instants à réfléchir. J’ai d’abord voulu, les déchirer et les mettre à la poubelle, pensant qu’elles ne me serviraient plus à rien. Mais, je n’en ai rien fait.

Puisque je n’avais aucun talent pour le dessin, il m’aurait été difficile, non – plutôt impossible de conserver la forme du manga. Alors je me suis dit qu’après tout, ces dialogues pourraient se transformer en roman. J’avais déjà le contexte et le descriptif détaillé de chacune des scènes. Il ne me restait donc plus qu’à retoucher l’univers, mais surtout, romancer l’ensemble et poursuivre sur la lancée. C’est là que je me suis confrontée à un lourd problème. Je n’arrivais pas à me fixer sur un point de départ. Un matin, le début me plaisait, et trois jours plus tard j’avais de nouvelles idées qui me faisaient tout recommencer depuis le début.

Cela a duré pendant plusieurs semaines, et puis finalement, un emploi du temps trop encombré a eu raison de cette soudaine motivation. Bon d’accord, pour être tout à fait honnête, la lassitude de n’aboutir à rien, ainsi que le manque de confiance soit devaient avoir leur part de responsabilité.

 

Donc, pour la énième fois, ces feuilles dont je n’arrivais pas à me séparer repartirent dans un tiroir, en étouffant définitivement l’idée de passer le temps en gribouillant.


Ah ! Je vous ai bien eu. Je suis sûre que vous y avez cru. Si vous êtes tombés dans le panneau, c’est que vous n’avez pas suivi. Je vous ai pourtant bien dit que j’avais la tête dure.
Bien évidemment que je n’ai pas abandonné l’idée totalement. Elle a juste dormi encore un peu plus longtemps, c’est tout.

En repensant à tout ça, il y a une question que je m’étais posée à l’époque et à laquelle je n’avais pas trouvé de réponse.

Hein ? Pourquoi je me suis obstinée ?

Tout simplement parce que je suis une tête de mule. Là, je n’ai pas de soucis à répondre à celle-ci. Non, ce n’est pas cette question que je me suis posée.


Je me suis demandée pourquoi je n’étais pas arrivée à jeter ces quelques feuilles.3044297183 1 2 bolxnt6v


Au moment où je me suis résignée à les remettre dans leur pochette, je n’avais ni le recul ni la maturité d’esprit suffisante pour répondre à cette question.

Aujourd’hui, je sais pourquoi.

Aujourd’hui, je sais ce qui les a différenciés de tous les essais ratés que je ne conservais pas, et de ceux que j’ai détruits il y a encore quelques mois. Ces dialogues étaient spéciaux parce que c’était la toute première fois que j’écrivais quelque chose qui me plaisait, et surtout quelque chose qui venait réellement de moi. Mais même s’il venait profondément de mon être, ils n’appartenaient pas qu’à – moi – la personne qui tapait sur un clavier. Ils étaient devenus aussi la propriété des protagonistes qui y évoluaient.

Si je les avais jetés, c’est comme si j’avais tué des êtres que j’avais créés.

Non ! C’est même pire que ça. C’est comme si j’avais nié leur existence et la consistance qu’ils avaient prise. Peut-être que si j’avais détruit ces feuilles tout de suite après les avoir écrites, je n’aurais pas ressenti la même chose, et encore ce n’est pas certain. Mais, en ayant attendu aussi longtemps, j’ai toujours conservé dans un coin de mon esprit, ces personnages qui continuent à évoluer.

La façon dont j’avais créé ces personnages, à l’époque du lycée, était les prémices du procédé que j’utilise aujourd’hui, et qui n’a qu’un seul but, leur laisser le champ libre sans jamais les brider.

Houla, mais je m’avance trop là. J’ai plein de choses à vous dire encore avant d’en arriver là. Mais bon, c’était pour que vous sachiez pourquoi j’avais conservé ces quelques pages. Même si le style que j’avais n’était pas fameux du tout, j’aime à penser que si un jour je déviais de mes principes si durement acquis, elles seraient toujours présentes pour me rappeler comment j’ai commencé.


Bon, on va s’arrêter là pour aujourd’hui. Je sais pas vous, mais moi je suis fatiguée. Waouh, en même temps il est déjà 23h45, et je dois encore corriger ce que je viens de vous écrire. Si vous voyez des illustrations, c’est que j’ai eu beaucoup de courage, et sinon que j’étais vraiment trop fatiguée, d’autant que j’ai encore de la lecture à faire.


Pour ceux qui liront, cette deuxième partie dans la journée, et bien justement, je vous dis bonne journée ; et pour les couches tard je vous dis bonne nuit et faites de beaux rêves.
Et à tout le monde, à mercredi prochain pour une troisième partie.


Bye Bye ^_^

 

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