#3 - Moi aussi, je peux écrire – 1ère Partie.

Quand est timide, on a beaucoup de difficulté à extérioriser ce que l'on ressent. Il est beaucoup plus facile de l'écrire. Et si on pouvait faire plus ?


 

 

Hello, Hello!

Comme toujours, je suis très contente de vous retrouver.

Aujourd'hui, je vais commencer à vous parler de mon envie d’écrire. Ce n’est pas quelque chose qui m’est venue du jour au lendemain. Par contre, j’ai mis plusieurs années, avant d’arriver à m’y mettre véritablement, et surtout à trouver ce que je voulais écrire.

Commençons donc tout de suite la première partie de : Moi aussi, je peux écrire.


Pour ceux qui écrivent, est-ce que vous vous souvenez quand l’envie de noircir des tonnes de pages vous a prise ?

Personnellement, j’ai du mal à m’en souvenir.

Petite, j’ai toujours été une enfant timide, qui n’osait pas prendre la parole en public. J’avais toujours la sensation d’être ridicule, et que les autres allaient se moquer de moi. Je peux déjà vous dire que ça a bien changé. Je suis un véritable moulin à parole, mais ça, vous avez pu vous en rendre compte.


Pourquoi je vous raconte ça ? Attendez, je vais y venir. Tiul a raison, vous êtes curieux comme tout. Mais j’aime bien (sourire).


Ma grande timidité m’empêchait d’être à l’aise, en dehors de mon cercle d’ami, quand je devais prendre la parole. Alors en rentrant chez moi, je prenais plaisir à m’isoler, et à taper tout et n’importe quoi, sur la machine à écrire Barbie que mes parents m’avaient offerte.


Ben quoi ? J’étais une fan de Barbie, quand j’étais petite. Attendez, c’était grave à la mode, à l’époque. J’avais plein de Barbie, la Ferrari rouge pétante. Mon père m’avait fabriqué une énorme maison de poupées, qui n’a jamais été terminée soit dit en passant, et ma mère m’achetait des robes estampillées Barbie, que j’adorais porter. Je me prenais pour une princesse, et il pouvait m’arriver de me changer trois fois dans la journée, et pas parce que je m’étais salie. Si des personnes de ma famille lisent ces lignes, je pense qu’ils souriront beaucoup en repensant à tout cela.


Bon, fin de l’aparté. Spacerabbit 500x332

Pour en revenir à ce que j’écrivais, ça allait des textes originaux de lapins farfelus venant de l’espace, aux petites filles qui copiaient les bêtises de Mimi Cracra, en passant par du recopiage des livres que j’appréciais, comme Basile, détective privé. Comment ça vous connaissez pas Mimi Cracra. C'était cette petite fille qui adorait jouait dans l'eau et qui inventait toute une tonne de bêtise à faire. Mimi Cracra c'est un mélange de Martine et des malheurs de Sophie. Je pense que c'est elle qui a inspiré ChoupieS d'ailleurs.

MimicracraChoupieS : On parle de moi ?

Lydie : Non, non. Mais...pourquoi t'es pleine de boue, et c'est quoi cette pelle ?

ChoupieS : Comme mon enquête de Samedi est déjà prête, je travaille sur la prochaine. Alors je cherche un trésor dans le jardin. J'y retourne. SALUT LA COMPAGNIE!!!!

Lydie : Ah d'accord c'est bien... euh...euh...un minute! ChoupieS+Pelle+Jardin+Boue = Grosses catastrophes assurées. CHOUPIES! ARRÊTE DE TROUER LE JARDIN, ET ENLÈVES TES BOTTES, TU METS DE LA BOUE PARTOUT!

ChoupieS : AAAAHHHHHH!!!!! MAIS COMMENT JE FAIS POUR TROUVER UN TRÉSOR SI JE CREUSE PAS MOI?!

Qu'est-ce que je vous disais! Un pure produit issue de l'élevage Mimi Cracra.

Reprenons.

La timidité n’aidant pas, je n’ai jamais osé montrer ce que j’écrivais. Tout finissait systématiquement dans la corbeille à papier, ou dans le tas de feuilles de coloriage.

Maintenant que j’y pense, il n’y a pas que la timidité qui m’empêchait de montrer ce que je faisais, il y avait aussi l’insatisfaction de mon travail. Les personnes disant que le perfectionnisme est une vertu, j’aimerais les y voir moi.

C’est pas vraiment super de se taper des crises de nerfs, parce que le trait d’un dessin n’est pas à la bonne place, et de le recommencer plus d’une cinquantaine de fois; piquer des crises parce qu’une phrase ne s’articule pas correctement; passer ses nerfs sur les objets, ou les personnes, qui sont à portée de main, sous prétexte de ne pas arriver à reproduire fidèlement l’idée que l’on a en tête.

Alors, vous voyez que c’est moins cool la perfection vue comme ça.

Ah ! C’est vrai que ça donne de bons résultats par contre. Enfin, de bons résultats pour les personnes extérieures, pas pour celle qui a travaillé à ce résultat. Les perfectionnistes sont des éternels insatisfaits, qui deviennent capricieux quand leur monde, et les choses qu’ils façonnent ne sont pas comme ils ont décidés qu’elles devraient être. Et là, je parle en toute connaissance cause.

Quand on me fait des compliments, j’ai toujours du mal à les accepter, car je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ne sont pas mérités. Mais ne vous inquiétez pas, il m’arrive aussi d’être fière de moi, sinon je ne serais pas là aujourd'hui.


J’ai toujours voulu écrire des histoires, mais pas de là à en faire mon métier. Je sais que j’ai beaucoup d’imagination, le tout était de la canaliser. Et là, on peut dire que j’ai pas vraiment été rapide sur ce coup-là. Ça m’a pris plus de 15 ans quand même.883f35b3

J’ai essayé plein de choses. Le journal intime. Ah oui, le fameux journal intime. J’ai essayé plusieurs fois vous savez, mais j’ai jamais tenu plus de deux ou trois jours à chaque fois. Définitivement pas pour moi ça. Je suis une entité paradoxale à moi toute seule. Je détestais faire lire aux autres ce que j’écrivais, et pourtant, je ne voyais pas l’intérêt d’écrire des choses que personne ne lirait. Vous avez vu le raisonnement de cinglé quand même. Vous en faites pas, j’assume totally.
Donc j’ai vite rayé le journal intime.


Excel 2 500x332C’est au collège que je me suis passionné pour les mangas, et surtout avec lesquels j’ai opéré une réconciliation, que j'ai fait une seconde tentative. Bah oui, j’étais fâchée avec eux depuis l’âge de 4 ans. Mais ça, je vous le raconterais peut-être une autre fois.

Alors avec une de mes amies, elle aussi passionnée de manga, on a essayé d’en faire un. Elle, aux dessins, et moi aux textes. Bon y’avait quand même un problème de taille. On était toutes les deux des reines de la procrastination. Attendez, si vous ne savez pas ce que c'est, voilà la définition du Larousse : "Tendance pathologique à différer, à remettre l'action au lendemain".

Alors cette histoire nous a suivi du collège au lycée, sans que ça n’aboutisse à rien, sauf à une chose, augmenter mon envie d’écrire. J’ai conservé l’intégralité du travail qu’on avait effectué. Enfin, surtout les textes, niveau dessin on peut pas dire qu’il y en ai eu beaucoup. J’ai retrouvé les dialogues que l’on avait faits, et les personnages que j’avais créés.


À cette époque du lycée, et de la création de mes premiers vrais personnages, il y a une chose que je ne savais pas encore. Ces personnages allaient grandir et évoluer en même temps que mon esprit grandissait, mais je n’imaginais pas qu’ils allaient être aussi importants, ne me quitteraient plus, et surtout, qu’ils seraient ceux me guidant vers les Chroniques d’Éthra.


Bon, je vais m’arrêter là pour aujourd'hui. Oui, c’est beaucoup plus court que la dernière fois, mais je dois travailler mon business plan. Je reviendrai la semaine prochaine pour vous raconter la suite.


Alors bonne semaine, et au plaisir de vous revoir.


Bye, bye ^_^

 

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